‹ Du froid en thérapeutique (volume 2)Chapitre 9 sur 41 · MARSEILLE · texte numérisé non relu

MARSEILLE

IMPRIMERIE MÉDICALE DE SENES, RUB SAINT-FBRRiOL» 27.

Lfô obâenràiiofift nnt ùm^ publfon^ auj^utd^htii ont ^ recûèillfes, pottf la plupart , èan& lé iserviee publie quittotiis ést affecté comme ftièdetin des dùptnmii^. Nous nous boN ûotts momewatt^mèût , par des motife q<ii ^noni fatfifement dpprëciés , à feialet* tiû petit nombre de faits , obiHife principalement parmi les maladies qoî ne gtléris^rtt janiàiis par les seules forces de la nature , et témoignent ainsi hautement de Tefficacité du traitement employé ; nous ayons le soin , pour que Ton puisse se convaincre de leur authenticité ^'d'indiquer exactement» toutes les fois que les convenances ne s'y opposent point, les noms^ prénoms et demeures des malades qui en font le sujet.

Heureux d'avoir su échapper jusqu'ici à la contagion du mauvais exemple, en ne nous laissant pas entraîner à de faciles récriminations, qui ne font que prolonger de scan^ daleux débats sans aucun avantage pour la science , nous aurions voulu nous renfermer dans Texposé des faitt|iTatiques en évitant toute discussion irritante; mais, placé par nos adversaires dans une position qui n'est pas de notre choix , il nous a fallu forcément aborder le cbamrp de la

polëmiqae poar repousser de vaines objecûons » cent fois reproduites qooiqne toujours annihilées.

Peut-être , dans le but de ménager quelques susceptibilités , nous aurait-on donné le conseil de nous exprimer avec plus de réserve dans celte partie de notre travail. Que l'on songe à ce qu'il y a de poignant et d'amer à se sentir attaqué dans tout ce qu'un homme a de plus sacré , la probité et la conviction. Peu habile d'ailleurs à farder notre pensée, nous estimons que dans la science, coname dans la politique , chacun doit avoir le courage de ^n opinioii , et on ne nous verra jamais receler devant l'accomplbsemeQt d'un devoir.

La yérité est un jour qui brille à tous les yeux; mais il ne faut pas les fermer.

Labaepb. — Coure de LiUérat»re.

L'àctb le pins important est sans doute celai de toucher a la vie de Diomme; aussi le médecin doit-il, pour être véritablement digne d'estime, apporter dans l'exercice de sa profession dja dévouement, et dans ses travaux de la persévérance. Malgré plus de vingt siècles de tentatives hardies et de laborieuses recl^erches , la science médicale n'en est pas encore à up si haut point dé vérité et de certitude, que chacun ne doive travailler, de toutes les forces de son intelligence , soit $( agrandir nos connaissances , soit à élaborer celles que déjà nous possédons.

C'est à titre de réforme médicale que la doctrine homœopathique se recommande au monde savant. Cette doctrine , née en Allemagne , vers la fin du dernier siècle , des travaux du docteur Samuel Hahnemann , enseigne que pour arriver sûrement à la guérison des maladies il est indispensable , V d'avoir acquis d'une part la connaissance des maladies , et de l'autre celle des propriétés curatives des

médicamens ; V que la première ne s'acquiert que par l'étnde des symptômes , et que la seconde a pour source unique les modifications imprimées à l'organisme sain par les substances médicamenteuses ; 3® que de l'application convenable des vertus curatives des médicamens aux maladies résulte nécessairement la guérison; 4^ que cette application ne peut avoir pour base que la similitude ^ V opposition ou la différence entre les symptômes de la maladie et ceux du médicament ; S® enfin , que Texpérience a démontré que la loi générale de la thérapeutique est la loi de similitude , c'est-à-dire que les maladies guérissent par des moyens qui produisent des souffrances semblables sur l'homme sain (*)•

Voilà en quelques mots toute la théorie. Pour notre compte , nous avons cherché d'abord à nous en bien pénétrer ; puis y vierge de prévention comme d'enthousiasme , nous avons interrogé les faits dans la ferme résolution de les accepter avec toutes leurs conséquences, quelles qu'elles fussent; et notre conviction reposant ainsi, non sur ce que nous avons lu ou imaginé , mais sur ce que nous avons vu , à ce titre seul elle raot bien la peine qu'on l'écoute.

L'bomœopathie nous a rendu l'éminent service de détruire sans retour l'échafaudage des anciennes théories ; elle a proclamé avec raison que les opinions émises sur la nature des maladies étaient absurdes et mensongères, et, mieux que cela , elle a prouvé son incontestable supériorité dans la pratique ; car, plus puissante déjà contre les mala-

(1) n n'entre pas dans notre ptan de faire Pexpôsltion complète de la doctrine homœopatbiqve. Les médecins airides de s'instniire doivent, aranitont, recourir anx eaTrage»de Habnemann ei deseadiacipleft; et quant aux gens du monde ^ nous aurons assez fait pQur eux en dé-montrant par des faits authentiques qu'ils sont ignoblement trompés quand on ravale à leurs yeux une science aussi utile à leur bonheur.

diea aigaës q«e tous les systèmes mëdîeavxactaellemenleii vogue , elle offre encore 4es ressoarces inespérées dans les cfts rebelles jnsqa'ici aox secours de Tart.

L'esprit humain est bizarre ; lui qui peut d'ailleurs s^energneiHirde si belles conqnétes , semble être condamaë, eemnie pour se souvenir de sa faiblesse ^ à lutter aveuglé*flieot contre les pins hantes vérités quand elles sont non-*yellement acquises. C'est là > sans doute , une aberration { mais comment la nier4 n'est^-ce pas de l'histoire? Rappeloiis-»iious les cachots dans lesquels a gémi long-temps Galilée ponr avoir proclamé la grande vérité du mouvement de la terre ; jetons les yeux sur lé malheureux Harvey, plongé dans la misère la plus profonde et succombant enfin sons le poids de la calomnie de ses confrères; Harvey qui avait fait la découverte , immense par ses résultats sur les sciences physiologique et médicale, de la circulation dn sang. ]V'a«t*on pas vu tout ce que la Franoe renfermait de corps savans et de médecins haut placés s'élever avec force contre l'administration de l'émétique? Le quinquina n'at-il pas été , â( son entrée en Eorepe^ assailli de mille sarcasmes et poursuivi par une violente opposition (*)? La verve caustique de Guy- Patin a-t-eiie jamais tari contre lui et contre ceux qui s'en servaient (?)? Les mauvais prophètes sont morts et le quinquina est demeuré un spécifique

(4) La plupart des médecins de eette époque reftasaient de remployer. 146 cardinal de Retz péHt d'une fièvre pernicieuse, dans laquelle on le saigna. Les médecins ne youlurent en aucune manière lui donner de quinquina.

(2) Le mot fayorl de Guy-Patin était :

Barharus ipse jacel sine vero nomine cortex.

fpse jacet n*est depuis bien long-temps applicable qu'au médecin poète.

«oivenelleaieat esdmë. L'iaocoktiiMi , h Tseeine, etc., loQles précieuses décoiiTerles, oot été rqpoiissëes oeame nuisibles, plus paurdcnlièreaMnt même per les «csdémies ; et si nous descendons & des bits da second ordre » i ce qni tonche les institutions, noas serons encore témoins que celles d'entre elles qni oiFrent an pins haut degré le cadiet d'utilité publique et le sceau du progrès , sont précisément celles qni ont été l'objet des plus longues et des plus sanglantes récriminations. « Qui le croirait ? 9 nous a dit naguère M. le professeur Cauyiére , dans un discours remarquable prononcé le jour de son installation en qualité d'administrateur desbospices, «les cliniques, ces précieuses « institutions auxquelles il faut rapporter les incontestables «c progrés de la médecine et de la cbirui^e, furent d'abord « l'objet de critiques! » Eb ! c'est que toute innovation» même la plus utile , attaque directemjpnt le^ idées et l'autorité du plus grand nombre ; dés lors il y a lotte : cette lutte peut être longue et difficile , mais après elle arrive sûre^ ment le triompbe de la yérité.

En qualité de progrés et de découverte qui régénère la médecine , tout en se rattacbant aux observations des temps passés et ne se ^parant pas de ce que la science poss^e déjà de vrai et d'utile , l'homœopatbie a eu sa large part de tribulations. Accueillie d'abord avec méfiance, elle a rencontré mille obstacles à sa propagation dans le pays même où elle a pris naissance ; Hahnemann , son fondateur, a été proscrit , bonni , cbassé. Les pharmaciens , sensibles outre mesure i la crainte de voir leur fortune compromise , le corps médical , qui en Allemagne a une oi^nisation despotique et toute-puissante , ont fait de concert peser sur sa tète tous les supplices de la haine et de l'amonr-propre blessé. Tout a été déchaîné contre lai , à tel point que ce n'est pas sans

émotion qu'on assiste au récit touchant de ce qu'il a eu a souffrir, et que chacun est obligé de convenir au moins que, indépendamment d'un grand courage et d'une philantropie bien pure , il a fallu encore être bien épris de la vérité , bien dévoué à son culte et bien convaincu de l'avoir trouvée, pour persévérer aussi long^temps dans des travaux pénibles et soutenir une lutte aus^i passionnée.

Ces jours de deuil sont heureusement loin de nous. Epurée par mille débats contradictoires, la doctrine a fait enfin irruption , partout elle a posé le pied ; chaque jour voit multiplier le nombre des médecins qui la cultivent et la propagent; et, chose remarquable! plusieurs de ses adversaires les plus puissans sont devenus ses défenseurs les plus zélés.

En Allemagne la question est définitivement jugée pour l'immense majorité des médecins ; pour eux ce n'est plus un problème de savoir de quel côté se trouve l'avantage dans la pratique. Slapf, Hartlaub, Gross, Rau, Rummel, Stueler, Hartmann, Kopp, Widmann, Marenzoller, Lichtenfels, Wolf , Muhlenbein , Kies^lbich , Trinks, Ruckert , Weber, Bœnninghauseui Jahr, Ruoff et beaucoup d'autres enpore, tous praticiens consommés, connaissant également bien l'ancienne et la nouvelle méthode , se sont hautement prononcés en faveur de la loi des semblables ; ils en ont, par le raisonnement et par les faits , démontré l'incontestable supériorité dans une série non interrompue de feuilles périodiques et d'ouvrages spéciaux (*). Ces feuilles périodiques et ces ouvrages sont utiles à connaître à tous les médecins jaloux de se n^oQtrer au courant de la science

(1) Un confrère me pria l'autre jour de lui prêter la brochure sur rhomœopathie. Ce confrère (on le devine à son érudition) est ennemi do la doctrine : ah uno dîice <mne$l

qn^ils pfofeBsenl. Il ne nous apparUent pas d'eo l»re ici reloge; aussi nous peitnetlrons^âoat celte sente réflexioii : après les aroir parcoanis on est libre de ne pat adopter la doctrine qui y est professée , mais ce qu'il y a de certain , <s'est qne l'on est force de parler de cette doctrine avec moins de légèreté et moins d'inconvenance. Nos grandes capacités qui , sans les connaître » se plaisent à les taxer de ridicule , auraient besoin de se mettre tontes en aide, nous ne dirons pas pour les vaincre, mais seulement pour les combattre.

En Russie, en Pologne, en Angleterre, en Italie, en Belgique , en Suisse , en Amérique, partout enfin où nous promènerions nos regards, nons aurions aujourd'hui à signaler ta marche progressive de Thomœopathie, et nous n'en finirions pas Si nous prenions à lâche de mentionner senlement le nom de^ hommes rocommandables qui la oultivent. Parlons de la France.

Dans un pays comme le nètre, où depuis lông^temp la science a heureusement cessé d'être le monopole de la minorité, où chacun est libre d'émettre son opinion » les idées circoléot rapidement, et quand elles son (bonnes, le nombre de ceux qui savent les adopter va bientôt croissant d'un jour à l'antre. Aussi les progrès de l'homosopathie ont été chez nonsp]usrapidesquepartontailleurs,et,àrheurequ'ilest^ il n'y a pas une seule ville un peu importante qui n'ait ses médecins homoBOpflthistes* Noos citerons e» première ligne , à titre de reconnaissance^ la ville de Lyon « où le docteur Desguidi l'a mise le premier en honnenr par une longue sniie de guérisons ; autour de lui se sont bient6t groupés des sevans aussi distingués par leur caractère personnel que par leurs vastes connaissances, les docteurs Dcssaix, Rapou et autres. A Bordeaux , le professeur Mahit » médeoin en chef

de rbApttal SuiaC-Ajndrë , a expërimeaté dai8 (es salle« « en pablie, m leeedo plusieurs coUëgaes , et a ea la gloire de montrer au grand jour la supériorité de la doctrine» même dans, le choléra (^)* A Rouen , à Grqnoble , a Valence» à Dijott, à Cplmar» à Beisaoçon, etc. , etc. , nous tronrerions plus d'un nom qu'it nons serait agréable de oiler, mais les citer seulemenl ne nous satisferait pas ; il fendrait poiif oir donner une appréciation juste des travaujf théoriques et pratiques sortis de la plume de plusieurs d*eDtre eux : plaignons les médecins qui ne lee cennaisseAl pas. lel o'est Gastîer qui « à Thoiesey, e^Miihat avee succès et sans distinction toute maladie qui se présente , et ceb , neii pas a huis clos, mais dans va hôpital, source féconde d'instruction qoî lot a permis 4e prendre «ne prentiére place patmi les plus habiles. Là c'est le docteur Laborthe, ehirurgien-mâjor da&'^^'régiiBmt de hussards < i Fo^tai^ bleaw » qui , pair utte heureuse applicatieu des principes de HahaeÉNiBn, rétablit toujoàra eft pea de temps la sanfé des soldats confiés à. ses seûu , el.eurîohit la seienoe d'obserraiionad'anianft ^us préoieuscB qu'elles eSreat im eaVàctére d'aotheolioité qut'U est diCfiflile dé reobcontrer ailleurs* De tou& côtés, quand eapireUtlea 9^€ié^ 9açante$ «. s'orga-* Disent des secâétés noii«elli«. qui pveauent à tâche de cul* tiv^ rhommopathie et de la.rétmndre. A Pafis mémo, à côté de cette îUnatre académie iy)yaW . de tnédecine ,. 9At surgi de vigeureux aAhleies qui, ibnimt ans |»ieds les en-" travcni. dont les puissans dw jo^r ^nt youla enrayer hw marsbe ^ pcofessmiti publiqtiemettt les principes dont ils sont bien convaincus ; ils appellent les objections et rien ne

(i) Foyez Étude mit le diolért asitttiqtte ou «porâdtcfud et êur les traitemens qui lui ont été opposés, spédalenkeetf par la-doelrhielie^ wopop a tîy i e , par ledsstwwliaUft. I»^, Borlaewt et Variai iaw.

knr répond (*). Non sealeUfent ils ont hit justice du dédain arislocratiqoe ^nî pesait sur eat ; mais ils rendent à la éociété d'immenses serHces : ils ont Organisé on dispensaire où ils soulagent et gaérissent la moitié des malades que d'an très avaient abandonnés. En vain voudrait-on avoir l'air d'ignorer que le célèbre vieillard de Cœthen , Hahnemann , fait tous tés jours grandir à Paris , par de nouveaux bienfaits» l'auréole de gloire qui l'accompagne; les disciples fidèles qui l'entourent ne donnent point de trêve à leurs travaux, et ils ont même besoin de déployer une activité nouvelle pour suffire au noiébre toujours croissant des malades qui réclament leurs soins.

Un bel avenir noni est donc râervé, & nous tous qui combattons encore. La doctrine homceopathique ^ fière de ses succès , marche à de nouvelles et brillantes conquêtes; bientôt elle triomphera. Pourquoi cela n'arriverait-il pas? Elle repose sur l'expérience, elle a pour elle la raison et la vérité , elle ne veut que le bonheur de l'homme , et à une cause aussi sainte le succès ne manqua jamais.

Toutefois nous ne nous abusons pas , et nous savons fort bien qu'il existe une opposition violente et acharnée. On ne veut pas coiQprendre qu'une doctrine spécialement fondée sur l'observation doit, avant tout , être soumise à Texpérimentatiott clinique; on s'obstine à n& la vouloir juger que par les seules lois de la logique, et comniè la logique est impuissante pour expliquer les guérisotts obtenue8i,'on arrive tout droit à cette singulière conclusion que l'homoeopathie est une absurdité ('). Dites, Phomœopadiie est étrange,

(i) Foyez JLeçons de médecine homœopathi^e , par le docteur Léon Sôtton. in^S*'^ Puis. 1836.

iPermis à certsia memlNre conre^ondant de r^cadémio royale

elle est en contradiccrôn arec les principes que doqs avons reçus de Técole; mais donnez -voift la peine d'étndiek*, les faits en main » ce qai rant mieux , des principes que vobà avez ou de ceux que Thomoeopathie vous donne.^ Médecins , vous devez ; avant tout , ^érir ; observez donc et n'expliquez pas. De ce qu'iïn fait ne peut être expliqué ou compris par notre faible intelligence^ il ne s'ensuit pas que nous devions le nier ; nutre rôle serait alors tout de dénégation. Il n'y a pas de phénomène dont vous n'ignoriez la cause première : vous admettez bien k vie, et la vie vous ne la comprenez pas !

D'ailleurs, vous déplacez trop facilement la question. Il s'agit de savoir' si l'bomœopathie guérit ; expérimentez donc. Votre frère souffre , le temps est précieux; pour^ quoi s'en tenir à de misérables arguties qui laisseront toujours la question pendante , quand il est si facile , en expérimentant i d'arriver à la solution?

La doctrine nouvelle repousse toutes les hypothèses; est-ce un tort que vous lui trouvez? Elle se borne à )a pure observation et ne se fonde que, sur des faite ; examinez donc sérieusement ces faits : l'intérêt de la vérité , un >'éritable anM>ur de l'humanité , le besoin de reculer les limites de la science , tout vous en fait un devoir. Que la manie des préventions ne vous aveugle pas plus longtemps ; échappez i la honte d'avoir jugé sans connaître; car, nous vous le disons faauteibent, vous tous qui êtes nos adversaires, vous ne nous connaissez pas !

L'ignorance ne préside, pas seule à l'opposition , il s'y mêle encore une insigne mauvaise foi. Qu'après avoii:

de crier bien, haut : « L'homœopathie est une absurdité ! > Le protégé doit' adopter fa parole àù maitréj'la vérité lui Importe peu r flatter^' Toilà son point de mire.

déroulé b proie danMÎtie et ft'élie forMocniBoviidea toliBflaaee , oa cet téffomàn à lo théono par dos aigamaio plos aemo et plos pressons j i la pratique par dea fiiia ploa ooocloaBO et ploa Mnibreos , cela eût été bioa ; la lojaoié permellaît ooe pareille tactî^oc. et» soccoaibaBt dans de pareib débats , force noos eôt été de oooa OFOoer foiocos. Mais telle n'est pas la mardie suivie. Kood^gines^ on les déoâtare , on ks altère ; les eapériences snr lesqnelles ils reposent, on les nio sans Tonloir les repérer; et quant à notre pratique, on délonrtie k télo : en vérité , c'est pitoyable.

Noos savons mieux qne personne qne la critiqQè est dans tonte seienco l'éiéiBent de vie le plos indispensable ; aussi ne nons vofrâi-t'On jamais reculer devant elle , noos rappelons au contraire de tous nos tobux; mais une critique sérieuse est la seule que nons puissions admettre quand il s'agit de la vie des bommes; pourquoi nous la refase-t-on? le sujet en vaut bien k peine. Si nos adversaires le contestent , tant pk pour eux; nous en appelleroiis alors â ceux qui souffrent , et ceux-là du moins ju|(eront en dernier ressort des médecins qui # désireux de trouver on soulagement à leurs maux , se condanmoàt à réflédiir sérieusement, eu de oéox qui ne savent jamms que rire sans réÈMiit.

Née de restpérfence ( nous le répéterons sans cesse pares que c'est li ée qui la rend impéiksabk), rbomœopatbk fiit elle-même « pour être jugée, appel à l'aqiérienee; or» à ce titre seul, elle mérite mieux que des assertions , die a le droit dTenger que tous ceux qui ne sont point ennettak du progrés l'expérimeotent. Malheureusement, ils sont nombreux les médecins pour qui la question de savoir si l'on peut kire mieux est une question imp^rbine , et ceux-

là d'ooI aucun soin d'ialerroger lèa fûtt. Parlee-leur d'homœopatbk , demandez-lear ft'ik ont essayé par eux-mêmes d^ jugfer les prétentions de la nouvelle doctrine î ilsalièguetft , poar excuser leur coupable négligence, les résultats des essais tentés par M. le professeur Andral^ et la nullité de ces résultats. Oui , il est vrai que M. Andral a fait des expérience» , hmôs il les a mal faiies. Cela vous étonne? Mais^ malgré toute sa pénétrationd'espritetsesconnaissanees étendues qui en font un komme dont la France s*honoi^e I M. Andrat ne peali*il donc rien ignorer? L'homoeopatbie ne se devine pas ; lo' temp& et Tétude peuvent seuls raeqpuérir à rhommoméme le plus supérieur, et M. Andral s'est trop pressé* Il n'y avait pas aloi'é de traduction de b Bkatiére médicale , et , faéle de eomiaitre la- langue ailemande'i il a manqué des secours les plus nécessaires : il n'a pae^^ puisé auxvérilableë sources, il à fait une fausse applieaiaoni des médîcaiAeas, il n'a observé aucune des lois qui doivent présider tant au choix du remèdn qu'à son mode d'administration , et voilà ponrquoi ses expériences ont éckouéd Voyes plutôt leâ réponses <}ui tut ont été faites publiquemeuf à celle époque par des médecins plus versés que lut dans k pratique homoeb^àtihi<|ue ( ^ ) , et ne condamnes pas sans entendre. Vousi avez écouté la décision de l'un y écoute» aussi ,. pour être {ustes , les observations des autres. Il est d'ailleurs bien singulier que , lorsque vous tenez tant à vous former une opinion personnelle sur une foule de questions purement secondaires, vous vous en rapportiez ici à la parole du nsaitre. Evidemment , if y

(i).Foyez Réflexions sur les expériences d' Andral. Archives homœopathicilies, totae 1*% page i6. — Màbit, Observations , ett. , pages 59* et sniv.

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