DEUXIÈME ÉDITION, REVUE, CORRIGÉE ET AUGMENTÉE
Par le docteur E. TAIililM
Professeur à l'Ecole de médecine militaire du Val-de-Grâce
1 voL in-8, xxxn-724 pages. — 10 fr.
Nous n'avons pas à parler ici de l'ouvrage de Griesinger, depuis longtemps déjà en possession d'une faveur bien méritée et dont il convient de chercher la raison, moins peut-être dans l'originalité et la nouveauté des aperçus que dans les qualités d'un autre ordre, précieuses dans les ouvrages didactiques et qui sont, comme i^a très>bien dit M. Vallin, « le sens pratique, la clarté et la mesure ».
Grâce à M. Vallin, la traduction actuelle peut passer pour définitive, tant elle a été revue avec un soin minutieux. Ce travail ingrat et pénible ne constitue d'ailleurs que la moindre part de la tâche que s'est imposée le nouvel éditeur. Son principal mérite est d'a¥oir mis complètement au courant de la science un ouvrage qui date d'un certain nonabre d'années. C'est au moyen de notes résumant d'une manière fort exacte les travaux postérieurs à la rédaction de l'auteur, que M. Vallin a rajeuni l'ouvrage de M. Griesinger. 11 faut bien reconnaître d'ailleurs que ce livre, comme toute œuvre d'un esprit sagace, avait en réalité peu vieilli, et que la nouvelle édition réclamait des additions plutôt que des rectifications.
Nous voudrions pouvoir nous arrêter longuement sur ces excellentes annotations de M. Vallin. Contentons- nous de signaler encore celles qui complètent quelques points d'étiologie et d'anatomie pathologique de la flèvre typhoïde, sur lesquels les progrès de la science exigeaient des développements; nous devons aussi mentionner une note intéressante sur le traitement par les bains froids. Les additions aux chapitres consacrés à la fièvre récurrente et au choléra, etc., sont non moins consciencieuses.
R. Lepike, Revue mensuelle de médecine^ juillet 1877.
Il est inutile de faire l'analyse et l'éloge d'un livre qui est devenu classique, qui a sa place nécessaire dans toutes les bibliothèques médicales, qui a consacré la célébrité de son auteur.
Depuis la première édition la science a marché ; s'il n'y a pas eu de découverte capitale dans le domaine des 'maladies infectieuses ; si les faits réunis pair Griesinger sont toujours vrais, cependant quelques faits nouveaux, quelques doctrines nouvelles ont surgi ; je citerai, par exemple, la découverte des spirilles ou sporobactéries du typhus récurrent ; je citerai encore la pratique si répandue des bains froids dans la Ûèvre typhoïde.
M. Vallin a séjourné plusieurs années dans les pays chauds, en Syrie et en Algérie, où il a eu l'occasion d'observer plusieurs des maladies décrites par Griesinger ; il a été plusieurs années attaché en qualité de répétiteur à l'école militaire de Strasbourg ; et, dans cette ville si française par le cœur, mais tenant par son génie et sa langue à la fuis de la France et de l'Allemagne, il s'est familiarisé avec la science et la langue allemandes.
Le livre de Griesinger ne pouvait être mieux traduit et complété que par le profes fleur d'hygiène autrefois chargé du cours d'épidémiologie au Val-de-Grâce.
Les notes nombreuses ajoutées à l'ouvrage résument d'une façon concise et judicieuse
JWVUl rAAlSCU COMTHK U.^ MANDAT SUR LA POblX.
• • LIBRAJI^B J.-B. BAILUËRE ET PlLS»
les principales acquisitions nouvelles. De plus, dans une excellente préface, M. Vallin reproduit les considérations générales docfi^inales sur les maladies infectieuses que Griesinger a^ait placées en (été de l'édition allemande, et que le premier traducteur avait négligé de soumettre au public français ; à cette trop courte introduction de Griesin^r, le nouveau traducteur ajoute quelques pages qui retracent rapidement et avec une remarquable lucidité l'évolution encore si obscure des maladies infectueuses.
Tous les médecins qui aiment la science sauront gré à M. Vallin et à l'éditeur de cette nouvelle traduction," et voudront avoir ce livre de Griesinger, le meilleur et le plus complet qui ait été écrit sur les maladies infectieuses.
Bernhcik, Revue médicale de F Est, 15 août 1877.