‹ Du froid en thérapeutiqueChapitre 56 sur 57 · CLINIQUE MÉDICALE DE LA PITIÉ · texte numérisé non relu

CLINIQUE MÉDICALE DE LA PITIÉ

Par T. fiAI^I.AmD

Médecin dfi l'hôpital de la Pi lie, officier de la Légion d'honneur, etc.

1 vol. in-8 de 700 pages, avec 25 fig. — 10 fr.

C'est un rude travailleur que M. Gallard et dont les aptitudes nombreuses et variées sont nécessaires à sa grande et féconde activité d'esprit. Notre distingué et laborieux confrère fait mentir le vieux proverbe : « Qui trop embrasse, etc. » M. Gallard, eu effet, cultive avec un égal succès . l'hygiène, la médecine légale et la police médicale, la gynécologie et l'enseignement de la clinique interne, et sur tout cela il a publié des travaux estimés et remarquables, qui lui ont valu parmi ses contemporains et les élèvei une notoriété du meilleur aloi.

Nous avons à rendre compte aujourd'hui de la dernière production de notre confrère, à savoir, de son volume intitulé : Clinique médicale de la Pitié,

M. Gallard a donné de nombreuses preuves d'aptitudes diverses. Le clinicien, l'observateur attentif, le praticien sagace se traduisent dans les belles leçons sur l'ulcère simple de l'estomac, sur les maladies du foie, etc. Le médecin légiste, prudent et sage. se révèle dans les intéressantes considérations médico-légales sur l'aphasie. Et quant au médecin hygiéniste, outre les travaux qu'il a déjà publiés sur la matière, ceux consignés dans ce livre sur le sulfure de carbone, sur le mercure, sur la vaccine, lai assigneraient une place distinguée parmi les hygiénistes de l'époque.

Si le fond de cet ouvrage est savant et solide, M. Gallard, et nous l'en félicitons, n'en a pas négligé la forme. Ges leçons se laissent lire sans fatigue, avec intérêt ; style familier, sans trivialité» élevé quand le sujet le comporte, mais sans pédantisme. Ajoutons que, dans toutes les opinions qu'il expose et qu'il défend^ Ml. Gallard fait preuve d'une grande liberté d'esprit et d'une honorable indépendance de caractère.

A nos yeux cet honorable mérite la sympathique estime et les encouragements de tous ceux qui aiment et qui doivent favoriser le travail libre et consciencieux.

A. Latour, Vnion médicale, 6 novembre et 20 novembre 1877.

M. Gallard vient de réunir en un volume une partie des leçons qu'il a professées à la Pitié, où son enseignement, si recherché des élèves, s'est fait presque sans interruption depuis douze années. Dans ce recueil de leçons, le professeur s'est borné à placer toutes celles qui lui ont paru de nature à éclaircir des questions encore indécises, celles daos lesquelles il a pu produire des faits nouveaux ou développer des idées personnelles. Toutefois loin de s'attacher à la description des maladies rares, et dont on trouve à yf^a» un exemple dans le cours d'une année. M. Gallard a étudié surtout les maladies communes, celles que Chomel appelait les maladies de tous lesjours^ parce que le praticien les rencontre à chaque instant dans sa clientèle et que ce sont celles qu'il a le plu> d'intérêt à bien connaître. Parmi les principaux chapitres, nous nous contenterons de citer ici Vulcère simple de l'estomac, le rétrécissement de tœsophage, Vhépùiiie et "^ abcès du foie, Valcoolisme, la crampe des écrivains^ les intoxications par U sdj^^^ de carbone et par le mercure, etc.

{Journal de médecine et de chirurgie pratiques, août 1877.^

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