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Italie sous le nom de Rose milésienne. Quoi qu'il en soit, la ville de Provins a toujours rappelé avec fierté le don que lui firent ses anciens Comtes, et un de ses historiens, Opoix, pharmacien, ancien conventionnel, entreprit en 1807 une campagne acharnée contre Parmentier. Celui-ci avait affirmé que. les Roses récoltées sur le territoire de Provins n'avaient pas de qualités spéciales, Opoix soutenait avec beaucoup de verve qu'elles étaient douées d’une odeur pénétrante qu’on ne retrouvait point dans les autres. Les propriétés supérieures dont elles étaient douées, tenaient selon lui, à la nature ferrugineuse du sol; il s’appuyait d’ailleurs sur l'autorité de Pomet qui donne la préférence aux roses recueillies à Provins.
La même année, les habitants de Provins adressèrent au ministre de l’intérieur un mémoire demandant à ce qu’on encourageât la culture des Roses de Provins, en les faisant employer de préférence dans les hôpitaux et pharmacies militaires; mais ils furent éconduits, sur l’avis de Parmentier, malgré Cadet de Gassicourt, qui avait hautement pris le parti d’Opoix. Opoix était d’ailleurs une noble figure qui, après avoir courageusement fait son devoir à la Convention, s'était retiré dans sa ville natale, loin des honneurs et des curieux. Il a mérité d’être chanté en beaux vers par un autre enfant de Provins, Hégésippe Moreau.
Le culte de la célèbre Rose se perdit peu à peu et. il y a quelques années, il nous fut impossible
d'en découvrir un seul pied dans les jardins de cette ville. Tout récemment, quelques personnes, soucieuses de cette ancienne célébrité, firent de justes efforts pour en remémorer le souvenir, et, en 1877, le conseil municipal de Provins ordonna que toutes les variétés connues de l’antique plante fussent réunies dans les squares et les promenades de la ville.
En 1828, Desportes comptait 1,213 variétés horticoles du À. Gallica, sans y comprendre les Rosiers à cent feuilles.
Hybrides formés par le R. gallica.
Avec le R. Arvensis, le R. Gallica forme une série de croisements dans lesquels l’ambiguïté des caractères permet de reconnaître assez nettement la part prise par les deux plantes.
La plupart de ces espèces ont été décrites comme espèces autonomes jusqu'à ce Jour; elles peuvent donner lieu à de nombreuses créations; car les R. Gallica et Arvensis étant extrêmement polymorphes, donneront naissance à des produits fort différents les uns des autres; de plus, les achaines, dans certains fruits fertiles (fait assez rare), peuvent donner des formes tendant à retourner aux types originels.
Ces considérations expliquent la difficulté que l'on éprouve à classer certains Rosiers de ce groupe, dont on ignorait la nature véritable. Parmi ces formes, assez fréquentes aux environs de Lyon, où abonde
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le Rosa Gallica, une avait déjà frappé Schleicher, qui avait créé le À. Hybrida. qui se rapproche du R. Arvensis. Le Rosa Boræana (Béraud) doit également se rapprocher, ainsiquele À. Dupontii (Desée:.), de cette espèce. Toutes ces formes ont les styles saillants, plus ou moins agglutinés, suivant la part prise par l’un et l’autre des parents.
Les hybrides produits avec le R. Canina sont moins nombreux, mais présentent une importance considérable : c'est probablement parmi eux qu’il faut classer les À. Alba, Damascena, etc. Ils se distinguent des précédents par les feuilles ordinairement 7-foliolées, par les axes plus robustes; ils diffèrent du À. Gallica par la coloration moins foncée des fleurs, par les folioles moins épaisses, plus étroites; du À. Canina par la présence d’aiguillons sétacés sur les axes, les aiguillons crochus plus grêles, les folioles plus larges, la corolle plus erande, les pédoncules et les réceptacles hispidesglanduleux. Parmi ces hybrides, trois surtout nous intéressent : |
Le R. Collina (Jacq.) espèce indiquée dans toutes les flores, mais souvent à tort; on confond avec lui des formes pubescentes à pédoncules hispides-glanduleux du 2. Canina. Le R. Collina en effet ne se rencontre habituellement qu’en compagnie du À. Gallica : d'un autre côté, 1l diffère peu d’un autre Rosier cultivé de temps immémorial dans tous les jar-
dins et probablement originaire du Caucase, le /?.
Alba, L:les folioles sont moins arrondies et la corolle est de couleur rose.
Le À. Alba(L.), a été longtemps considéré comme espèce autonome, et a beaucoup embarrassé les auteurs qui l’ont placé dans les Caninæ Collinæ, ou bien dans les Villosæ : Thory avait créé le groupe des Albæ; pour Trattinick, c'était un des termes de sa série Rauiana. Sa véritable place est, depuis les travaux de Crépin, à la suite des Gallicanæ. En effet les caractères que nous avons indiqués plus haut pour les hybrides des Canines et des Gallicanes, se retrouvent dans cette plante. Quelle est la patrie de cette rose ambigue? On a tour à tour cité la Russie l’Europe d’après Ruprecht, l’Asie, l'Algérie, mais aucune de ces localités n’est bien authentique. Nous avons cependant vu cette année la fleur vivante d’un rosier provenant de graines envoyées du Turkestan par Korolkow et qui très vraisemblablement devra s’y rapporter : les fleurs étaient simples.
Dans les jardins c’est une plante à fleurs doubles, présentant une variété bizarre à longues feuilles concaves (2. Cymbifera, rose à feuilles de chanvre, etc.). |
Une autre hybride qui a pour nous beaucoup d’intérêt, c'est la rose de Damas (Rosa damascena). C'était la rose bifère des anciens, la rose de Pæstum : elle porte encore les noms de Rosa Belgica, Rose de Puteaux : sa patrie est inconnue. M. Boissier ne l'a vue nulle part en Orient à l’état spontané, elle
y est très cultivée ainsi que dans l’Inde où concurremment avec le R. Moschata, elle sert à la fabrication de l'essence de rose. Cette Rose a des rapports très rapprochés avec les R. Gallica et Alba, aussi a-t-elle été peu éloignée de la première espèce; le R. Alba est au contraire plus voisin du R: Canina : les tiges sont moins élevées que dans le R. Alba, les aiguillons sétacés sont plus nombreux; les folioles sont fréquemment au nombre de 7 dans les feuilles moyennes des ramuscules florifères ; les pédoncules sont plus fortement hispides-glanduleux. Le R. Damascena présente donc bien les caractères combinés des R, Gallica et Canina : cette dernière plante a encore laissé une trace de parenté dans les longs rejets souterrains rampants dont cette
espèce est pourvue.
L'’hybridation avec les Tomaleuses n’est pas aussi nettement démontrée : d’un autre côté, il est fort probable que le R. Turbinata (Aït) (R. de Francfort) si
- bien caractérisé par son réceptacle florifère en forme
de toupie, dont la patrie est inconnue, doit son ori: gine à l’action combinée du À. Gallica et d'une rose du groupe des Cinnamomées (R. Cinnamomea ou Blanda)près desquels Koch, le place dans le Synopsis. Le groupe des Villosæ dôntil se rapproche également pouvait étre soupçonné, à cause de la villosité des feuilles et de leur forme, mais il en resterait bien soit de la glandulosité subfoliaire, soit une surdentelure des feuilles : or les folioles sont à dents simples;
la largeur des stipules et dés bractées indiquerait plutôt l’action d’une Cinnamomée, mais ce qui est plus difficile à expliquer c’est l’inermité des ramuscules florifères : on pourrait y voir l’action du R. Blanda, mais alors d’où proviendrait la largeur des stipules et des bractées? — On ne peut que se borner à faire des suppositions sur la nature respective des parents.
Les Glandulosæ qui doivent trouver ici leur place naturelle, semblent devoir toutes rentrer comme modifications dans le A2. Jundzilli (Besser, 1816) (R. Jundrilliana, Besser, 1822). Ce type doit probablement son origine à un antique croisement et a acquis par l'effet du temps « suffisamment de fixité et de caractères distinctifs. »
Le Rosa Jundzilli ne peut être confondu avec aucune variété du À. Canina : c’est un buisson peu élevé à aiguillons caulinaires, jamais aussi crochus ; les folioles sont grandes, plus ou moins glanduleuses, inodores ; les pédoncules sont hispides-glanduleux, à glandes s'étendant sur la base du calice et quelquefois même sur le calice, sépales grands, hispides, glanduleux, les extérieurs pinnulés. Corolle vivement colorée, grande, styles velus, laineux : sépales réfléchis ou étalés après l’anthèse, puis caducs; ilse différencie du À. Gallica par sa taille plus élevée, les aiguillons plus robustes, mêlés d’un très petit nombre d’aiguillons glanduleux-sétacés, par les feuilles moyennes des ramuscules florifères,
7-foliolées, par ses folioles lancéolées-aiguës ; par ses stipules supérieures et ses bractées plus dilatées ; par l'inflorescence plus fournie, par la couleur moins foncée de la fleur. £
Le À. Pugeli (Boreau), ne saurait se séparer de la forme type du À. Jundailli : le caractère tiré de la taille (sous-arbrisseau), ne persiste pas : dans le jardin botanique du Muséum, un individu envoyé par Boreau, présente plus de deux mètres d’élévation ; les folioles ont bien la forme de celles du R. Jundill, elles sont grandes ou petites, très variables en pubescence et en glandulosité : il en est de même de l’armature des axes, des rameaux et ramuscules florifères. Sur un échantllon recueilli dans le département de l'Aube et déterminé par Grenier, les pédoncules sont absolument nus. Il est également impossible de faire une espèce spéciale du R. Subolida (Desg:) non plus que des nombreuses variations individuelles qui ont été séparées du type : dans une seule localité du Lyonnais (Arnas), M. Gandoger en a compté quinze.
Le R. Flexuosa (Rau), ne semble pas devoir :
en être séparé, non plus que le R. Pseudo-flexuosa. Les dents des feuilles y sont dressées plus que dans le type : on trouve d’ailleurs tous les passages entre les formes à dents dressées et celles qui ont une
. tendance à retourner la pointe en arrière.
Toutes ces variétés ont la côte médiane pubescente en dessous, quelquefois les nervures secon-
daires et même le parenchyme le sont également ainsi que les pétioles : quelquefois même la côte médiane est presque entièrement glabre. Ces formes peuvent se résumer dans le type qui présenterait une forme pnbescente (R. Jundzilli type), et une autre presque glabre R. Trachyphylla (Rau).
Telle que nous comprenons cette grande section des Gallicanæ, elle peut être ainsi résumée :
19 Rosa gallica L. formes principales : R. Centifolia. 20 Hybrides formés par le Rosa gallica avec : — le Rosa Arvensis et ses formes : Rosa Hybrida, Borœana, etc. — le Rosa Canina et ses formes : R. Damascena. R. Alba.
R. Collina, etc.
— le R. Cinnamomea ou une Cinnamomecæ : R. Turbinata.
: ee : : ….. ( pubescens — d’origine obscure, très ancienne: R. Jundzilli P glabra.
Les Gallicanæ sont répandues dans les diverses parties de l’ancien continent : les hybrides des trois dernières séries, presque partout soit à l’état spontané, soit cultivés; ceux de là première série dans l’ouest de la France, le sud-est (Lyonnais), la Suisse. — Le tÿpe de la section se retrouve en Asie avec la forme Centifolia d'origine cultivée, en Afrique, en Europe (Caucase, Allemagne, Suisse, France, etc.) diversement représenté par de nombreuses modifications dans les caractères spécifiques.
En Champagne, le R. Gallica type n'existe pas à
l’état spontané ; on n’y rencontre que les formes de jardins et le À. J'undzilli (ou du moins des variations decetype). : 3
Pimpinellifoliæ (D. C.).
Section séparée par D.C. (1818, Mus. Helv.), mais étrangement embarrassée de formes différentes appartenant aux Alpinæ. Ce-n’est que M. Deséglise qui la sépara nettement (1865). Elle comprend une série de formes pouvant être caractérisées par la diagnose suivante : sous-arbrisseau grêle, poussant en touffes (plantes sociales), à rhizome rampant,; aiguillons de deux sortes, denses, subulés et acérés, caducs sur le vieux bois, plus rarement manquant tout à fait; folioles au nombre de 7, 9, 11, épaisses, petites, rappelant les feuilles du Poterium, glabres, quelquefois pubescentes ou glanduleuses en dessous, simplement dentées dans la plupart des formes, quelquefois biserrées; fleurs solitaires, blanches, très rarement rosées; sépales habituellement entiers, étroits; stipules largement dilatées au sommet en oreillettes divergentes, bractées nulles; fruits noirâtres à la maturité, couronnés par les sépales eonnivents persistants; disque nul d’après Dumortier (Chameærhodon), plan et très mince d’après d’autres auteurs. Les étamines présentent des anthères très développées, sagittées.
Ainsi défini, ce groupe se distingue nettement des Alpinæ et des Cinnamomeæ par la forme de ssti-
pules et des anthères, par les dimensions des feuilles, par le manque d’aiguillons géminés, par l’absence de bractées florales.
Les différentes formes de notre région peuvent être représentées comme des modifications biserrées, glanduleuses ou inermes du À. Spinosissima, L.
«. Typica-uniserrata.
Rosa Spinosissima (L). { 8. Biserrata glandulosa. . y. Inermis.
À la première variété appartient le type qui se rencontre aussi communément à pédoncules floraux elanduleux ou glabres; à la: deuxième, le R. Riparti; à la troisième, les R. Mihis, Pelrogenes, etc. On trouve quelquefois une forme à pédoncules floraux fortement épaissis au voisinage du réceptacle, à fleurs lavées de rose; ne serait-ce pas le À. Pimpinellifolia, L., que les auteurs distinguent à la coloration des pétales. — Bauhin avait, dès le XVI: siècle, remarqué une forme à fleurs roses, une autre à fleurs blanches. Cette forme à fleurs roses paraît fort rare en France; elle existe au Hohneck, ou Kirschleger l’a mentionnée dans sa Flore d'Alsace, et aux environs de Fontainebleau, où elle a été découverte par notre ami M. Gaudefroy. Une variété à pédoncules dilatés, se rapprochant beaucoup de celle de Fontainebleau, existe en Champagne; mais nous n'avons pu encore en voir les fleurs.
Tous les floristes n’admettent pas le 2. Pimpinelhifolia, L. ou plutôt ils pensent que l’illustre
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Suédois a indifféremment appliqué les noms de ZX. Spinosissima el Pimpinellifolia à la même plante. Quelquefois les feuilles sont tellement chargées de glandes qu'elles ressemblent à des Rubigineuses, tel estle À. Myriacantha du midi de l’Europe, admis longtemps comme hybride d’une Rubigineuse : le R. Bilurigensis (Boreau) dont le port présente des traits frappants avec le Z. Spinosissima pourrait aussi être placé parmi les hybrides, mais l’ensemble de ses caractères floraux doit détourner de cette idée; le R. Pelrogenes (Ozanon) supposé hybride du À. Alpina, a été rencontré en Champagne dans des stations où le manque de roses de cette dernière section infirme la supposition d’hybridité, de plus son pollen est bien conformé. Mais dans les contrées montagneuses, ces deux sections se combinent fréquemment entre elles : les À. oxyodon, Rubella, etc. ne paraissent en être que les produits d'union : avec le À. Canina, le R. Spinosissima paraît donner le À. Schullzi (Ripart).
Dans les jardins, le R. Spinosissima a été jadis cultivé en nombreuses variétés blanches ou roses : Prévost (de Rouen), l'indique même à fleurs jaunes mais très probablement par erreur; il y aura eu confusion probable avec des roses de la section des Eglanteriæ, à moins qu'on n’entende par fleurs jaunes, les pétales blancs qui dans cette section sont marqués d’une large tache jaune à l'onglet.
Ce type est largement représenté dans une por-
tion considérable de l’ancien continent, dans les régions chaudes et froides : dans les contrées méridionales, les formes à folioles surdentées glanduleuses existent de préférence.
Alpinæ (Desg.).
Section qui paraît à première vue rentrer dans les Pimpinellifoliæ et dans les Cinnamomeæ : les espèces qui la composent, ont à différentes époques été rangées dans l’une ou l’autre de ces deux dernières, tout en se rapprochant davantage de la première, dont à la rigueur elles pourraient peut être constituer une sous-section. On peut ainsi les définir : .
Sous-arbrisseaux grêles, rarementélevés, rameaux purpurescents, inermes ou recouverts quelquefois d’aiguillons acérés : folioles semblables à celles des Pimpinellifoliæ ou plus larges, plus minces, glabres ou légèrement pubescentes, doublement ou triplement dentées : les fleurs sont la plupart du temps solitaires, pourpres, à sépales connivents, foliacés, persistants sur le réceptacle. Les fruits sont rougesfoncés, souvent penchés, allongés. Nous avons indiqué à propos de la section précédente les caractères quiles distinguent l’un de l’autre.
C'est encore malgré tout un groupe embrouillé dans lequel les espèces sont très rapprochées et que Grenier a pu rencontrer presque toutes sur le même buisson. Il est probable qu'il n’y a encore là qu’un
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seul type spécifique présentant des rameaux aiguillonnés (A. Pyrenaïca) ou inermes avec des pétioles tantôt armés, tantôt nus. Les pédicelles varient également dans de larges limites ainsi que la forme des fruits.
Le R. Alpina, L. admis par les rhodologues les plus diviseurs, se distinguerait par des pédoncules lisses, un peu glanduleux, le réceptacle fructifère obloneg, les styles hérissés.
Maintenant les formes de cette section sont peu cultivées dans nos jardins : il n’en était pas de même il y à une cinquantaine d’années : Redouté, Desportes, Prévost, Guerrapain, en ont figuré ou décrit un assez grand nombre de variétés.
Ce que nous avons dit de l’hybridation des Pimpinellifoliæ trouve entièrement sa place ici. Les Rosiers Boursaull, Calypso, seraient probablement des produits adultérins d’une rose des Alpes et d’un Rosa Indica,
Largement répandues à la surface du globe, principalement dans les régions froides, les roses de ce groupe se retrouvent en Amérique, représentées particulièrement par le Rosa Fraxinifolia(Gmel.) Rosa Blanda, Ait., Jacq.) et par le R. Acicularis (v. Bourgæana) qui parait être circumpolaire.
Le Rosa Blanda(Jacq.) est intéressant pour nous, car il est depuis longtemps répandu dans les vieux jardins de l’Europe avec la Rose Cannelle ; il ressemble beaucoup à cette dernière et en diffère sur-
tout par le manque d’aiguillons géminés : peut-être même aurait-il le même type ancestral que le R. Cinnamomea. Malgré sa présence en France et jusqu'aux environs de Paris, où il a été pris longtemps pour le À. Cinnamomea, il est d’origine américaine. L'étude de cette forme montre bien le peu d'importance qu’on peut attacher à la glandulosité et au vestimentum dans le genre Rosa : en effet, on la rencontre à feuilles pubescentes (R. Blanda, Lindl.) à feuilles glabres en dessous (A. Fraxinifolia, Jacq.) à axes chargés de soies (v. Setigera).
CinnamomeÆæ (D. C.)
Ce groupe comprend un nombre assez considérable de formes rares en Europe, plutôt asiatiques. A l'exclusion du À. Fraxinifolia qui a été rejeté de cette section, on ne rencontre dans leplateau central que le 8. Cinnamomea, L. à fleurs simples ou semi-pleines.
Meyer a le premier sérieusement étudié les roses que comprend ce groupe et les a divisées en Subinermes (R. Alpina, R. Blanda, R. Macrophylla); Aciculares (R. Stricta, R. Acicularis); Diacanthæ (R. Woodsi, R. Californica, R. Laxa, R. Cinnamomea, R. Amblyotis); Lasiocladæ(R. Rugosa), de ces 4 sous-divisions, la première a dû disparaître complètement ; la seconde également; de la troisième, les À. Woodsii, Californica, doivent être exclues. Il ne reste réellement que les 72. Cinnamomea et