‹ Du Genre RosaChapitre 18 sur 28 · PEL · texte numérisé non relu

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y Sont quelquefois en corymbe par suite d’un développement anormal au sommet des tiges, les sépales au nombre de 6, 7, 8 par monstruosité, réfléchis, parce que le réceptacle jaunit après l’anthèse et ne fructifie pas : le À. Regeliana n’est donc même pas une petite variété, il est identiquement analogue au type; le R. Andreæ (Lange) doit subir la. même loi.

Les variétés Chamissoniana et Lindleyana sont dues à des ramuscules florifères cultivés ; la taille est plus élevée, d’où par là même, des modifications dans l’armature des axes; il en est de même dans la v. Ventenatiana dont les axes sont plus allongés que dans le type. |

Deux variétés doivent être seules maintenues : le type et la v. Ventenatiana (R. Kamschatica); dans la première, les corolles sont larges, les folioles grandes, rugueuses, les axes fortement hérissés et poilus; dans la seconde, les folioles sont plus étroites, moins ridées, la corolle plus petite, les tiges plus grêles, moins velues. Toutes deux peuvent se présenter à fleurs doubles ou pleines constituant dans le premier cas le R. Zuccariniana (Lavallée). et dans l’autre, le R. Rugosa v. Francheti (Nob:) que nous avons décrit récemment : cette dernière forme estcultivée depuis longtemps par les rosiéristes sous les noms de 2. lwara, R. Himalayensis, Rosier Taïkoun.

Quelquefois le À. Rugosa peut se présenter avec

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des fleurs blanches : nous avons remarqué que dans ce cas, les axes sont encore plus armés, plus robustes que dans le type à fleurs pourpres. La v. Subinermis qui existe dans l’herbier de Meyer, a été pour ainsi dire faite de toutes pièces : les aiguillons en ont été soigneusement enlevés, ainsi que le témoignent les nombreuses cicatrices qui restent sur les tiges. On doit encore faire rentrer dans le type une remarquable variété à folioles glabres, coriaces, à pédoncules nus, c’est la v. Clabriuscula (Crépin), (R. Coruscans : Waitz in Link).

Le Rosa Rugosa et ses variations sont abondamment répandus en Chine, au Japon, dans la Sibérie.

Cette Rose semble pouvoir s’hybrider facilement : au Japon, elle produit avec le À. Mulliflora un hybride naturel dont on a beaucoup parlé, et souvent sans connaissance : c’est le Æ. Jbara, appelé

“improprement par Siébold À. Zwara. C’est en 1856 qu'il a été cité, mais sans description dans le Catalogue raisonné des plantes du Japon. Regel le décrivit en 1861 dans l’Zndex seminum, H. P. — K. Koch l’admit sous le nom de À. Ibara d’après l'inspection de la plante introduite par Siébold lui-même dans un parc du Luxembourg hollandais (1849).

Cette plante est certainement un hybride, qui doit se rencontrer très rarement, car M. Savatier ne l’a pas rencontré au Japon et M. Franchet a dû le décrire d’après des spécimens du jardin de Berlin avec

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la mention: « Vix salis nola ». Ge rosier tient exactement le milieu entre les parents qui lui ont donné l'un et l’autre quelques-uns de leurs caractères. Re- . gel le considérait comme hybride du À. Browni; Koch, du Z?. Lyellii; mais ces deux espèces n'existent pas au Japon et la seconde est déjà un hybride appartenant à deux sections différentes.

La villosité et l’état glanduleux des ramuscules florifères proviennent du À. Rugosa; les aiguillons arqués, les laciniures des stipules;, l’exsertion stylaire, l’inflorescence et la petitesse des fleurs, du 2. Mulliflora. Les sépales sont entiers, terminés par une longue pointe, non réfléchis et se relevant après l’anthèse comme dans les Cinnamomeæ. Ge qui démontre encore l’état hybride de cette rose, c’est l’atrophie du pollen, l'épanouissement incomplet de la corolle, le manque de fruits des individus observés. |

Dans les pépinières du Muséum, nous avons pu observer en détails, une série d'individus de À. Rugosa provenant de la forme à fleurs blanches, ayant tous donné des fleurs roses, mais ce qui les disüngue, c’est que, à part 2 ou 3, le type ne se retrouve plus exactement : dans quelques-uns, les fleurs sont moins colorées; dans d’autres, les feuilles sont plus allongées, moins sombres, à peine rugueuses; enfin, d’autres portent des pédoncules floraux presque glabres. Nous avons recherché l’origine de ces

variations, et il nous a semblé les trouver dans la | 17

station de ces plantes au milieu d’autres Rosiers : le pied-mère d’où proviennent les semis est planté .au voisinage de R: Californica v. glabra (R. Myriantha (Decn.); les semis se trouvent entourés de pieds de À. Alpina : c'est surtout avec ce dernier que les ressemblances sont le plus frappantes, ainsi qu'en font foi certains individus presque inermes. D’autres semis provenant du À. Rugosa à fleurs roses, sont très remarquables par l’étroitesse de leurs folioles, par l’aspect-lucide et glabre de toutes lès parties de la plante : ils ressemblent, quoique encore très jeunes, au 22. Coruscans (Waïitz).

De ce qui précède, nous croyons pouvoir affirmer que le Rosa Rugosa est un excellent type spécifique dans lequel doivent rentrer le 72. Kamschalica comme forme à feuilles étroites et le R. Coruscans caractérisé par sa glabréité.

L’aire de dispersion du À. Cinnamomea est toute l’Europe boréale et moyenne dans les contrées montagneuses, la Sibérie, la Songarie; elle se relie par la Sibérie à celle du À. Rugosa qui est surtout asiatique. al

Au voisinage des Cinnamomeæ doivent se ranger 5 sections qui en ont été distraites par Crépin, et composées d'espèces asiatiques ou américaines, ce sont:les Ebractealæ, Microcarpæ, Microphyllæ, Gymnocarpæ, Carolinæ : nous en parlerons très succinctement.

La section des Ebractealæ ne comprend que le

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Rosa Sericeæ (Lindley) :'c'est un type des plus polymorphes chez lequel les axes peuvent être inermes ou fortement aiguillonnés; l’armature peut être dimorphe ou conforme, à aiguillons très aplatis, particuliers à cette plante, géminés ou ternés sous les feuilles, ou bien à aiguillons géminés étroits et d’autres sétacés; les feuilles sont velues plus ou moins sur les deux faces, glanduleuses où non; les pédicelles glanduleux ou églanduleux ; les réceptacles ovoïdes ou ‘arrondis; les sépales pubescents ou elabres sur le dos. On peut de là conclure que le même type péut varier à l'infini, car, avec les tendances de la nouvelle école, on pourrait facilement y découvrir une douzaine de petites espèces. Les feuilles rappellent celles des Pimpinellifoliæ ainsi que le disque et les stipules, mais les aiguillons sont géminés, de forme différente, et la fleur est tétramère, ce qui est unique dans le genre Rosa. La végétation de cette plante paraît rappeler celle des Pimpinellifoliæ; ce doit être une plante sociale.

Une autre section voisine est celle des Microcarpæ; elle est essentiellement orientale et renferme deux espèces subdivisées par les auteurs en un certain nombre d’autres : un caractère tout spècial à ce groupe, c'est que l’enveloppe du réceptacle est tellement délicate que les sépales en disparaissant emportent avec eux le disque, le col du réceptacle et mettent à nu l’extrêmité supérieure des achaines.

De plus, les rameaux fructifères se transforment très fréquemment en rameaux florifères chargés de 50 fleurs et plus, blanches à réceptacle florifère très petit, à fruit de la grosseur d’un pois. Les stipules sont étroites, uniformes; les feuilles 9-foliolées, janiais 5-7 foliolées. C’est par inattention dans l’observation des rameaux florifères normaux ou anormaux que plusieurs espèces ont été créées. Il n’existe avec certitude que deux espèces dans ce groupe: À. Anserinæfolia (Boissier) et R. Beggeriana (Schrenck), comprenant les v : «. À. Beggeriana, (R. Regelii, Reuter) à folioles simplement dentées ; 8. Si/verhelmii(R. Coriosma, Decn.) à folioles biserrées; 7. Lehmenniana à folioles glanduleuses composées. Reuter rangeait son À. Regelii dans une section inédite des Pisocarpæ.

On rencontre ces deux espèces dans la Perse, l’Arménie, le Turkestan, la Mandchourie, l’Afghanistan, etc. Une rose américaine, le Rosa Californica dont la forme glabre a produit le Rosa Myriantha (Decn.), rappelle le À. Beggeriana qui présente des variations parallèles : les stipules, les axes sont semblables. Ses fruits sont comme nous avons pu nous en assurer, à sépales persistants.

Le Rosa Microphylla, cultivé dans nos jardins sous le nom de Rose châtaigne a sa place marquée dans une section qu'il forme à lui seul. Le type spontané à fleurs simples est extrêmement localisé et ne paraît exister que sur les bords du lac Hakone,

dans le Japon central : il y a été étudié par Savatier et par Maximovich. Le fruit reste longtemps verdâtre, mais paraît rougir à la fin : Maximovitch l’avait pris pour une espèce nouvelle qu’il avait appelée R. Chlorocarpa : à l’état sauvage, les feuilles sont velues, mais deviennent glabres dans la plante cultivée. Par l’ensemble de ses caractères, il doit for-

mer une section spéciale des Microphyllæ ainsi définie :

Aiguillons géminés, feuilles 9-15 foliolées, stipules toutes à ailes très étroites, longuement adhérentes au pétiole, à oreillettes étroites et divergentes. Le réceptacle fructifère est chargé d’aiguillons aplatis; les sépales sont persistants, les extérieurs profondément déchiquetés sur les bords : étamines très nombreuses. Ce qui caractérise surtout ce groupe, c’est ‘ le nombre considérable des folioles et la forme du réceptacle fructifère velu et hérissé.

.Un certain nombre d'espèces Américaines jadis classées parmi les Cinnamomeæ, semblent s’en écarter légèrement en quelques points et devoir constituer les groupes distincts des Carolinæ et des Gymnocarpæ. Le premier de ces groupes comprend les Rosa Carolina, lucida, (Baltica, Roth), Nitida, Parviflora et Foliololosa : dans lesquels on trouve des aiguillons géminés, les folioles sont allongées, atténuées à la base; les sépales se redressent après l’anthèse, laissant à la fin le fruit parfaitement nu à la maturité. Meyer avait classé ces

espèces dans un groupe des Rosæ operculalæ. En Europe, cette section est représentée par une forme du À. Lucida (R. Ballica) des sables de la Baltique, naturalisée dans les dunes de la Loire-Inférieure, et ne différant du type que par des proportions moindres de toutes ses parties, par le fait de la station aride où elle croît. S

L'autre groupe est constitué par le À. Gymnocarpa (Nuttal) sous le nom de Gymnocarpæ ; il est extrê-

mement voisin des Microcarpæ dont il diffère par

ses aiguillons sétacés, épars, jamais courbés ni géminés ; les sépales caduques laissent à nu au sommet du réceptacle fructifère, un disque très étroit, mince et saillant, bordant le canal stylaire qui livre passage à des styles en très petit nombre. Le ‘fruit est très pétit, renfermant peu d’akènes : les feuilles plus étroites ; les fleurs solitaires non en corymbe ; les fleurs rouges, non blanches ; la taille plus basse ; les axes plus grêles, sont encore des caractères qui s’éloignent des Microcarpæ.

‘ Sabiniæ (Crépin),

Le groupe des Sabiniæ, formé par Crépin pour

un certain nombre de formes à affinités ambiguës,:

tient à la fois des Pimpinellifoliæ et des Villosæ. Les espèces qui le forment ont été réparties jadis parmi les Alpines, les Pimprenelles, les Tomenteuses, les Villeuses. Elles se rapprochent des dernières par la rectitude des grands aiguillons, la villosité habhi-

tuelle du feuillage, la forme du réceptacle fructifère, les sépales persistants; des Pimpinellifoliæ par la gracilité des: aiguillons, l’étroitesse des stipules, la’ floraison précoce, leur manière de vivre en colonies nombreuses. Les folioles sont peu développées, glabres, pubescentes,. glanduleuses, simplement ou doublement dentées. we

Les formes de ce groupe sont peu communes en France, où elles habitent spécialement les contrées montagneuses (Savoie, Jura); on les trouve plus fréquemment en Suisse, en Belgique, et surtout en Angleterre, d’où le type Rosa Sabini est originaire.

Montansæ (Crépin).

Groupe formé aux dépens des diverses sections des Caninæ et caractérisées essentiellement par la persistance temporaire des sépalés sur le tube calicinal, la glaucescence du feuillage, les aiguillons plus 'erêles, moins crochus que'dans lès Canines, la teinte habituellement foncée de la corollé. Les pédoncules sont peu développés, cachés par les ‘bractées; les stipules supérieures très dilatées, les styles généralément denses et laineux. Les pédicelles peuvent être glabres dans la plupart des cas, maïs quelquefois ils sont glanduleux : (R. Montana, etc.).

Les formes de ce groupe constituent des variations parallèles à celles des C'aninæ dont elles se rapprochent surtout par le À. Glauca : d'autres variétés qui ont moins de rapport avec les ,Canines, ont

servi à former les Ambiguæ de Grenier : R. Ferruginea, Montana, etc.

Quelques-unes des espèces qui composent ce groupe sont encore regardées par la plupart des auteurs comme Caninæ; ainsi l’une des formes les plus communes, le R. Coriifolia, est placée habituellement parmi les Pubescentes dont elles diffèrent essentiellement par la persistance des sépales jusqu'à la maturité du fruit.

On peut diviser pour la facilité de l'étude ce groupe

Montanæ leiophyllæ. R. glauca, ferruginea.

Montanæ tricophyllæ. R. Cortifolia, etc.

Scabratæ orthocalyces, à folioles glanduleuses en dessous.

en :

D'après les caractères indiqués par Thory, le R. Biserrata (Mérat), plante parisienne inconnue maintenant, appartiendrait aux Montanæ, car elle est mentionnée avec des sépales relevés après l’anthèse.

Les Montanæ sont des formes des basses monta- -znes, pouvant cependant descendre dans la plaine (R. Cortfolia), mais toujours en petite quantité : elles n’ont été signalées jusqu'ici qu’en Europe, où elles habitent la France, la Suisse, l’Allemagne, les diverses régions de la Russie et du Caucase, etc.

Elymaïticæ (Boissicr).

Deux espèces d'Asie servirent à constituer cette section qui rappelle beaucoup les Pimpinellifoliæ (R. Elymaitica et Albicans).

D'après la diagnose de Boissier, les sépales seraient caducs ; Crépin qui a vu des échantillons authentiques, croit que le fruit doit être couronné à la matuerité par les sépales persistants.

La petite taille, la faible largeur des folioles se rapprochent du 7. Spinosissima, mais les stipules à oreillettes si caractéristiques de ce groupe manquent ici; et les fleurs sont munies de bractées; les aiguillons ont quelque ressemblance avec ceux des Montanæ.

Par l’ensemble de ces caractères, cette section doit occuper une place spéciale, tout en paraissant se relier, mais de loin, au groupe des Orientales.

Luteæ (Crépin).

Les Luleæ ou Eglanteriæ comprennent deux espèces éminemment distinctes par leurs fleurs jaunes : elles ont été étudiées pendant longtemps, tantôt avec les Pimpinellifohæ, tantôt avec les Rubiginosæ. On peut définir ce groupe de la manière suivante :

Aiguillons de deux sortes, sétacés, les plus robustes droits, ou quelquefois crochus : les folioles

au nombre de 9, sont semblables à celles du À.

Spinosissima, plus grandes cependant dans le R. Sulphurea, biserrées habituellement, rappelant par leur dentelure, les folioles des Rubigineuses, glanduleuse ou non en dessous, pubescentes; les pédoncules sont glabres, les bractées exiguës, caduques. Lesfleurs jaunes, quelquefois purpurines, présentent des sépales pinnatifides (non indivises, comme le dit M. Gandoger), persistants, glanduleux sur le dos. Les anthèses sont presque sagittées comme dans les Pimpinellifoliæ ; le disque est plan, perforé au sommet par une ouverture assez large, garnie de poils qui en tapissent les bords en les dépassant. Les deux seules espèces de ce groupe sont cultivées dans nos jardins : l’une Rosa Lulea (Daléchamp) parfaitement décrite dès le XVI siècle, et figurée par Daléchamp (de Lyon), est plutôt connue par sa forme bicolore (R. Bicolor, Jacq., Rose Capucine); à cet état, elle est à fleurs simples; doublée, c'est probablement elle qui constitue la Rose Persian Yellow, que Boissier considère comme spécifiquement distincte par sa stature naine, ses aiguillons plus grêles que dans le Rosa Lulea. L'autre espèce R. Sulphurea connue déjà de Ch. de l’Ecluse est plus rare,elle est toujours à fleurs doubles d’un jaune très pâle: les feuilles sont plus larges, glauques en dessous, simplement dentées dans les individus cultivés que nous avons pu étudier. Nous avons vu dans l'herbier du Muséum des échantillons d’origine spoñtanée, à feuilles double-

ment dentées et glanduleuses en dessous. Le type de cette plante paraît être le R. Rapini (Boissier), à fleurs simples.

Les Rosa Sulphurea et Lutlea ont été tenus séparés par la plupart des auteurs, même par les plus réunisseurs : il est malgré cela probable qu'ils doivent,-ainsi que le À. Bungeana, être considérés comme des formes d’un même type spécifique et même toutes les espèces à fleurs jaunes. Une autre rose à fleurs jaunes rubescentes, {a Rose jaune de Fortune (Fortunes, Yellow) est regardée par Regel comme une variété du À. Lœvigata.

La patrie des plantes de ce groupe a été longtemps entourée d’obscurités : Le Rosa Sulphurea, d’après les recherches de M. de Tchihatchef serait originaire de la Galatie et de la Perse. Le Rosa Lultea est Arménien et a été retrouvé par Hooker dans les parties élevées de l'Himalaya (7,500 pieds).

Caninæ (D. C. in Seringe).

Le groupe qui va nous occuper est certainement celui qui contient le plus grand nombre d'espèces ; c’est par celà même celui qui présente le plus de difficultés à vaincre pour la séparation des formes.

Il est très difficile d'indiquer des caractères précis, les organes y sont soumis à une multiplicité incroyable de variations de tous ordres : ainsi veut-on examiner les folioles ? on les trouvera glabres, velues, glanduleuses; uni ou biserrées; les pédoncules? ils

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seront lisses, velus ou glanduleux, etc. Voici d’une manière générale ce qu’on peut dire de ce groupe, puis nous décrirons à part chacune des sous-divisions qui y ont été tracées :

Aiguillons d’une seule forme robustes, habituellement crochus; dans les sections pubescentes ou glanduleuses, les rameaux florifères présentent en outre en plus ou moins grand nombre des aiguillons droits et quelques soies glanduleuses; les folioles sont rarement glaucescentes en dessous, les fleurs de couleur peu foncée, les sépales jamais connivents persistants. Le passage entre les Caninæ et les Alpinæ semble s'effectuer par une forme de la région Caucasienne le R. Oxyodon(Boissier), qui tient par ses caractères des deux sections, mais plus du Æ. Rubrifolia : ce serait donc par l'intermédiaire des Montanæ que le trait d’union serait formé. Malgré cela, il existe toujours des différences sensibles et il ne faudrait pas prendre au mot les allégations de botanistes même sérieux qui affirment qu'une Rose d’une section peut, par semis, entrer dans une autre : Ainsi le À. Hibernica qui est une Montanæ aurait produit le À. Spinosissima, et d’après Lejeune (in Redouté rias :) des graines de R. Centifolia semées et récoltées par lui auraient produit le À. Rubiginosa avec tous ses caractères : si le fait était vrai, il n’y aurait plus qu’une seule espèce de Rose.

Les sous-sections formées dans le groupe des Caninæ ont principalement pour base les dentelures et

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le vestimentum des folioles; les voici avec les modifications qui nous ont semblé devoir être faites, d’après des rapprochements avec les autres groupes :

1.— Lulenianæ (Crépin), (Nudæ, Deségl.) : Pétioles glabres ou à peu près; folioles glabres, églanduleuses sur les nervures secondaires, toutes à dents simples; pédicelles et réceptacles fructifères lisses. |

Dans cette section rentrent le R. Canina, L.(R.Lutetiana, Leman) qui se subdivise en deux variétés selon que les folioles sont glaucescentes ou d’un vert foncé (v.nitens et glaucescens); dans ce type qui est extrêmement fréquent dans toute l'Europe, les fruits sont ovoïdes, quelquefois elliptiques, les folioles sont ovales, à dents assez larges, mais des variations nombreuses peuvent exister : le fruit devient sphérique (R. Sperica, Gr.); les feuilles elliptiques atténuées aux deux extrémités (2. Oxyphylla, Rau); les réceptacles très allongés, pyriformes (R. Touranginiana, Desg1.).— Ces modifications existentexactement identiques dans les deux sous-divisions suivantes :

2 et 3. — Transitoriæ (Crépin) et Biserratæ (Crépin) : elles ne se distinguent l’une de l’autre que par l'irrégularité de la dentelure dans la première, et la régularité de la dentelure biserrée composée dans la seconde : les pétioles, les pédoncules sont glabres, les folioles également. Les types les plus fréquents sont dans les Rosa Transitoriæ : Rosa fallens(Des.), Rosa spuria (Des.), Rosa globularis

(Franchet); dans la seconde, le(R. Dumalis, Bechst :) forme extrêmement polymorphe, à rameaux armés ou inermes (A. Cladoleia), verts ou colorés en rouge dans le jeune âge (R. Malmundariensis, Lej.). Les styles peuvent être glabres ou plus ou moins velus ; ce caractère a encore servi à démembrer ce type déjà bien divisé jusque-là.

Une question intéressante se présente ici : qu'estce que le (Rosa Biserrala, Mérat) : Si nous nous reportons à la première description de Mérat (1812), nous voyons qu'il l'indique avec des folioles bidentées, chaque dent terminée par une glande. Le reste de la description ne présente rien de caractéristique : le pied cultivé au Muséum et qui, paraît-il, peut être considéré comme authentique est particulièrement intéressant à étudier : les rameaux florières sont parfaitement simplement dentés; les rameaux foliifères et les turions sont légèrement biserrés; ce qui démontre bien avec quelle prudence on doit déterminer un échantillon vivant et avec quel soin il faut s'abstenir dans l’examen des individus desséchés. Thory qui l'indique avec des sépales persistants, dit qu'il a de grands rapports avec les R. Montana et Trachyphylla.

Reichenbach qui le rapporte au R. Squarrosa le décrit avec des folioles glanduleuses sur la côte médiane et les dentelures.

Comment se reconnaître au milieu de ces discordances ? il est difficile de le faire, et le plus simple

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