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nous parait être d'abandonner ce nom qui peut-être même ne s'applique pas à une Biserralæ.
Le À. Macrocarpa (Mérat), se trouve à peu près dans les mêmes conditions. Malgré toutes les recherches faites dans le rayon de la flore parisienne, il n’est pas certain qu’on ait retrouvé la plante de Mérat; l'individu cultivé au Muséum est une biserratée, à fruits plus gros que dans le type, mais non globuleux, comme l'indique l’auteur de l'espèce.
3. — La sous-section des Hispidæ est composée des formes de Canines à pédoncules et réceptacles fructifères glanduleux, à folioles glabres, simplement ou doublement dentées. Elle ne diffère de la sous-section des Collinæ que par ses folioles glabres, non velues à la face inférieure, et ses pétioles glabres non tomenteux tout autour; de plus, dans les Collinæ, les dents sont presque toujours simples. Nous passerons d’ailleurs ici la place des Collinæ, dont l’existence hybride est extrêmement probable, et que nous avons décrites avec les Gallicanæ.
Dans le groupe des Hispideæ, les feuilles peuvent être simplement dentées, ou bien encore doublement dentées dans les folioles inférieures des rameaux florifères, ou encore dans toutes les portions de la plante; de plus, comme dans les sous-divisions précédentes, les styles peuvent être glabres ou velus.
La forme la plus connue de cette section est certainement le Rosa Andegavensis, signalé à Bastard par
Léman dès 1818. C’est un type fréquent dans les : lieux arides et dont les modifications ont été élevées au rang d'espèce (R. Agraria, Lemaitrei, etc.); dans cette forme, les folioles sont simplement dentées. Il n’en est pas de même du À. Verthicillacantha, autre espèce de Mérat, qui a subi le malheureux sort des autres créations du botaniste parisien. L'auteur indique des dents composées; dans le doute sur l’existence, la plante, regardée comme telle par la plupart des floristes, a dû recevoir un autre nom, celui de À. Inconspicua (Desg.).
Dans les sous-divisions étudiées jusqu’à ce -moment, nous avons toujours trouvé les folioles glabres; dans deux autres qui nous restent à étudier, ces mêmes organes se présenteront à nous avec un état de villosité plus ou moins prononcé.
4. — Les Pubescentes sont, avant tout, caractérisées par la pubescence des pétioles, des sépales, des folioles; elles peuvent être ainsi définies : pétioles velus ou tomenteux tout autour; folioles plus ou moins pubescentes, rarement glabres, ayant seulement la base de la nervure médiane pubescente, à dents presque toujours simples, rarement irrégulières; pédicelles et réceptacles florifères lisses.
La surface des feuilles peut être velue des deux côtés, quelquefois même tellement qu’elles ont l’aspect d’une Tomenteuse : Rosa Obtusifolia, Dumetorum. Le Rosa Dumetorum, la première forme créée
dans ce type est'une plante dont le nom devrait bien être abandonné : en effet si on se reporte au texte de Thuillier, on trouve indiqués des fruits arrondis; si on examine les échantillons d’herbier, la confusion devient inextricable : l’un représente bien le R. Dumelorum, mais avec des fruits ovoides; d’autres représentent non plus le À. Dumelorum, mais le BR. Collina (Jacq.) et le R. Coriüfolia, espèces étrangères aux environs de Paris : ce sont ces deux dernières espèces que D. C. a décrites, envoyées par Thuillier, la première dans la Flore Française, la seconde dans le Supplément. Pour ceux qui admettent la plante décrite dans la flore de Thuillier, c’està-dire à fruits sphériques, le nom de À. Dumelorum, quoique bien obscur peut être conservé, pour ceux qui regardent comme telle la forme à fruits ovales, on peut prendre la dénomination de À. Submilis (Gr.) ou À. Pyriformis (Desg.).
Les nervures peuvent être seules velues, présentant rarement quelques poils dans l’espace parenchymateux compris entre elles : les formes qui sont douées de ce caractère constituent un vaste groupe à variations extrêmement affines dans lequel rentrent les R. Urbica, Trichoneura, Hemaitricha. etc.; la base seule de ces nervures peut être poilue, alors on a affaire au À. Semiglabra qui par la culture peut même devenir complètement glabre.
Grenier admet le À. Collina comme une Pubes-
cente dans laquelle les pédoncules seraient glandu-
leux (2. Plalyphylla, v. Adenophera), mais cette opinion paraît peu plausible : l'ensemble des caractères rapprochant les formes du groupe des Collinæ des Gallicanæ.
À notre avis, toutes les Roses pubescentes doivent rentrer dans une seule variation d’un même type spécifique et forment le À. Canina, v. pubescens.
9. — Supposons ce groupe des Pubescentes à folioles doublement dentées, quelquefois plus ou moins glanduleuses en dessous ; à pédoncules glabres, poilus ou glanduleux, alors on se trouve en présence des Tomentellæ qui ont été placées par certains rhodologues parmi les Rubigineuses avec lesquelles elles semblent jurer complétement : elles se rapprocheraient plutôt des Tomenteuses dont elles diffèrent par le port qui est celui des Canines, par les aiguillons crochus, la pubescence plus ténue, les folioles arrondies, moins développées, les sépales églanduleux. Le type de cette sous-section est le À, Tomentella (Leh.): l'individu que nous avons pu étudier vivant, avait exactement l’aspect d’une Canine, les feuilles et les pédoncules velus, mais sans la moindre glande. Quelques-unes des formes de ce groupe ont été classées tantôt dans une section, tantôt dans une autre, ainsi le R. Blondæana dont les folioles portent des glandes suprafoliolaires, et les pédoncules de très rares poils glanduleux se trouve placé par le docteur Borbas dans la
Sous-section voisine qui établit le passage avec les Rubigineuses, celle des Scabratæ.
6. — Les Scabralæ sont caractérisées par les folioles glabres ou à nervure médiane seule un peu velue, à nervures secondaires plus ou moins glanduleuses non odorantes, à dents toutes composées, à pédicelles lisses ou hispides-glanduleux.
Cette section ainsi comprise n’est formée que d’un petit nombre de formes ; elle a beaucoup d’affinités à première vue avec les glandulosæ gallicanæ et permet d'établir le passage aux Rubiginosæ qui, peut-être, devront un Jour, après de nouvelles r'echerches rentrer dans le groupe des Caninæ : le type de cette sous-section est le 72. Scabrala (Crépin).
Le groupe des Canines tel que nous le comprenons, nous semble devoir être constitué par un seul type spécifique, jouant presque à l'infini et qu'on pourrait ainsi représenter : uniserrata.
R. Canina. Y. glabra } Ë « biserrata.
uniserrata.
v. pubescens À.
biserrata.
Chacune de ces variétés peut se présenter avec les pédoncules floraux glabres, velus, glanduleux.
Les Caninæ sont réparties abondamment dans l’ancien continent depuis Madère et Ténériffe jusqu'aux “régions boréalés : elles ne dépassent pas les régions occidentales de l'Asie, n'existent pas
dans l'Asie centrale et orientale et ne se retrouvent que naturalisées en Amérique dans le haut: Mexique R. Montezumæ (Hmb. et Bonpl.).
Rubiginosæ (D. C.).
-Le groupe des Rubigineuses, si voisin des Canines est formé d’une nombreuse cohorte de variétés éminemment caractérisées par la présence de glandes subfoliaires généralement odorantes (odeur de pomme de Reinette). Suivant que ces glandes existent ou manquent, on a fait les 3 séries des Suavifoliæ, Micranthæ et Sepiaceæ {Pseudo-Rubiginosæ). On peut ainsi les définir : arbrisseaux à aiguillons de deux sortes ou bien conformes, folioles médiocres ou petites chargées de glandes subfoliaires et quelquefois dans le jeune âge suprafoliaires, doublement dentées à dents fortement glanduleuses composées plus ou moins aiguës et profondes ; quelquefois les folioles sont pubescentes légèrement, dans d’autres cas elles sont complètement glabres; il en est de même des pétioles; pédoncules et réceptacles fructifères hispides-glanduleux, à sépales glanduleux caducs, quelquefois dressés après l’anthèse, mais fombant à la maturité; pétales habituellement assez peu larges, blancs ou roses foncés.
Les Rubiginosæ Veræ sont en outre de ces caractères communs, couvertes d’aiguillons de deux sortes, les uns crochus, les autres plus nombreux, -grêles, droits, sétacés ; les rejets stériles sont droits, roi-