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des ; les corolles d’un rose-vif ; les rameaux forment un buisson compact; le fruit mûr est pulpeux, désagréable au goût, laissant de l’amertume dans la bouche. Le nom de À. Rubiginosa est appliqué à bien des formes : le type de l’herbier de Linné, serait le 22. Comosa, Rip.) celui décrit dans le Mantissa, le BR. Apricorum, tous deux à fruits globuleux. Pour les auteurs qui le décrivent à fruits ovoïdes, c’est une forme appartenant à une autre section À. Permixta (Desg.). Il est certain que les R. Apricorum et Comosa ne doivent pas être séparés l’un de l’autre, les sépales prétendus persistants du second tombant avec la plus grande facilité naturellement : quant aù À. Umbellata (Lem.) c'est une belle variation très fréquente dans laquelle les fleurs sont disposées en ombelle le plus souvent triflore : ces trois espèces doivent donc, à notre sens rentrer l’une dans l’autre, sous le nom plus ancien de À. Rubiginosa (L.).
Dans les Micranthæ, les aiguillons sont uniformes, crochus, non entremêlés de soies glanduleuses, les rejets stériles flexueux en zigzags, les corolles petites, blanches ou pâles, le buisson lâche, les fruits acidules non désagréables au goût : les glandes sont moins odorantes : les formes les plus communes sont les R. Diminula (Boreau); Micrantha (Smith); Permixla (Desg.).
Les styles velus ou hérissés dans les Suavifoliæ sont habituellement glabres ou glabrescents dans les Micranthæ.
Dans les Sepiaceæ caractérisées par la forme des feuilles lancéolées, atténuées aux extrémités, à dents profondes aiguës, les pédoncules sont très rarement hispides-elanduleux, les fleurs sont blanches, quelquefois roses. :
Le Rosa Sepium (Th.) est le type de cette sous-sec tion, il est très polymorphe et a donné lieu à la création de quelques espèces qu'il est bien difficile d'en distinguer avec certitude (R. Arvalica, R. Virgultorum) dans lesquelles les fruits sont sphé-
riques ou ovoïdes. les pétioles tomenteux ou non. Le Rosa Bilurigensis (Boreau), qu’on rapporte à:
cette division nous paraît mieux caractérisé et nous ne sommes pas éloignés d'y voir une bonne espèce : il tient beaucoup par le port du Æ. Spinosissima, auquel Schültz le rapporte comme hybride. M. Royer (Flore de la Côte-d'Or), le compare aux deux parents présumés et fait observer que les fleurs sont souvent stériles : les fleurs sont roses, les aiguillons très nombreux, droits, sétacés; dans les échantillons recueillis dans le département de l’Aube, les tiges sont presque inermes et diffèrent beaucoup du type des environs de Bourges.
C'est encore à cette sous-section qu'appartiendrait d’après M. Deséglise, le Rosa Klukii, mais il résulte des recherches de Crépin, que cette espèce est des plus obscure et qu’on ne peut rien affirmer de certain à son sujet : d’après Borbas, ce serait le R. Inodora (Fries); d’après Deséelise
la plante des auteurs français serait son Rosa Subdola, dont les pédoncules présentent quelques poils glanduleux; dans la plante du Caucase, ils seraient lisses et les styles soudés en colonne (par suite d’un accident fréquent pendant la dessiccation).
Les Rubiginosæ nous semblent devoir être présentées ainsi :
R. Rubiginosa, L. — Guam variantibus.
.R. Micrantha (Smith). — Flore albo — R. Sepium !
Flore roseo — R. Bituri- R. Sepium (Thuillier). — gensis.
Pedunculis glandulosis — R. Subdola.
Les Micranthées sont plus répandues que les Suavifoliæ qui ne se trouvent point dans la région Caucasique : les Rubigineuses se trouvent aux Canaries, habitent le plateau central de l’Europe et manquent en Amérique.
Orientales (Crépin). — Hispanicæ (Christ), p. p.
Petite section détachée des Rubigineuses et ayant des rapports avec les Villosæ. Les espèces qui la composent forment de petits sous-arbrisseaux en buissons compacts, glanduleux ou tomenteux : les aiguillons sont conformes ou dimorphes, les fleurs roses ou blanches, le fruit précoce, couronné par les divisions calicinales persistantes. Les folioles sont souvent glanduleuses sur les deux faces.
Les espèces qui composent ce groupe habitent la région méditerranéenne et s’avancent depuis l’Asie- Mineure et la Grèce jusqu’à l’île de Corse et peutêtre aux Alpes Maritimes. La seule espèce française est, jusqu’à ce jour, le Rosa Seraphini(Viv :), dont le lieu d’origine est la Corse : on le retrouve au Maroc; c'est sur des échantillons vivants de ce pays que nous avons pu l’étudier : les fleurs sont blanches, les feuilles glanduleuses sur les deux faces, petites, coriaces, à odeur désagréable rappelant celle de certains Rhus, le fruit mürit de très bonne heure et
très rapidement aussi tombent les pièces calicinales.
Tomentosæ (Deséglise).
Groupe renfermant un grand nombre de formes difficiles à répartir en divisions nettement tranchées : les espèces ont été fondées avant tout sur la présence des glandes subfoliaires et la dentelure des folioles, caractères encore plus variables dans ce groupe que dans tous les autres.
Arbrisseaux lâches, à tiges stériles, longuement arquées au sommet; aiguillons assez grêles, peu comprimés à la base, un peu arqués, rarement droits; folioles plus ou moins pubescentes-tomenteuses, rarement glabres ou glabrescentes, églanduleuses ou non sur le parenchyme ou les nervures, surdentées ou non; Corolle d’un rose-pâle ou blanche; sépales plus ou moins rapidement caducs, mais finissant par se désarticuler à la maturité. |
M. Deséglise distingue les Tomentosæ Veræ et les Pomiferæ, mais ces dernières sont extrêmement distinctes (Vallosæ) : les Tomentosæ ont avant tout d’intimes affinités avec les Canines, surtout avec les Tomentellæ.
La présence de dents glanduleuses ou de dents simples, ne doit pas prendre une trop grande importance dans ce groupe : ainsi le À. Dumosa se présente à dents simples et à dents glanduleuses seulement dans les folioles inférieures des ramuscules florifères : L'importance des glandes n’est pas non plus à exagérer, ainsi des Tomenteuses habituellement églanduleuses présentent parfois des folioles avec quelques glandes à la base de la nervure médiane : une sous-séction des Transiloriæ pourrait donc être établie comme dans les Caninæ.
Les formes à dents simples sont relativement rares dans ce groupe et suivant les principes que nous avons énoncés au commencement de ce travail elles correspondent à un état églanduleux : nous n'avons remarqué que le À. Pellita (Rip.), à fleurs blanches, à pédicelles et réceptacles hispides-glanduleux, à folioles très fortement tomenteuses; c’est d’après M. Deséglise la même plante que le À. Cinerascens (Dum.) que son auteur indique comme couronné par les sépales persistants (mais probablement jusqu’à la maturité seulement), et à fleurs roses : or, notre plante, vue et nommée par le D" Ripart,
présente des fleurs du plus beau blanc : peut-on
réunir ces deux plantes ? Nous sommes tout disposé à le faire, ne voyant pas de différences plus considébles entre elles.
Parmi les formes à dents composées glanduleuses, nous pouvonsciter les Rosa Subglobosaet Tomentosa que nous ne croyons pas séparables autrement que par la forme des fruits : c’est le R. Tomentosa qui établit le plus nettement le passage des Tomenteuses aux Canines. Ces formes sont généralement églanduleuses, mais elles se relient aux glanduleuses par des modifications du AR. Tomentosa que Crépin a classées dans un groupe des Semi-Glandulosæ, portant des glandes seulement sur les feuilles inférieures.
Parmi les espèces manifestement glanduleuses, la plus fréquente dans notre région est le A2. Cuspidaloïdes (Crépin) confondu longtemps avec le R. Cuspidata du Caucase. Cette rose assez répandue dans l’Europe occidentale serait, d’après Borbas, une villeuse à sépales persistants habitant spécialement la Suède, tandis que la plante française serait le 2. Pseudo -Cuspidata (Cr.). Nous avons communiqué des échantillons que nous avions ainsi dénommés à M. Crépin, le meilleur juge dans ce différend, et celui-ci y a reconnu son À. Cuspidatoïides.
Le R. Terebinthinacea (Besser) indiqué dans le département de l’Vonne par Boreau, ne serait également que le R. Pseudo-Terebinthinacea (Borbas) : le type de Besser, très rare dans les grands herbiers,
serait une forme remarquable du À. Tomentosa, et caractérisée par des aiguillons dimorphes : la plante ainsi nommée par Deséglise est une Gallicane, R. Subdolida, celle de Grenier correspond au R. Corüfohia.
Pour nous et après mür examen, nous ne pouvons admettre qu’un seul type spécifique :
foliolis-1 Eglandulosa ; ) é vel 2-serratis Rosa Tomentosa (Smith) variat : A foliolis Glandulosa ; 9-serratis.
Les Tomenteuses sont plus répandues que les Rubigineuses et les Canines ; elles habitent l’Europe centrale et occidentale, la région Caucasique, l’Asie- Mineure, l’Arménie, le Lazistan : elles ne sont point citées en Afrique et dans le Nouveau Continent, tandis que les Canines existent en Afrique ainsi que les Rubigineuses.
Villosæ (Crépin).
Les Villeuses séparées à juste raison des Tomenteuses en sont distinctes par le port des arbrisseaux à tiges droites, non arquées au sommet; par les folioles plus allongées, toujours à dents composées glanduleuses, les fleurs roses, les fruits très gros pomifères, couronnés par les sépales connivents persistants : ces caractères et la villosité de toutes les parties les rapprochent des Sabiniæ et des Orientales.
Les aiguillons sont droits, rarement un peu arqués : Tel qu’il est constitué, ce groupe est un des plus reconnaissables et ne peut être confondu avec celui des -Tomentosæ : un seul caractère suffirait à l’en distinguer, c’est celui si important des sépales persistants, vivant de la vie du réceptacle florifère et ne se désarticulant jamais.
Les Villeuses sont classées dans les ouvrages spéciaux d’après la présence des glandes, la largeur des folioles, la grosseur du fruit : tous caractères ayant peu de valeur. Nous n’avons jamais pu rencontrer une Villeuse complètement églanduleuse, tant sur des individus vivants que sur des échantillons d’herbier. Les Rosa Pomifera et Recondita; Grenieri et Resinosoides, nous ont paru semblables deux à deux et ne différer entre eux que par la grandeur des folioles. La grosseur du fruit ne saurait non plus être invoquée, car on peut trouver des fruits très gros dans le R. Pomifera, moyens dans le R. Grenieri, petits dans le À. Minuta (Bor :).
Il n’y a donc pour nous qu’un seul type spécifique, le Rosa Pomifera (Hermann).
Les Villosæ sont des plantes essentiellement montagneuses, signalées dans l’Europe centrale et boréale, la région Caucasique, les montagnes de la Grèce : elles n’ont pas été signalées en Asie, en Afrique et en Amérique.
A la suite de l'étude des roses proprement dites, il nous reste à dire quelques mots d’une plante
intéressante, tour à tour placée et retirée du genre Rosa : le Hulthemia Berberifolia.
La rose à feuilles de Berberis a été décrite pour la première fois par Pallas. C’est Dumortier qui en 1824 proposa le nom de Æulthemia en l'honneur d'un amateur belge Van Hultheim : Lindley, créa le genre Lowea, et Bunge augmenta la nomenclature du Rhodopsis.
L'Hullhemia peut être ainsi décrit : sous-arbrisseau très petit, très rameux, entièrement glabre ou légèrement velu (v. Velutina, Per :). à aiguillons tous stipulaires, presque opposés, étalés, légèrement incurvés; folioles ovales, plus ou moins étroites (v. Stenophylla, Boissier), subsessiles, dentées : fleurs solitaires terminales jaunes, à onglet des pétales, marqué d’une large tache pourpre, à réceptacle florifère hérissé, à sépales aigus-lancéolés, velus sur le dos, étalés persistants. Les carpelles sont parfaitement glabres; le fruit est globuleux, resserré au sommet. >
On a beaucoup discuté pour savoir si la feuille unique était bien une feuiile ou des stipules connées imitant les feuilles et prenant leur place : d’après la majorité des rhodologues qui ont pu étudier cette plante, on doit pencher vers la première idée. Cette plante est rare dans nos jardins où elle pousse difficilement : son hybride formé avec le R. Involucrata (R. Hardyi, Paxton) est plus connu; nous avons pu l’étudier à notre aise et nous nous