‹ Du Genre RosaChapitre 5 sur 28 · PET ‘O · texte numérisé non relu

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des sépales) en plaçant comme subdivisions les séries de Lindley. Les espèces y sont réparties en deux grands groupes.

A. Setigeræ. — (Ebracteatæ angusté bracteatæ aut laté bracteatæ).

B. Aculeosæ. — (Rubiginosæ, villosæ, caninæ, centifoliæ, nitidæ).

La flore de Reichenbach comprend 150 rosiflores : dans une autre flore allemande publiée quelques années plus tard, la flore de Fribourg par Schimper et Spenner, 50 à peine sont décrites, il est facile de juger par ces différences combien il est difficile d'énumérer avec certitude les formes spécifiques. Laissons la parole à l’illustre naturaliste alsacien Kirschleger :.« On y fait de larges abatis, une immolation impitoyable d’une foule de prétendues bonnes et solides espèces ; on crée de vastes types spécifiques ; une foule d’espèces des genres thalictrum, rubus, rosa, viola, hieracium que leur fondateur avait caressées ou établies avec un soin paternel, sont insolemment biffées. »

En 1837, Koch (Synopsis, fl. germanicæ et helveticæ) établit ses distinctions spécifiques sur les modifications tirées des ovaires, qui dans certains cas peuvent être sessiles, dans d’autres stipités, 4 sections sont admises :

1. Pimpinellifoliæ. — Ovaria in centro calyeis breviter stipitata; flores ebracteati; stipulæ sub

conformes.

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2. Cinnamomeæ. — Ovaria in centro calycis breviter stipitata, flores plures bracteati; stipulæ ramulorum florentium conspicue latiores.

3. Caninæ. — Ovaria in centro calycis longé süpitata : stipites ovarium œquantes : stipulæ ramulorum florentium dilatatæ.

4. Nobiles. — Ovaria omnia penitus sessilia stipite destituta; stipulæ conformes.

En 1836, Boitard, dans son Manuel complet de l'amateur de roses, s’est livré à un travail de haute fantaisie qui montre combien le sujet qu'il traite lui est peu familier; pour lui tous les rosiers forment trois espèces : la première renferme le Rosa berberifolia; la deuxième le Rosa lutea; la troisième toutes les autres espèces connues à cette époque : ainsi, dans cette troisième espèce se trouvent réunies côte à côte des roses telles que les R. Canina, rugosa; banksiæ, centifolia, semperflorens, bracteata, etc.

En 1848, la flore de France, de Grenier et Godron admet 23 espèces réparties suivant la forme des stipules, la réunion ou la liberté des ‘styles. Cette classification du genre Rosa a été reprise à deux fois différentes par Grenier, dans sa Flore du Jura (1865), et dans sa Révision de la flore des monts Jura (1875); dans le premier de ces ouvrages, les aiguillons sétacés, droits ou bien recourbés sont pris comme terme de comparaison. Une première section comprend 4 sous-sections: Dimorphacanthæ,

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coronatæ, villosæ, ambiguæ, dont les espèces sont pourvues d’aiguillons sétacés ou subulés, droits ou faiblement arqués. Les Dimorphacanthæ possèdent des aiguillons de deux sortes (gallicanes); les Coronalæ, des aiguillons sétacés et des divisions calicinales persistantes (Pimpinellifoliæ, Alpinæ); les Villosæ, des aiguillons tous subulés, des divisions du calice plus ou moins persistantes (Tomentosæ, Villosæ); les Ambiguæ, des aiguillons tous subulés, droits ou un peu arqués, des dents calicinales étalées persistant jusqu'à la maturité du fruit (Montanæ, etc.) La deuxième section comprend deux sous-sections Caninæ et Rubiginosæ, caractérisées par des aiguillons vigoureux, larges, comprimés, crochus.

Dans le second de ces ouvrages, la classification y a éprouvé de larges modifications : ce sont toujours les aiguillons qui servent de base, mais les sous-divisions ont été augmentées : 7 sections : Diacanthæ (Cinnamomeæ, Dimorphacanthæ (Gallicanes); Leptacanthæ (alpinæ et pimpinellifohiæ); Coronalæ; Villosæ; Tomentosæ; Ambiquæ (Montanæ), renferment les formes à aiguillons droits ou sétacés; 4 autres groupes comprennent celles qui possèdent des aiguillons crochus ou arqués : Reuterianæ (R. glauca, coriifolia, ete.); Synstylæ ; Caninæ; Rubiginosæ.

En 1869, Godet, dans le Supplément à la flore du Jura,reprend ses anciens travaux publiés en 1853 :

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ce n’est plus sur la sessilité des ovaires que sont ba seés ses sections, mais sur la forme des aiguillons comme dans la classification de Grenier; toutes les espèces jurassiennes y sont réparties en 3 groupes : Heteracanthæ, aiguillons très inégaux, ou de 2 sortes (alpinæ, pimpinellifoliæ, gallicanæ) ; Diacanthæ, aiguillons inégaux géminés ou opposés sous les stipules (Cinnamomea); Homæocanthæ, aiguillons uniformes (Caninæ, synstylæ, etc.) :

Gette classification présente quelques inconvénients : ainsi les Arvenses si bien caractérisées par leurs styles en colonnes sont réunies aux Caninæ : ce n’est donc pas sur la forme des aiguilles qu’on peut asseoir les bases d’une classification naturelle.

En 1865, Deséglise, dans Observations on the differents méthods, etc., propose une division des roses françaises qui est a peu près admise par tous les botanistes européens.

1° Synstylæ. 2 Gallicanæ. 3° Cinnamomeæ. 4° Pimpinellifoliæ. 5° Alpinæ. 6° Eglanteriæ. 7° Caninæ. 8° Rubiginosæ. 9° Villosæ.

M. Deséglise a de nouveau modifié, en 1877, son premier travail de la manière suivante : les Monlanæ y Sont admises ainsi que les Sabiniæ et les Centifolhiæ; les Tomentosæ comprennent une partie des Villosæ dont quelques-unes ont été reportées dans des subdivisions des Caninæ. En principe, Deséglise s’est inspiré des idées de D. C. (Musée helvélique, 1818).

En 1867, Dumortier publie sa Monographie des roses de la flore Belge, basée sur un caractère unique tiré de la présence ou de l’absence du nectaire : NEC QU EN ee IN Chomertodan:

Nectaire mince inséré sur le calice. 2. C'assiorhodon. Nectaire épais inséré au sommet(3. Erorhodon.

HOMUECEUIe TARA 4. Cynorhodon.

— Styles réunis en colonne. 5. Sfylorhodon.

Dumortier, attache une grande importance à l’insertion des aiguillons et à la cicatrice qu'ils laissent sur la tige; son genre Cynorhodon contient des Dimorphacanthi, à aiguillons de deux sortes ; des Spiniferes, à aiguillons laissant une impression ovale-arrondie (Alpinæ, Tomentosæ); des Hamiferes à aiguillons recourbés, crochus, laissant une impression allongée (Rubiginosæ, Caninæ).

En 1870, Baker (A monography of the Bristish Roses) déjà connu par son Rewierw of the Brislish Roses (1864) répartit en » classes, les Roses de la Grande-Bretagne, et encore une de ces classes pourrait sans inconvénient être supprimée :

Spinosissimæ. Rubiginosæ.

Villosæ. Caninæ.

Synslyleæ.

Baker n'appartient pas à l’école nouvelle, pour lui les types spécifiques sont peu nombreux et constitués seulement par des formes nettement tranchées. La section des Caninæ comprend :

Caninæ eucristatæ. — Sépales caducs.

Caninæ subcristatæ.— Sépales persistant jusqu’à la maturité.

Caninæ subrubiginosæ. — (Glandulosæ).

En 1872, Scheutz (Studier ofver de Skandinaviska arlerna af slaglelt rosa) fait une monographie des roses scandinaves basée sur les caractères d’armature des tiges et la forme des sépales.

A.— Caules omnino aculeati, aculei sparsi distantesque, sepala plerumque pinnatisecta. (Rubiginosæ, Caninæ, Villosæ).

B. — Caules omnino vel ex parte dense aculeati ; aculei saltem in turionibus graciles vel setacei; sepala plerumque integra.

* Foliis 5-7 — folialata (Cinnamomeæ).

* Foliis 7-11. — Foliolata (Alpinæ, Pimpinellifoliæ).

La même année M. Boissier (Flora orientalis, t. ID) répartit en 10 sections les roses d'Orient basées sur l'insertion ou inclusion des styles ; leur coalescence, ou leur séparation. Deux sections spéciales s’y trouvent représentées par un certain nombre d’espèces : les elymaïlicæ « grex affinis pimpinellifoliis sed aculei validi et sepala non conniventia » ; les Orienlales (Crépin) « affines villosis, staturà humila distinctæ » : une des espèces de cette section le X. glutinosa est européen et a été habituellement placé dans les Rubiginosæ. La section des Diacanthæ {Go-

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det) renferme quelques espèces À. anserinæfolia, lehmanniana présentant des particularités biologiques spéciales sur lesquelles nous reviendrons, et font partie de la section des Microcarpæ (Crépin). Le genre Hulthemia est séparé du genre Rosa et représenté par la seule espèce connue : Hulthemia berberifolia.

H. Koch dans sa Dendrologie en 1869, fait 7 groupes des espèces du genre Rosa, se basant sur l’ensem- * ble des caractères des différentes parties de la plante: Pimpinellifoliæ (Eglanteriæ, Pimpinelifoliæ). Cinnamomeæ (Cinnamomeæ, Alpinæ).

Hortenses (Gallicanæ).

Caninæ(Caninæ, Rubiginosæ, Villosæ,Tomentosæ). Corymbiferæ (Synstylæ).

* Fleurs en grappes composées, pédoncules rameux. ; (R. Multiflora, Moschata).

* Fleurs en grappes simples, pédoncules simples.

(R. Repens, Sempervirens).

Nobiles (Indicæ).

Banksianæ (Banksianæ, bracteatæ, ebracteatæ)

Crépin, etc.

Au point de vue des Roses d'Europe, cette classification laisse à désirer : ainsi dans un même groupe rentrent les Z?. lulea et pimpinellifolia voisins, il est vrai par les caractères du disque, mais cependant

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suffisamment distincts ; dans un autre les Caninæ et Villosæ.

En 1869 également, le célèbre phytologue, Th. Wirtgen publie les prémices d’une classification : nous n'avons pu consulter que ce qui a trait aux Caninæ : nous croyons que le travail s’est arrêté là : le À. cuspidala (M. B.), compris dans ce groupe doit en être retiré pour prendre place dans les Tomenteuses.

C’est la même année que Crépin commence la publication des matériaux pour servir à l’histoire des Roses « Primiliæ monographiæ rosarum » dont le sixième fascicule va prochainement paraître : c’est sans contredit l'ouvrage le plus remarquable publié jusqu'à ce jour sur ce sujet, mdispensable à quiconque désire aborder l'étude de ces difficuités. Nous y reviendrons en maints endroits et nous nous laisserons guider par la classification du savant maître.

En 1873, Christ (Die Rosen der Schweiz) donne d'intéressants renseignements sur les rosiers de la Suisse, comparativement avec ceux des régions voisines de l’Europe moyenne et méridionale. Les - plantes y sont rangées sous les six titres suivants :

Cinnamomesæ.

Pimpinellæ (Alpinæ, Pimpinellifoliæ).

Sabinieæ.

Caninæ.S.S$.1. Vestitæ (Villosæ, Tomentosæ).

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