‹ Du glaucomeChapitre 10 sur 18 · AZ · texte numérisé non relu

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le miroir seul. L'état du corps vitré peut rendre difficile , quelquefois même impossible , Texamen du fond de l'œil. Pqpr peu que les milieux aient perdu de leur transparence, on n'aperçoit les détails qu'incomplètement, et la papille est vue, selon l'heureuse expression de M. Desmarres, à la manière de la lune regardée à travers un brouillard.

Aux obstacles que les recherches ophlhalraôscôpi' ques rencontrent de la part du corps vitré, viennent quelquefois se joindre ceux qui ont leur source dans les altérations du cristallin. Je ne reviendrai pas sur ces dernières, dont l'éclairage oblique , ou au moyen d'un faisceau lumineux faible, faciJitera singulièrement la découverte et l'élude: je ne les signale qu'au point de vue de Texamen du fond de l'œil , qu'elles peuvent quelquefois entraver.

CHOROÏDE.

On connaît les relations intimes qui existent entre la choroïde et le corps vilré : on sait combien les altérations de la première retentissent énergiquement sur le second. Or, les modifications subies par ce dernier amenant un trouble plus ou moins prononcé de là transparence, l'examen de la choroïde sera rendu difficile, au moment où cet examen devient intéressant. Si lés milieux sont transparents, comme dans les prodromes, et généralement dans les premières périodes de la maladie confirmée, les changements présentés par la cho-

roïde pourront indiquer seulement une simple congés* tion plus ou moins accentuée. Plus tard, le mal ayant fait des progrès , et malgré les conditions défavorables imposées à Texamen par le trouble des milieux , Tobservateur parviendra à discerner des altérations importantes. Les changements que Ton rencontre dans la manière d'être de la choroïde commencent pour Tordinaire vers Vora serraia ; ils consistent en une macération générale de son pigment, qui se groupe sous forme de taches brunâtres irrégulièrement disséminées ; en une modification de Tapparence de cette' membrane qui a revêtu un aspect général violacé (Sichel), et dans laquelle les vaisseaux capillaires ont disparu pour faire place à de gros vaisseaux . Ceuxci , d'une couleur rouge foncé, s'anastomosent entre eux , en circonscrivant des espaces ordinairement déforme losangique et dans lesquels la teinte violacée est très-prononcée ; ces vaisseaux sont tortueux et engorgés. — Quelquefois on trouve des épanchements de sang dans les parties périphériques de la choroïde , principalement vefs la région équatoriale (Graefe), et dont on reconnaît le siège à ce caractère , que les vaisseaux rétiniens serpentent au-dessus d'eux. Ces épanchements sont en général arrondis et présentent un volume de un à deux millimètres. Quelquefois, enfin, la choroïde présente çà et là quelques plaques exsudatives de volume variable.

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