GLOBE OCULAIRE
Nous connaissons déjà les altérations que le bulbe a subies dans ses détails , car nous les avons successivement passées en revue.
Ces altérations réunies se traduisent par un changement dans la forme et même dans le volume Bien que la cornée soit généralement aplatie, le globe parait cependant plus gros, il fait saillie sous les paupières , surtout la supérieure ; ses mouvements sont lents , embarrassés ; il a de la tendance à prendre une forme
< Sichel; Mémoire sur le glaucome. (Ann. œul., tom. V, pag. 232. )
sphérique de plus en plus prononcée (phénomène qui varie selon le degré d'aplatissement de la cornée), avec une dépression sur le trajet des muscles droits.
Une observation diamétralement opposée a été faite par certains auteurs ( Gusco , Tavignot ) , qui pensent que le bulbe est, au contraire, diminué.
Des staphylpmes choroïdiens peuvent faire saillie au niveau de sa surface antérieure ; et peut-être se renconfreraient-ils de préférence survies yeux qui paraissent le moins augmentés de volume.
Enfin , le symptôme caractéristique consiste dans une dureté ordinairement très-prononcée que Ton constate en |)ressanl sur le globe avec le doigt ; on a alors une sensation que M. Desmarres a comparée à celle que Ton éprouverait en touchant une bille de marbre à travers un gant.
Examen opMImlmoscfipiiiue.
Me voici arrivé à Tétude de symptômes dont la valeur est d'une appréciation un peu plus délicate. Ils sont jconsidérés comme les signes pathognomoniques delà maladie, et cependant ils font quelquefois défaut; d'autres fois il est difficile , sinon impossible, de les apercevoir.
De ces altérations , dont l'importance varie selon l'époque de lexamen , les unes se montrent dans le corps vitré, la rétine ou la choroïde; les autres ont
pour siège de prédilection la papille et les vaisseaux qui la parcourent.