‹ Du gouvernement considéré dans ses rapports avec le commerce, ou, De l'administration commerciale opposée à l'économie politiqueChapitre 45 sur 46 · RESUME GENERAL DE L'OUVRAGE · texte numérisé non relu

RESUME GENERAL DE L'OUVRAGE

La richesse des peuples consiste dans l'abondance des choses consommables.

Cette richesse recomiait trois éléments foada* mentaux : la terre , le travail et la monnaie.

La terre est la source de tous les produits ; le travail , rinsfarument qui leur donne de la valeur; la monnaie , Tagent qui les met en circalatîoii.

Les doctrines économiques, qui plac^ la richesse exclusivemaot dans la terre , on dans le travail , ou dans la monnaie , sont fiiusses : elles sont fausses , parce qu'elles reposent sar mie véité relative dont elles font mal-à-propos une vérité absolue.

Cest à tort que les écrivains reprochent aux gouvernements de faire consister la richesse nationale dans Targent. Les gouvernements ne prisent, dans Fargent , que son influence sur la production; multiplier les choses consommables a toujours âë Tobjetde leurs efforts; les ordcmnances de nos Rms le témoignent sans réplique : c'est là qne Snùtb a puisé ridée-mère de son livre.

La propriété de pouvoir servir de monnaie n'appartenant qu'à l'argent , il est absurde de le confondre , pour l'utilité , avec les autres valeurs

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éehaDgeaUés ^ et de Tappeler marchandise comme elles.

. Le& peuples riches employent relativement medns d'argent que les autres peuples ; ils y suppléent pai' le crédit et par les institutions qu'il &Gilite : tel est rob)et des banques d^escompte ou de circulation. Un seul peuple a pu se passer toiil-à~idt de monnaie de métal ; et ce peuple )iii*mémeD*est arrivé à la suprématie commerciale et maritime quen attirant toujours à lui la phie. grande partie de Targent que fournissait ^Amérique*

L'abondance de TairgeiKt n'a jamais d'inconvéoient pour le pays ; elle vivifie tous les canaux de là production et de la cifeuliation ; elle a aussi de rinâuenee sur la baisse de Fintérét , parce qulelle est , pour l(ds capitalistes , un moyen de réaUser facilement des valeurs qui ne seraient pa9 aosoeptibles^ de prêt si elles n'étaient converties en monnaie.

L'intérêt n'est qu'une délégation sûr le profit qiJDon peut faire loyalement avec le capital emprunté. Tout intérêt' supérieur , ou même égal k ee profit , est contrajire a(ux lois de Téquité. Il n'y 9. point de prime d'éssurance dans l'intérêt , qui peut n'être payé^ qu'une fois, et qui, par consé- <|aent y n'assure rien*

L'agriculture et^ lé; eouaoneree intérieur sont,

pour cliacjue nation, les véritables bases de a prospérité matérielle. Le commerce extérieur a plus d'éclat ; mais il est sujet h plus de révolutions. Le commerce de transport ne convient qu'aux peuples dont le territoire est ingrat et rindùstrie languissante. Le sjstéme colonial repose . sur des conventions d'utilité réciproque ; il n'a rien d'odieux. Le commerce de Tlnde est ruineux pour l'Europe > dont il tend sans cesse à dmiinaer les ti^availleurs:

L'épargne ou l'économie accumule les capitaux ; un9 plus grande consommation utilise les produits que de nouveaux capitaux créent : sans qu'on doive ériger en principe de richesse ^ ni la consommation ni l'épargne » parce qu'en séparant l'une de ces choses de l'autre , on les tue toutes deux.

L'économie enrichit les nations ccmune les particuliers. La prodigalité les ruine de même.

Mais une nation n'est prodigue ou écoDome que dans ses relations extérieures.

L'Europe est prodigue en achetant des marchandises de rinde ; la France est économe en s'interdisent les marchandises anglaises.

L'économie politique procède , dans ses spéculations, comme si chaque nation n'avait pas des intérêts distincts ; comme si tous les peuples ne formaient qu'un seul peuple : elle admet que l'intérêt privé , laisse à sa pleine liberté , porte

tiÊêûmimenki^ïA les pf^ptié^r» d4$'<^pîtaM]i ^ en lîflittr le p«fti le plw âvniiitigeut: pôUir te pHj^

L^Âdmiaî^trAUon mit d^a^lres irègie^; ^le wq pMpMf an autre but*

L'AâitfiiuBlMioii ne piMe {>oiàt de k thëotie Il Ia pratique ; cfle Pèttioiite de la pr«Aique li là théorie.

Elle n^admet donc de théorie qu'autant que la pratique en a fait reconnaître la justesse.

L'Administration ne prétend point à la reforme des peuples , ou , si elle y prétend , c*est en les prenant d'abord comme la nature et les institutions les ont faits.

Elle a ainsi créé le système commercial.

Le système commercial est nd de l'expérience ^ qui apprend que l'intérêt privé prévaut toujours sur l'ititérét public , et qui malheureusement montre les peuples , non^seulement comme séparés d^intérêts , mais comme rivaux , . trop souvent comme ennemis.

Le grstâme commercial procure à tous les peuples de TEurope y des moyens de prospérité fondés sur l'économie et le travail :

Sur l'économie , parce qu'il empêche les acquisitions de productions exotiques dont on peut se passer , ou auxquelles on peut suppléer ;

Sur le travail , parce qu'il l'encourage en lui assurant au moins le marché intérieur.

Sans le sjrstéme commercial , il n^ aurait en Europe qu un seul peuple manufacturier c toutes les autres nations dépendraient de ce peuple ; leurs moyens d'écbanges seraient réduits ajux productions du soL Elles perdraient ainsi^ à la fois, leur industrie et leur marine ; el]fe$ seraient subjuguées.

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