‹ Du Hile Pulmonaire Dans La TuberculoseChapitre 11 sur 41 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

Lésions anatomo-radiologiques des régions hilaires et juxta-hilaires

au cours de la tuberculose pulmonaire.

En quoi la localisation de la‘tuberculose à la région hilaire est-elle remarquable ? A-t-elle plus qu'un intérêt statistique ?

On nous la présente comme le siège initial de toute tuberculose pulmonaire de réinfection. D'autre part, cette région a ceci de caractéristique qu’elle est située à la jonction de deux territoires, l’un pulmonaire, parenchymateux, l’autre broncho-vasculaire. La tuberculose, selon certains auteurs, pourrait confondre les frontières et participer à la fois des organes du hile broncho-vasculaire et de la substance pulmonaire adjacente.

Ainsi on décrit des lésions parenchymateuses périganglionnaires, périhilaires, par continuité, en tache d'huile, ou par lymphangite. On décrit des « hilites » des para- ou des « périhilites » tuberculeuses.

Méry, comme nous l'avons déjà rapporté, considérant des ombres pathologiques radiographiques des régions moyennes et juxta-médiastinales des champs

pulmonaires, s'était demandé si «la plèvre, le paren-

chyme, les gaines lymphatiques participaient au processus » d'hypertrophie ganglionnaire indiqué par les. ombres. Son examen le conduisait à exprimer finalement cette opinion: « Par la comparaison des diverses données fournies par l'observation clinique, l’exploration radiologique et la vérification anatomo-pathologique, une séméiologie nouvelle est en train de se constituer, mais, jusqu'à plus ample informé, on ne saurait être trop réservé dans la description des formes. inédites. »

Les prévisions de Méry se sont réalisées au moins sur un point : une séméiologie novatrice s'est constituée. Mais cette séméiologie a-t-elle bien les supports indiqués ? Ces supports sont-ils solides ?

Nous nous proposons de répondre à ces questions. en utilisant justement les données prescrites par Méry.

Dans un premier chapitre nous examinerons des poumons de tuberculeux en centrant notre attention sur les régions hilaires. Nous étudierons les ombres. radiologiques qui ont été interprétées comme traduisant les «hilites » et les « périhilites ». Enfin, nous. confronterons certaines de ces ombres avec les pièces . anatomiques correspondantes.

Dans un deuxième chapitre, utilisant tout à la fois les renseignements jusque-là obtenus et l'observation clinique, nous tenterons une mise au point, un diagnostic des ombres de projection hilaire occupant sur: les clichés frontaux les régions moyennes et juxta-.

médiastinales des champs pulmonaires.

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