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bloc. Ce bloc est fixé dans des moules plâtrés épousant strictement les surfaces internes de la cage thoracique ; ainsi les organes se durcissent-ils dans le formol en gardant leur forme initiale et leur position normale par rapport à la cage thoracique, au médiastin et au diaphragme. Les poumons préparés de cette manière sont débités en une série de coupes macroscopiques assez minces pour rendre visibles des lésions mêmes minimes. Ces coupes, d'autre part, sont pratiquées suivant des axes déterminés pour que les tranches puissent être exactement superposables aux images radiologiques prises dans la même orientation.
Mais, avant d’interroger les poumons des malades morts de tuberculose, voyons d'abord ce que sont à l’état normal le hile et les régions contiguës topographiquement décrites comme périhilaires.
Régions hilaires et périhilaires normales. — Les manuels d'anatomie classique n’ont pas donné à la région hilaire une importance en rapport avec celle que celleci a prise dans la description de certaines tuberculoses pulmonaires. De là ce qui paraît aujourd'hui une indigence de détails et de précisions. Heureusement, des travaux particuliers, outre les autopsies, permettent d'y suppléer en partie. Nous possédons à ce titre une excellente description de M. Schwartz.
Le hile, situé à l'union du tiers postérieur et des deux tiers antérieurs de la face interne du poumon,
se projette entre deux plans horizontaux passant par
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l'extrémité postérieure des quatrième et sixième côtes. Il représente, suivant une image de M. Schwartz, € un véritable cratère, irrégulier sur ses bords, d’une profondeur d'environ un centimètre et demi. À l’intérieur de ce sinus s'effectue la division des différents éléments du pédicule ». Ces éléments, bronches, artères et veines pulmonaires, système lymphatique, ont entre eux des rapports souvent variables. Le système lymphatique. qui forme, dans le sinus, un véritable groupe ganglionnaire indépendant, dit « interbronchique » ou encore « groupe hilaire », est « constitué par de nombreux ganglions enfouis dans le sinus hilaire, comblant tout l’espace laissé libre par les ramifications des organes pédiculaires, mais surtout enchâssés dans l'angle de division des bronches et des artères pulmonaires ».
Le hile a, avec la plèvre, des rapports caractéristiques intéressants à noter. « La plèvre, précise M. Schwartz, atteint... le pédicule dans sa partie moyenne ; de là, la séreuse se réfléchit de dedans en dehors et gagne ainsi le poumon au point même où ce dernier limite l’entrée du sinus pulmonaire. À ce niveau, le feuillet pariétal s'insère sur le poumon et se Continue avec le feuillet viscéral. Mais, au delà de celte réflexion, de cette adhérence de la plèvre au poumon, un feuillet unique viscéral, adhérant au tissu pulmonaire, tapisse ce dernier jusqu’au fond du hile. Ce feuillet celluleux, dû, peut-être, à une coalescence, tapisse les parois de l’excavation hilaire. On peut d’ailleurs décoller ce feuillet unique. »