V0 + RANCE
G..., 6 ans, cuti positive. Pas de bacilles de Koch dans le lavage des tomac.
Cliché 1. — Ombre dite périhilaire droite (elle paraît chevaucher la petite scissure).
Cliché 2. — La petite scissure est Cliché 3. — Radiographie de profil. prise en enfilade. L'ombre appa- L'ombre est antérieure au hile,
raît tout entière sus-scissurale.
sur des tissus affaissés, des pièces déformées, désaxées. Elles soulignent d'autre part la vanité d'indications fournies sur des lésions qui ont beaucoup évolué depuis les radiographies initiales.
Les premières critiques sont faibles, inadéquates. Elles ne s'appliquent plus guère aux méthodes. modernes ; elles ne sauraient s'appliquer à la méthode qui nous à été enseignée.
Les secondes critiques sont évidemment plus fortes. Des lésions de début, peu étendues, comme celles que nous étudions actuellement, peuvent évoluer, guérir, cependant que d’autres foyers se constitueront, évolueront, s’aggraveront jusqu'au dénouement par la mort. Comment retrouver les premières lésions ? Nous ne croyons pas qu'il soit toujours impossible d'en retrouver les traces. Mais nous n’insisterons pas sur ce point. Il faut en revanche rappeler que le processus d’invasion tuberculeux ne suit pas toujours de bout en bout le même cours La mort par maladie intercurrente peut l’interrompre. Cet accident n’est pas rare chez l’enfant. On sait aussi combien cette issue fatale est rapide chez celui-ci par méningite tuberculeuse ; les lésions pulmonaires n’ont pas dans ces cas le temps d'évoluer. Les pièces autopsiques permettent alors de contrôler sans risque d'errer les diagnostics radiographiques. C'est ainsi qu’on a eu à maintes reprises l’occasion de vérifier ceux prétendus de périhilite.
Nous nous permettons à ce sujet de reproduire in extenso le texte d’une observation communiquée par MM. Armand Delille et Lestocquoy à la Société
LS Médicale des Hôpitaux le 6 juillet 1928, car ce texte
circonstancié est on ne peut plus persuasif; il est aussi le premier qui ait trait à la critique des interprétations des ombres périhilaires.
€ Il s'agissait, peut-on lire, d’une fillette de deux ans et demi, d'aspect chétif, qui entra dans nos salles, le 9 février 1928, pour un état subfébrile avec perte d'appétit.
L'enfant était pâle, la figure un peu bouffie ; elle avait peu d’appétit et s’alimentait mal. La température était de 370 le matin et 38° le soir.
Le rhino-pharynx était en bon état, mais les amygdales un peu volumineuses. A part cela, aucune modification appréciable ni à l'examen stéthacoustique de l'appareil respiratoire, ni du cœur ; organes abdominaux normaux.
Seul l'examen radioscopique montrait une ombre hilaire gauche un peu accentuée, ce qui nous détermina à faire une radiographie quelques jours après. Celle-ci fut entièrement confirmative : les parenchymes pulmonaires étaient absolument transparents ; seule la région du hile gauche présentait une ombre élargie et accentuée à limites assez diffuses.
La cutiréaction était positive, la réaction Wassermann négative ; nous portâmes le diagnostic de tuberculose péri-hilaire et instituâmes un traitement général, uniquement de bon régime alimentaire, avec séjour au lit et aération.
Malheureusement, la température ne tarda pas à présenter une élévation plus marquée, et nous assistâmes à l'apparition des symptômes d’une méningite tuberculeuse à laquelle l'enfant succomba le 9 mars.
Désirant avoir la confirmation anatomique de notre diagnostic en ce qui concernait la nature et l'étendue des
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lésions péri-hilaires, nous employâmesla méthode, que nous avons décrite, du durcissement en bloc de tout le contenu thoracique, lequel fut ensuite débité en coupes frontales en séries, de 4% centimètre d'épaisseur.
Cette étude nous a permis d'arriver à des constatations particulièrement intéressantes.
Tandis que les coupes passant par la partie antérieure du médiastin et par les hiles, c’est-à-dire dans la plus grande largeur de la cavité thoracique, ne montrent aucune lésion appréciable de tuberculose, les coupes les plus postérieures, qui intéressent uniquement la partie des poumons logée dans les sinus costo-vertébraux, montrent, dans le poumon gauche, un amas de nodules caséeux entourés d’une zone de condensation, occupant le tiers supérieur du lobe inférieur, et nettement limité en haut par la scissure. Les lésions arrivent en arrière jusqu’à la surface du poumon.
Si on superpose les calques des différentes coupes, de manière à obtenir dans le plan frontal la projection d’arrière en avant de ces lésions, on constate que cette projection se fait loin de la ligne axillaire,au voisinage du médiastin, et que la projection de la masse cardiaque empiète largement sur elle.
Dans ces conditions, on comprend aisément comment sur le film radiographique la lésion fournissait une masse d'ombre occupant le voisinage du hile et apparaissant sur le bord gauche du cœur, tandis que la partie latérale du poumon, en dehors, étant indemne, restait claire sur l'écran.
Si ces lésions occupaient les parties latérales du parenchyme, elles donneraient une ombre plus où moins triangulaire à base axillaire. Vues dans le sens de la hauteur de la pyramide, elles se traduisent par une ombre qui occupe le voisinage du hile, ce qui peut engendrer une
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