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quand il est visible, et c’est fréquent, sous forme de bande opaque.
Les clichés pris de face sont à ce sujet particulièrement trompeurs. Ils nous donnent l'illusion de lésions bi- ou tri- lobaires, parce que, d’une part, les scissures passent par les parties moyennes des hiles, et que, d'autre part, l'ombre se superpose exactement à celle du hile et même le déborde largement.
Nous avons justement insisté sur l’obliquité des scissures grandes et petites, car nous Y trouvons une explication de l'illusion. Cette obliquité permet en effet à des lésions de la partie antérieure interne et basale du lobe supérieur, à des lésions de la partie supérieure interne et postérieure du lobe inférieur de réaliser les mêmes ombres sur des clichés de face que celles des lésions hilaires, mais elles sont en réalité antérieures ou postérieures au hile. Des radiographies de profil rendent aisément compte du phénomène.
Un autre artifice peut encore être employé. Voici, par exemple, un cliché pris en position antéro-postérieure d’une ombre se superposant au hile et le débordant largement dans tous les sens. Particularité intéressante, la scissure, bien visible, traverse tout le champ pulmonaire, et, plus opaque que l'ombre dite périhilaire, peut être suivie à travers celle-ci. Cette disposition est bien typique d’une lésion périhilaire, bilobaire, puisqu'elle chevauche nettement la scissure moyenne du poumon. Or, en faisant varier le jeu de l'ampoule de Rœntgen en hauteur, nous pouvons saisir
la scissure en enfilade ; et ainsi on peut voir nette-
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ment sur notre deuxième cliché que les lésions sont unilobaires, sus-jacentes à la scissuré. Elles appartiennent exclusivement, à n’en point douter, à la région basale interne et antérieure du lobe supérieur, à cette région qui se rabat ainsi qu’un couvercle au-devant du hile.
Ainsi le contrôle d'images par d’autres images prises sous d'autres incidences prouve surabondamment l'existence de lésions parenchymateuses pré et rétrohilaires. Est-ce à dire qu’au niveau du hile il n'existe aucune ombre pathologique ?
Sur les clichés de profil, en même temps qu’on note l'ombre parenchymateuse des culs de-sac pulmonaires, on peut remarquer souvent de petites taches au milieu des arborisations hilaires. Elles représentent des adénopathies locales. L’anatomie pathologique nous a convaincue de leur existence, mais elle nous a aussi appris qu'il n’y avait en aucune façon continuité entre elles et les lésions parenchymateuses proches.
Il reste des cas très rares où l’ombre hilaire de face est restée hilaire de profil. Il s’agit ici de grosses adénopathies isolées contemporaines de la primo-infection ; des contrôles nécropsiques nous en ont du moins per-
suadée.