FORT AU
erreur d'interprétation et faire penser qu'il s’agit de réactions autour des ganglions hilaires, alors qu'en réalité la lésion siège en plein parenchyme pulmonaire. »
Cette autre observation que nous résumons a été publiée par les mêmes auteurs.
Le petit L..., âgé de 7 ans, avait dû entrer à l'hôpital pour des troubles d’asystolie. Il présentait des signes manifestes de maladie mitrale ainsi qu’un très gros cœur ; sa cuti, en outre, était positive. La radiographie montra, en même temps qu'un cœur énorme, une ombre pathologique de projection hilaire droite. La crise d’'asystolie fut assez facilement jugulée, mais une seconde survint et après plusieurs accidents semblables, l'enfant succomba sans que son image radiologique se fût modifiée. La vérification, outre les lésions cardiaques, montra au niveau du hile pulmonaire droit quelques adénopathies fibro-caséeuses manifestement insuffisantes pour se révéler radiologiquement. Par contre, on fut frappé de l’existence d’une infiltration de nodules fibro-caséeux dans la languette antérieure du lobe supérieur droit : ces lésions, à n’en point douter, portaient sur des clichés frontaux leur ombre dans la zone dite périhilaire.
11 nous a été donné de faire encore tout récemment
une observation semblable.
L'enfant S..…., âgé de six ans, fut examinée pour des troubles méningés qu'une ponction lombaire devait rapidement nous révéler d’origine tuberculeuse. L'enfant présentait en outre sur sa radiographie pulmonaire une ombre anormale de la région hilaire gauche. La mort survint en quelques jours. L'examen des pièces montra d’une
Ombre d’apparence périhilaire gauche.
Coupe verticale ‘passant par le 1/3 Coupe transversale de la même post. des poumons. Gros nodule pièce. Le gros nodule caséeux est caséeux (en pointillé, la projection logé dans le cul-de-sac costoverdu cœur et des poumons), tébral. Au niveau du hile : quel-
ques petites adénopathies,
Lei 47: RES
part des gros ganglions caséeux hilaires, d'autre part un gros nodule caséeux en plein parenchyme pulmonaire dans le sinus costo-vertébral, dont la projection surun plan devait manifestement se confondre avec celle de la région hilaire.
Rapportons encore deux observations du même
ordre, vraiment typiques, faites par Engel.
La première s'applique à un nourrisson chez qui la radiographie avait montré des ombres dites hilaires anormales. La coupe transversale des organes thoraciques, pratiquée peu après ce cliché, révéla « une double pneumonie paravertébrale.
La deuxième concerne également un nourrisson. Ici une radiographie dorsoventrale s'était illustrée d'une grosse ombre dite périhilaire. La coupe sagittale du poumon permit de localiser « une pneumonie basale du lobe supérieur gauche.
MM. Armand-Delille et Lestocquoy, lors de la publication de leur première observation, concluaient ainsi: «Il est à supposer que,dans un certain nombre de cas où on observe des images périhilaires, il s’agit en réalité de lésions parenchymateuses analogues à celles que nous avons constatées (lésions postérieures ou antérieures au hile. »
«.. Dans un certain nombre de cas... » telle était la formule en 1928 de phtisiologues qui n'ont pas coutume de conclure de uno disce omnes, d’un cas observé à un cas fréquent, à un cas constant. Mais depuis, ce cas est devenu une collection de cas. On peut donc aujourd’hui s'exprimer avec plus de rigueur. S'il nous
R. Lebreton-Pevet 4