OBSERVATIONS VII, VIII IX, X
Mulreany. — Le hoquet comme symptôme de la pleurésie et de Aa pleuro-pneumonie. (The Lancet. — 18 mars 1854). — Traduction de M. le Docteur Baïillou.
FM D.F..., âgé de 22 ans, grand, bien bâti, fut atteint de pneumonie avec les symptômes de fiêvre inflammatoire. Température élevée. Moiteur de la peau; face couverte de sueurs profuses, pouls rapide et ample. Soif, irritabilité de l'estomac. Céphalée intense avec torpeur. Rejet, en toussant, d’un peu de salive rouillée ou plu- 1ôt légèrement striée de sang. Avait été saigné d'environ 12 onces par M. X... qui avait également prescrit un purgatif et un mélange diaphorétique. Tel était l’état du malade à ma visite qui eût lieu
8 heures après le début. En examinant le sujet, je trouvai les symp-
(1) Ces 4 observations sont très contestables, non pas pour ce qui a rapport au hoquet, mais en tant que pneumonie; aucun symp-
tôme n’y cst en effet rapporté.
RRQ
tômes ci-dessus décrits, mais aggravés. Mal de tète intense, respiration saccadée, rapide; vomissements ; la poitrine, en avant, rendait un son clair à la percussion avec une respiration quelque peu puérile. Latéralement et entre les épaules, la percussion et l’auscultation ne découvrirent rien de plus qu'une respiration plus sonore que la normale. Pas de douleurs abdominales; pas de douleurs autre part qu’à la tête, pas de délire. Le purgatif avait agi. La saignée fut répétée, le diaphorétique fut continué ; j'ordonnai du calomel toutes les 6 heures; on coupa les cheveux au malade et on lui mit de la glace sur la tête,
2* jour, o heures. — Les symptômes n'ont pas diminué, le mal de tête augmente, la respiration est plus rapide, chaque seconde où troisième respiration est accompagnée d’un hoquet ; 4 onces de sang furent prises sur l’artère temporale pour combattre le mal de tête, et le docteur S.., qui fut mandé pour voir le malade à 10 heures, le même jour, diagnostiqua un abcès du foie et attira l’attention sur une anomalie du premier bruit du cœur qu'il attribua à la perte du sang. Le traitement mercuriel et antiphlogistique fut abandonné: et on instilua un traitement pour soutenir le malade. Un vésicatoire fut appliqué sur l’hÿpochondre droit et sur la région épigastrique. La maladie évolua en empirant chaque jour ; l'estomac rejelait tout, le hoquet accompagnait chaque respiration. Intelligence par— faitement lucide. Pas de sommeil. Au niveau du diaphragme et circulairement, on appliqua une ceinture de visicatoires et environ trois. jours avant la mort on avait en vain essayé de modifier la situation par un traitement mercuriel. Le patient mourut 15 jours après le commencement de l’altaque, le hoquet ayant persisté jusqu'à la fin- On prétendit avoir vu du pus dans les déjections; mais le cas est douteux. Le patient ne pouvait pas rester couché.
L..., âgé de 21 ans, haut de 5 pieds et 4 pouces, bien musclé et bien bâti ; vu 3 jours après le début de sa maladie, pouls à 112, dur, respiration très accélérée. impossibilité absolue de rester couché : pas de toux, température augmentant lentement, langue sèche.
soif, vomissements répétés et hoquet continuel. Pas de coloration