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sa poitrine, ressent à peine un léger choc lorsqu'on frappe sur celte enclume avec un marteau à 2 mains. Mais, chez mon malade, Ja pulsation occupait toute la région antérieure du poumon droit, ce qui est déjà assez loin du cœur, surtout chez un homme à poitrine bien développée; et cependant, en bien des points, la force de la pulsation était aussi grande qu’au niveau même de la région cardiaque ; conséquemment, on ne peut pas voir dans ce phénomène une simple propagation du choc du cœur.
D'une autre part, il n’est point aisé de concevoir comment l’impulsion du cœur, transmise à travers le. poumon, peut mettre cel organe en mouvement ; remarquez d’ailleurs qu’il ne s’agit point ici d’un mouvement simple, c’est un mouvement de pulsation contre la paroi thoracique; celle-ci bal dislinctement. contre le stéthoscope, elle soulève à chaque fois la main ou l'oreille de l'observateur, et l’on a parfaitement conscience que ce battement est produit, non pas par un corps solide qui se meut latéralement (ainsi que cela aurait lieu pour le poumon droit hépatisé, déplacé par le choc du cœur), mais par une force impulsive qui fait effort dans toutes les directions, comme si l’on avait sous l'oreille les pulsalions d’un anévrysme. En fait, ces battements de la poitrine ont la plus grande analogie avec les pulsalions anévrysmales ; ils sont seulement un peu plus diffus, et n’ont pas la même force dans tout
l’espace qu'ils occupent.
Quelle est donc la cause de ce singulier phénomène ? Pour résoudre cette question, il nous faut tenir compte des modifications physiques que l’inflammalion avait déterminées dans le poumon. Le tissu pulmonaire était solide, car il n'existait ni respiration bronchique, ni bronchophonie, mais il était gorgé de sang, et, au lieu de présenter cette texture légère et spongieuse qu'il doit à ses innombrables cellules aériennes, il offrait sans aucun doute cette injection, cette obstruction générale que Bayle et Laennec ont appelée engorgement. Dans cet état d’engorgement, de mollesse, de semi-fluidité, il n’est pas étonnant que le poumon, qui est uni au cœur par des vaisseaux considérables, présente des pulsalions presque aussi fortes que celles d’un anévrysme. Vous savez que le cerveau bat à chaque
contraction du cœur, que les tumeurs fongueuses et encéphaloïdes
des membres et du tronc donnent lieu quelquefois à des pulsations si nettes et si fortes, que le chirurgien peut se tromper sur leur véritable nature, et les prendre pour des tumeurs anévrysmaliques.
Lorsque le travail inflammatoire est plus avancé, et que le poumon est converti en une masse dense et solide, chacune des pulsalions du cœur est sentie et entendue sur une grande surface. C'est ce quia lieu, par exemple, dans les cas de solidificalion tuberculeuse, et le Docteur Townsend a présenté sur ce point des observations pleines de justesse; mais dans aucun de ces cas, l’observateur ne sera tenté de comparer ce soulèÿement de la paroi thoracique à la pulsation d’un anévrysme. Ces pulsations, ces battements du poumon enflammé, indiquent constamment une affection violente et redouable: alors, en effet, l’action du cœur est grandement excitée, et il est ordinairement très difficile de la ramener à ses conditions normales. Dans ces circonstances, l'impulsion est assez augmentée pour produire des battements, non seulement dans le poumon cnflammé, auquel le cœur est uni par des vaisseaux énormes, mais encore dans les veines superficielles des extrémités; ce fait démontre la justesse de l'explication que je vous ai donnée sur le mode de
production de ces pulsations pulmonaires. »
OBSERVATION IV (inédite) communiquée par M. le Docteur Mollard
M. NN... âgé de 77 ans, a toujours joui d’une excellente santé. IL est pris, le-1* juin 1902, des premiers symptômes d'une pneumonie franche ‘ frisson. point de côlé à la base droite, fièvre. Les signes phÿsiques apparaissent le lendemain ; la pneumonie envahit progressivement la totalité du poumon droit, sauf le sommet droit, et évolue normalement en 8 jours. La défervescence se fait le Q Juin. IL s'est agi d’une pneumonie lobaire type avec crachats rouillés. et la seulé particularité remarquable a été la suivante
> où 3 jours avant la défervescence, le malade à été pris d'un hoque intense, répété, presque continu au début, avec plusieurs
secousses successives, Ce hoquet était douloureux, et indisposait
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sérieusement le patient par sa continuité. On n’a constaté à ce moment aucun signe appréciable de pleurésie diaphragmatique. Toutefois, vers le 10 juin, on a pu entendre des frotiements pleuraux très accusés, et il est permis de supposer que la plèvre diaphragmatique était aussi le siège d’un léger degré d’inflanmation. Le hoquet a persisté pendant 8 jours environ, puis, après s'être progressivement atténué, a disparu. La résolution de la pneumonie a été lente. Le 8 juillet, elle était terminée et le malade, complètement guéri, est parti pour la campagne.
En résumé, hoquet très intense au cours d’une pneumonie franche, se poursuivant pendant plusieurs jours après la défervescence. Il fait craindre à ce moment une complication métapneumonique, mais l’absence de fièvre fait écarter cette hypothèse. Le pronostic favorable est justifié par l’évolution ultérieure d’une convalescence
normale.
OBSERVATION V (incdile)
Communiquée par M. le professeur Devic.
S.-J. N..., canlonnier, 42 ans. centré le 19 juillet 1902, décédé le 22 juillet 1902.)
Diagnostic : Pneumonie droite des lobes moyen et inférieur chez un alcoolique. Grosse albuminurie.
Père mort à 6o ans d'affection indélerminée. Mère morte asthimatique après une longue maladie qu’on ne peut préciser.
Personnellement, à l’âge de 22 ans, affection intestinale, caractérisée surtout par de la diarrhée ayant duré trois mois.
Jamais de diarrhée depuis celle époque.
Il y a 5 ans, le malade eut une bronchile pour laquelle il fut soigné, durant trois semaines, à l’hôpilal de la Croix-Rousse, salle Saintlrénée. Depuis ce moment, sans lousser d’une façon habituelle, il se trouve plus fatigué les hivers, el il lui arrivait de s'arrèler de travailler un jour ou deux, à cause d’un point qu'il ressentail au côté droit.
Marié : sa femme cest bien portante ; 8 enfants; 3 garçons, 5 filles.
Les 3 garçons bien portants, les 5 filles mortes en bas âge de convulsions.
Ethylisme très marqué depuis longtemps. L'affection qui amène
. le malade à l’hôpital a débuté mercredi dernier 16 juillet ; le malade qui se portait bien les jours précédents a éprouvé du malaise et de lanorexie, sans frissons, qui ne l’ont cependant pas empêché de travailler péndant la journée de mercredi; le soir, il s’est alité, et la mème nuit, il a ressenti un violent frisson, bientôt suivi d’un point de côté localisé à la base du thorax du côté droit. Le lendemain, il a présenté des vomissements, et s’est mis à tousser, tandis que son point de côté persistait. Délire dès la première nuit; incontinence . des malières fécales, la seconde. Les deux premières nuits, le malade aurait présenté des crises convulsives avec déviation des commissures et stertor. Antérieurement, au dire de sa femme (janvier 1902)il aurait eu des crises d’allure comitiale. :
A l'entrée, le point de côté et les vomissements ont disparu. Le malade a le visage coloré, il ne présente pas actuellement de délire et répond assez bien aux questions.
Pigmentation brune générale des téguments; légère teinte subictérique des conjonctives. Développement très marqué du système pileux. Langue saburrale, mais humide. Pas d’herpès, pas d'œdème des membres inférieurs.
Aux poumons : en arrière, à gauche, sonorité normale.
En arrière, à droite, malité commençant à l’épine de l’omoplate, franche dans la région sous-épineuse, mais devenant moins franche à la base droite.
Les vibralions sont très faibles à la base, exagérées au tiers moyen jusqu'à l’épine.
A l’auscullalion, souffle tubaire presque exclusivement expiratoire, -s’étendant depuis l’épine jusqu'à la base. Son maximum est à la partie moyenne du bord spinal de l’omoplate, et il devient très atténué à l'extrême base. Rien dans l'aisselle, le long du bord axillaire de lomoplate, près de la pointe, quelques râles crépitants après la toux.
En avant, le murmure respiratoire est plus affaibli à droite qu'à gauche.
RS + URL
R= 4% par minute.
Expectoration sale, louche, gris noirâtre, abondante, adhérente et non aérée.
Toux fréquente.
Hoquet.
Cœur : Pointe difficile à localiser, tachycardie. Le pouls battait hier soir à 140, ce matin à 132. Il est régulier mais petit. Le malade a pris ces deux derniers jours 0,30 et 0,40 cent. de poudre de feuilles de digitale.
Foie : Dépasse d’un travers de doigt les fausses côtes.
Urines rares, chargées en couleurs. Gros disque d’albumine.
T = 39°8 à l'entrée. -- 39°8 ce malin.
21 juillet. — Beaucoup d’albumine.
Le hoquet a persisté le 20 et le 21 juillet.
Décès le 22 juillet,
Voici les températures quotidiennes du malade’;
TOUT REZ S:.30920: > jules... 0 M150 0:
!° jour de la pn. 6° jour dela pn. S. 39°.
DOME EEE 20016010; DOMIUULE Eee M. 4o°z.
bejourmdela-pn "S."10°3, | Pr jout/de la pue
Autopsie le 24 juillet 1902, pratiquée par M. le professeur Devic.
Poids des organes ; Cœur. 290; foie, 2320; rate, 130; poumon droit, 1620; poumon gauche, 840; rein droit, 180; rein gauche, 200.
Point de liquide dans le péricarde. Une tache laiteuse. Pas de péricardile.
Cœur : Oreillette droite distendue par des caillots fibrineux adhérents. Surcharge graisseuse externe à peu près nulle. Pas de lésions anciennes ni récentes de l’endocarde. Rien aux valvules. Aorte remar-
quablement souple. Pas d’athérome,
Poumon gauche : Adhérences de la plèvre au niveau du sommet. Emphysème peu marqué du bord antérieur. Cicatrice assez profonde du lobe supérieur avec tissu fibreux bien développé; pas de tuberculose récente, Tout le lobe supérieur crépite, mais est le siège d’un ædème extrèmement marqué. Le lobe inférieur est beaucoup plus
lourd, plus dense que le supérieur ; sa moitié supérieure crépite et
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est également le siège d'un œdème très marqué. Sa moitié inférieure est beaucoup plus dense, plus lourde, à peu près uniformément, sauf à l’extrème base. A la surface de la coupe, il y a, au centre, des ilôts granuleux faisant un peu saillie, et, à la périphérie, une zone lisse traversée par des bandes fibreuses très peu épaisses. Un fragment de ce parenchyme, immergé, reste entre deux eaux. La plèvre, à ce niveau, a perdu son aspect lisse et est nettement dépolie. Il ya même, à l'extrême base, quelques petils exsudats.
En somme, il s’agit ou de broncho-pneumonie à petits noyaux isolés, ou de splénisation avec zone corlicale d’atélectasie.
A la surface de la coupe, en plusieurs points, on voit sourdre un peu de pus.
Poumon droit : Beaucoup plus volumineux que le gauche. Adhérences de la plèvre au niveau de la scissure interlolaire, et un peu à la plèvre diaphragmatique. Cicatrice ancienne bien marquée du sommet sans symphyse à ce niveau-là.
Le lobe supérieur crépite encore : gros ædème; la partie la plus inférieure est déjà en état d’hépatisation. Tout le lobe moyen est dans un état intermédiaire entre l’hépatisation rouge et l’hépatisalion grise. Il en est de même dans le lobe inférieur, qui est absolument dans le mème état. Cette hépatisation n’a rien de tuberculeuse. La pleurésie occupe toutes les parties correspondant aux points hépalisés. Ily avait de la pleurésie médiastine du côté droit.
Le foie est très gras. La vésicule est pleine de bile sans calculs. Un peu de sclérose.
Reins : Il paraît y avoir un peu de sclérose rénale, mais lasubstance corticale est très décolorée.
Estomac, œsophage, duodédum : rien.
Rien aux organes génitaux.
Rate molle, diffluente.
OBSERVATION VI (inédite)
Communiquée par M. le professeur Devic
G. B..., voilurier, entré le 25 novembre 1902.
Diagnostic : Pneumonie droite chez un éthylique, localisée au lobe supérieur. — Hoquet. — Infiltration bacillaire du sommet gauche. — Laryngite de même nature.
Rentre pour toux, point de côté avec état fébrile, survenus brusquement depuis deux jours.
Père mort à 66 ans de pleurésie. Mère morte à 44 ans de brülure. 3 sœurs et 2 frères en bonne santé.
Marié à 19 ans : 2 enfants bien portants. Pas de fausses couches de la femme. Exerce la profession de voilurier (conduit des camions chargés de ballots de soie. Ethylisme manifeste : boit au moins > litres 1/2 de vin par jour, des apéritifs el des petits verres; pas de rhumastisme. Nie toute spécificité.
Personnellement, bonne santé habituelle. Rougeole dans l'enfance. Pas d’autres affections aiguës antérieures. Alors qu'il séjournail auprès d'Avignon, le 14 juillet dernier, contusions de la hanche droite qui l’obligea à rester aliter pendant un mois. Actuellement encore, les mouvements violents de l'articulation de la hanche sont douloureux.
L'’affection actuelle a débuté lundi matin, soit il y a 2 jours, sans que rien n’ail fail prévoir son apparition. Le malade qui s’élail levé comme à l'ordinaire, se rendait à son travail, lorsqu'il ressentit brusquement, vers 7 heures du matin, un frisson subit, intense avec claquement des dents, qui l’obligea à S'aliter immédiatement. En même temps, il ressentit un point de clé violent sous-mammaire droit. Toux d’abord sèche et quinteuse, actuellement accompagnée d’une expectoralion séreuse, abendante, de coloration verdâtre.
Oppression assez vive (44 resp. par minute) ; légère agilalion nocturne. Insomnie, quelques troubles gastriques, inappélence, langue saburrale, T = 39°4 à l'entrée; pouls = 120, régulier.
A l'examen du thorax. — En arrière, légère augmentalion des
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vibrations à la base droite. La percussion ne décèle rien d’anormal à ce niveau. À l’auscultation, souffle tubaire perçu plus nettement à la partie moyenne. Le murmure vésiculaire se perçoit au sommet. Aucun foyer de ràles n’est perçu à l’auscultation.
En avant, on retrouve le souffle tubaire sans que l’on entende de rales fins.
Sommet gauche : obscurité respiratoire sans exagération des vibra- Lions.
Cœur : la pointe bat dans le 4° espace, un peu en dedans du mamelon. Le rythme est régulier, accéléré (pouls — 120).
Urines claires, sans albumine.
27 novembre. — A remarquer, une cicatrice adhérente au niveau du : 3 externe de la clavicule droite. Depuis hier, diarrhée très intense qui semble due à l'ingestion du lait.
Induration de la queue de l’épididyme droit.
L'examen de l'articulation coxo-fémorale ne décèle rien d’anormal; les mouvements sont conservés, non douloureux.
Dans la fosse sus-épineuse droite, matité avec résistance marquée au doigt. Le murmure vésiculaire n’est perçu qu'à partir de l’angle inférieur de l’omoplate. A l’auscultation, souffle tubaire et râles crépitants seulement dans le 1/3 externe de la fosse sus-épineuse. Les ràles sont perçus nettement dans l’aisselle.
Quelques ràles muqueux à la base droite. Le murmure vésiculaire est perçu jusqu’à la base. En avant, le murmure est perçu dans le creux sus-claviculaire. Obscurité considérable du sommet droit. Matité de la région sous-claviculaire droite, jusqu'à la troisième côte.
Le malade n’expectore pas aujourd'hui.
29 novembre. — Depuis cette nuit, le malade a un délire bien marqué. Le souffle est toujours très net dans l’aisselle, avec des râles crépitants.
Langue sèche. La diarrhée persiste; pouls à 114 fort, plein, régulier.
Pas de modification des signes physiques depuis hier, et surtout pas d'explication de l'obscurité du sommet gauche.
30 novembre. — La nuit dernière, le malade a eu un délire de
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paroles et &’action tel que son isolement a été rendu nécessaire. Ce snalin, il se présente en proie à une agitation marquée, mais il répond aux questions posées et demande instamment qu'on le fasse dormir.
Pas de modification des signes physiques.
it" décembre. — Le malade a été moins agité la nuit dernière (il a pris 6 grammes de chloral et 3 grammes de K Br.).
Ce malin, il répond aux questions qu’on lui pose. Les signes physiques sont toujours limités au lobe supérieur droit. Dans le creux sus-claviculaire, on perçoit le murmure et les râles. Les râles crépitants sont perçus en avant et dans l’aisselle. En arrière, on ne 4rouve que le soufile.
L'’expectoration est aujourd’hui abondante et bien caractérisdique.
120 au pouls — R = #1.
La diarrhée persiste, abondante.
2 décembre. — Les ràles sont moins abondants, on n’en perçoit plus dans l’aisselle. Le souffle est moins fort; pouls 124. R = 40.
% décembre. — Depuis hier après-midi, le malade présente un hoquet intermittent qui survient lorsqu'on le fait boire. L'état géméral persiste.
3 décembre. — Le hoquet est permanent depuis hier malin, survenant régulièrement toutes les minutes à peu près.
A l'examen, l’abdomen est un peu tendu. L’auscultation du cœur æst presque impossible, à cause de la dyspnée et du hoquet {R — 48). À la percussion de la région sous-claviculaire droite, on obtient un son qui rappelle le pot félé. Les râles entendus à ce niveau, ont presque les caractères du gargouillement. On les retrouve aussi dans l’aisselle.
En arrière, à la base droite, on a, à l'inspiration, des râles humides, éclatant par bouffées, qui semblent être des râles sous-crépidants fins.
Sur la ligne axillaire, on n'entend plus le souffle à partir d'un point situé au niveau de l'angle inférieur de l’omoplate,
Le malade n’a pas eu d’herpès. Il a la langue sèche, rôtie, se
plaint d'une soif vive. La diarrhée est très abondante,
L'examen du sang ne révèle pas de leucocylose.
G décembre. — La diarrhée persiste, tellement abondante que. depuis son entrée, le malade aurait eu, au dire de la sœur, au moins 30 selles par jour; pouls = 106.
Langue plus humide, meilleure.
Le hoquet parait ce matin légèrement atténué. À l'examen, râles sous-crépitants au niveau de la fosse sus-épineuse droite. A la base, râles à la fin de l'inspiration. Mais pas de souffle.
7 décembre. — La défervescence a débuté le 13° jour pour se faire en 3 jours.
Le hoquet a disparu à peu près. On constate une vésicule d’herpès sur la lèvre inférieure. Il reste, dans la fosse sus-épineuse, une expiration soufflante. De même, dans la fosse sous-épineuse. On entend le murmure. A la fin de l'inspiration, bouffées de rales fins. Pouls no
9 décembre. — Le malade présentant depuis quelques jours une dysphonie marquée, et, ce matin, même de l’aphonie, avec une légère douleur à la déglutition, on pratique l'examen laryngoscopi-
que qui dénote les faits suivants : pàleur marquée du voile sur
laquelle tranchent quelques varicosités. — Mucosités abondantes sur la face posttrieure du veslibule laryngé. — Infiltration du cartilage
aryténoïde gauche et du repli aryténo-épiglottique du même côté. OEdème de la bande ventriculaire gauche. Les deux cordes présentent une légère rougeur du bord libre. La corde droite présente une parésie marquée dans les efforts de phonalion, el conserve, dans les mouvements de respiration, la position cadavérique. La corde gau— che, mobile, présente à sa parlie moyenne, une petite végétation.
En résumé, lésions de laryngite bacillaire au début (infiltration sans ulcération).
Voici les températures quolidiennes du malade
19 DOYEMDIER- RES MO ON 28MMOVEMPTE 2. MES SL 2° jour de la pn. 5: jour de la pn. S, 4o°3 26 novembre ,..... M. 40° 39: n0Vembre......M59°7 PR Ta à ne ie 3‘ jour de la pn. S. 39°5 Gjour dela pans 30 27UNONEMDIE Re Mio 0 30 novembre ...... M. 39%
4 jour de la pn. S, 4o°x 7 jour de la-pn. S. 39°8
x°"décembre....... M. 4o°o T décembré.5,,.. M. 357 8° jour de la pn. S. 4oo 14° jour de la pn. S. 38% 2 HÉCeMDEER ee +. M. 398 SAÉCeMDrE,#.. M. 377 9° jour de la pn. S. 4o°r 15: jour de la pn.- S. 38% Sdecembre..:... M. 39°2 9 décembre . ..... M. 376 10° jour de la pn. S. 4o°o 16* jour de la pn. S. 3877 h décembre ...... M. 4o°/ 10 décembre ..,.. TM 378 11: jour de la pn. S. 39% x7 jour de latpn. "51, 38°5 Hédécembre... M=35°5 HHAUCCCIMDIeR RES RME 12° jour de la pn. S. 39°5 18: jour de la pn. S. 38o 6 décembre ....…. M. 385 12 décembre ...... M. 375 13% jour de la pn. S. 38° 19 jour dela pn S..35°7
Depuis le 12 décembre, la température du malade n'est plus
remontée au-delà de 37°8.