‹ Du Hoquet dans la PneumonieChapitre 15 sur 23 · VALEUR DIAGNOSTIQUE · texte numérisé non relu

VALEUR DIAGNOSTIQUE

Nous avons maintenant à nous demander ce à quoi répond le hoquet, phénomène surajouté aux symptômes ordinaires d’une pneumonie. Eh bien, disons-le tout de suite, le hoquet est très probablement l'indice d'une pleurésie diaphragmatique ou parfois médiastine. La propagation à la plèvre de l’inflammation pulmonaire est chose connue depuis fort longtemps, et nous n'avons pas à insister ici sur la grande fréquence ou plutôt la constance des réactions pleurales de toute pneumonie. Andral employait, pour désigner ce fait, systématiquement, la dénomination de pleuro-pneumonie (1).

Parmi les nombreuses expériences qui viennent à l’appui de cette affirmation, nous ne citerons que les suivantes (2). « Maragliano, en 1884-85, a constaté, au moyen de la seringue de Pravaz, l'existence de très légers épanche-

ments séro-fibrino-purulents, à la surface de poumons

(1) Netter, in traité de Médecine de Bouchard et Brissaud, 2° édition. Tome VI, p. 479.

(2) Netter, in traité de Médecine de Bouchard et Brissaud, 2° édilion. Tome VII, p. 455.

hépatisés chez 21 malades. Dans le cours de l'année 1890-91 il a répété ces ponctions exploratrices systématiquement chez 58 pneumoniques ; 38 de ceux-ci, soil plus de la moitié, présentaient un exsudat séro-purulent en très petite quantité. Cet exsudat disparaît le plus ordinairement quand la pneumonie a pris fin. Quelquefois, l'épanchement, d'abord séro-purulent, devient, avant de disparaître, un liquide limpide séro-fibrineux. » Quand la pleurésie survient un temps plus ou moins long après la défervescence de la pneumonie, on dit que l'on a affaire à une pleurésie métapneumonique. Quand la pleurésie débute pendant le cours de la pneumonie c’est une pleurésie parapneumonique (1) et la détermination pleurale diaphragmatique oumédiastine à laquelle nous faisons. allusion, rentre précisément dans cette dernière catégorie.

Naturellement, ces pleurésies parapneumoniques évoluent pour leur propre compte, indépendamment de la pneumonie qui a été leur point de départ. Elles peuvent, par conséquent, guérir avant la défervescence de la pneumonie ou, au contraire, prolonger leur évolution plus ou moins longtemps après cette défervescence.

Le hoquet, avons-nous dit, est très probablement l’indice d’une pleurésie diaphragmatique ou parfois médiastine. À cette affirmation, nous apportons deux sortes de preuve : des preuves anatomo-pathologiques et des preu-

ves cliniques.

(1) Mauvais, Essai sur les pleurésies parapneumoniques. Paris,

Ch. Siems. Les pleurésies parapneumoniques. Paris, 1907.

pare

Preuves analomo-pathologiques. Reprenons les autopsies de nos deux malades des observations Il et V cet de Les . . . . .

voyons si nous y trouvons des lésions qui puissent justi-

fier ce que nous avançons.

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