‹ Du Hoquet dans la PneumonieChapitre 3 sur 23 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Au commencement du mois de juin 1902, M. le P° Chatin eut l'occasion d'observer, dans son service de l'hôpital de la Croix-Rousse, un malade atteint de pneumonie, qui, au cours de son affection, présenta quelques symplômes anormaux, où du moins que l'on n'est pas accoutumé à rencontrer dans celle maladie. C'était, notamment, un hoquel assez persistant et douloureux. A ce sujet, M. le P' Chatin nous engagea à. faire des recherches dans Ia litlérature médicale, pour réunir les observations analogues à la sienne, publiées jusqu'à ce jour. D'autre part, nous avons cherché à nous procurer auprès des divers chefs de service des hôpitaux de Lyon, toutes les observalions entrant dans le cadre de ce travail.

Qu'il nous soit permis. avant d'aller plus avant dans celte étude, de remercier M.le Professeur-agrégé Chatin, de l'amabilité avec laquelle il nous à accueilli, et des conseils qu'il n'a cessé de nous prodiguer depuis que nous travaillons sous sa direction. Nous tenons aussr à remercier M. Devic, professeur agrégé, et M. le Docteur Mollard, médecin des hôpitaux. pour les observations

qu'ils ont eu lobligeance de nous communiquer.

RL At

Notre moisson a été maigre, il est vrai: néanmoins, de nos démarches et de nos lectures, il en cest résulté certains enscignements que nous développerons plus loin.

Les observations publiées ne sont pas bien nombreuses. Celles que nous avons pu nous procurer se trouvent quelques pages plus loin. Il en existe bien quelques autres, mais malheureusement, les journaux qui les renferment ne sont pas très répandus, et elles sont demeurées en dehors de notre notre champ d'investigation (1).

Quant à nous, nous avons réussi à réunir D» observalions nouvelles. En tout, cela fait 9 observations de hoquet dans la pneumonie publiées jusqu'à ce jour.

Ce qui est surprenant, c'est ce pelit nombre de cas el l'absence complète de travaux sur la question. Pourtant, ce phénomène n'est pas d'une rareté exceptionnelle dans la pneumonie. Nous le démontrerons plus loin. Même sur le hoquet en général. on ne trouve que bien peu d'auteurs qui s'en soient occupés. D'abord. la plupart des traités de séméiologie ne le mentionnent pas, témoin la Pathologie générale de Bouchard. Ceux qui en parlent le font en quelques lignes très brèves. Pourtant quelques

thèses ont été soutenues sur le hoquet : Citons celles de

(1) Voici les observations auxquelles nous faisons allusion :

Mastrovili. Singulto nella pneumonile crupale. Med. contemp. Napoli. 1889. ii D14-D29.

D. S. Booth. Scotch snuff in pleuro-pneumonia (rebellious case of hiceough). Tr. South. HI. Ass. du Quoin. 1839, i 69.

Evans. 1. Y. Pneumonia complicated with singultus. Phila. M. Times. 1872. ii. 346.

DO

C, Dœpke, à Berlin (1892) : Mercier, Paris (1880); Loquet, Paris (1865).

Dans le dictionnaire de Dechambre, nous trouvons l'article de Ch. Eloy; dans le dictionnaire de Jaccoud. celui de O. Larcher; dans le dictionnaire de Médecine, celui de R. Delorme.

Un peu plus loin de nous, nous citerons comme s'étant occupés du hoquet : Debout, Journal de Médecine, tome 34 : « Sur les inductions que l'on peut déduire du hoquet dans les maladies aiguës. » — Haller, Elementa physiologiæ. — P. Despaux, Paris 1814. — Tschudi, Bâle 1767. — Thiel. Gottingue 1761. — Burning, Utrecht 1758, — Hoffmann, Halle 1733. — Portefaix, Bâle 1724.

Nous avons divisé cette étude en 4 parties :

1° Description clinique du symptôme avec observations à l'appui ;

2° Valeur diagnostique du hoquet :

3° Physiologie pathologique ;

h° Valeur pronostique.

Enfin, avant de terminer, nous dirons quelques mots

brefs sur ce que nous pensons du traitement.

Page 1