‹ Du Laryngoscope et de son emploi dans les maladies de la gorge avec un appendice sur la rhinoscopieChapitre 13 sur 58 · C. Miroir ovale construit entre 1829 et · texte numérisé non relu

C. Miroir ovale construit entre 1829 et

Ces dcsbins donnent la forme exacte et les dimension;? des instruments.

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glotte forme un obstacle insurmontable pour voir l'intérieur du larvnx. Ce médecin renommé avait un instrument construit d'après le modèle de celui de Selligue; mais il ne paraît pas l'avoir employé. II est digne de remarque que le spéculum laryngien de Selligue ressemblait exactement à celui de fiozzini, avec cette seule différence que celui de ce dernier était composé d'un seul tube divisé par une cloison verticale, tandis que celui de Selligue était formé par deux tubes.

Baumes. Pendant l'année 1838, M. Baumes (1) montra a la Société de médecine de Lyon un miroir de la dimension d'une pièce de deux francs. Il le considérait comme très-utile pour examiner les fosses nasales postérieures et le larynx.

Liston. En 1840 (2), Liston, en traitant de l'œdème du larynx, fait les remarques suivantes : « L'existence de cette tuméfaction peut être déterminée par un examen attentif fait avec les doigts, et l'on peut aussi quelquefois voir les parties au moyen d'un spéculum — tel que le miroir employé par les dentistes, fixé sur une longue tige et introduit, après l'avoir trempé dans de l'eau cliaude, la surface réfléchissante en bas, jusque dans la gorge. » Lorsque l'art de la laryngoscopiefut réellement constitué, environ vingt ans après, le nom de notre célèbre compatriote fut associé avec éloge à l'invention. Mais il est clair, d'après le passage

(1) Compte rendu des travaux de la Société de médecine de Lyon. 1830-38, p. 62.

(2) Liston. Practical Surgery. Third édition, p^ 417, 1840.

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précédent, que Liston ne vit jamais, par ce moyen, les cordes vocales. Il est évident que, dans son appréciation, le sens du toucher était plus employé que le sens de la vue, et le fait de Temploi des doigts indique assez que Liston veut parler plutôt de Tépiglotte que des parties placées au-dessous.

Warden. En 1844 (1), le docteur Warden, d'Edimbourg, eut l'idée d'employer un prisme de flint-glass pour voir le larynx. Le succès qui avait couronné ses efforts dans l'examen de la membrane du tympan, le conduisit à appliquer le principe du prisme pour étudier les autres canaux. Il rapporte deux cas (2), dans lesquels il dit avoir fait c< un examen satisfaisant des lésions affectant la glotte. » La possibilité de voir le larynx par ce procédé n'admet aucun doute (3); mais la méthode qu'employa le docteur Warden n'amena pas un résultat très-favorable. Les détails d'un des cas rapportés sont donnés, mais pour l'autre, « ce que l'on vit fut tellement semblable, qu'il est sans importance d'en donner les particularités. » La malade, dont l'observation est relatée, était une dame «qui avait été l'objet d'un traitement médical pour une inflammation chronique du pharynx, datant d'une année; » l'inflamtion s'était étendue latéralement dans la direction de la glotte, la déglutition était devenue douloureuse, et

(1) Roydl Sôotlish Society of arts. Description, with illustrations, of a totally reflecling prism for illunlinaling the open cavities of Ihe body. May 1844i Voir aussi Lond, med. Gazette, vol. XXXÏV, p. 256.

(2) Month, of Journal medi science^ Juillet, 1845, p. L52i « (5) Voir page 28.

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des accès de suffocation étaient survenus. « Après Texamen préliminaire el l'apaisement de l'irritabilité des parties par le toucher avec le doigt^ Tobstacle

provenant des nausées cessa le dilatateur de la

gorge fut employé à déprimer ta langue et à agrandir l'isthme du gosier. » L'examen montra Tépiglolte. épaissie et enflammée. « Mais ce ne fut que lorsque la malade fil des efforts répétés pour avaler que les cartilages aryténoïdes se dégagèrent de leur revêtement, et que, poussés en haut, ils donnèrent leur image sur la surface réfléchissante du miroir. » Pour Téclairage, le docteur Warden employa « une puissante lampe argand à laquelle était fixé un large prisme afin de lancer toute la clarté de la lampe dans le pharynx. » C'est-à-dire, qu'au lieu des deux miroirs plans dont nous nous servons (un pour l'éclairage et l'autre pour la réflexion), il employait deux prismes. En finissant, le docteur Warden remarque que c< Texpérience conduit à la conclusion que l'instrument dont il a fait usage ne peut pas montrer plus loin que le fond du pharynx et l'ouverture de la glotte (1), encore pour cette dernière partie faut-il qu'elle soit soulevée

( I ) En employant Texpression « ouverture de la glotte, » le docteur Warden veut probablement dire Fouverture supérieure du larynx, c'est-àdire, Touverture limitée par les replis ary-épiglottiques. Il ne peut avoir pensé que pendant la déglutition les cordes vocales vraies ne soient pas couvertes par Fépiglott^. Il vient à Tesprit (surtout en lisant les observations publiées il y a quelques années) que le terme « glotte, • qui maintenant ne s'applique qu'à l'ouverture limitée par les cordes vocales vraies, avait eu jusqu'à présent une signification fort vague. Voir Dunglison, dielionary of médical science.

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de sa position naturelle par la contraction des muscles qui concourent à Tacte de la déglutition. Par ce moyen, cependant, nous nei pouvons obtenir aucune assistance dans l'investigation ou le traitement des maladies situées au-dessous du pharynx. » Il n'est pas étonnant que le docteur Warden lui-même se soit exprimé d'une manière aussi défavorable sur ses efforts pour examiner le larynx. En effet, « en calmant l'irritabilité de la gorge par le toucher, en déprimant la langue, en dilatant le gosier et en encourageant le malade à faire des efforts pour avaler, » il était entièrement impossible qu'il réussit. Aucun disciple de Czermak n'espérerait voir les cordes vocales s'il préparait son malade par les moyens décrits par Warden. Ensuite, lorsque nous nous rappelons combien son expérience fut limitée et ses instruments imparfaits, nous pouvons regarder les parties qu'il a décrites comme n'ayant été vues que très-imparfaitement.

AvERY. Dans l'année 1844, tandis que le docteur Warden s'efforçait encore d'employer le prisme pour examiner les divers canaux du corps, M. Avery (de Londres) cherchait à atteindre le même but au moyen d'un spéculum et d'un réflecteur. En principe, le laryngoscope de M. Avery était très-semblable à celui qui est maintenant en usage; et, même dans ses détails, il ne différait pas beaucoup de l'instrument moderne. Comme Bozzini, quarante ans avant, M. Avery comprit la valeur de la lumière artificielle ; et, comme Czermak l'a fait après lui, il employa un large réflecteur circulaire perforé à son centre, pour concentrer les

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