CHAPITRE V
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Ceux qui désirent acquérir la dextérité nécessaire pour r introduction du miroir à leurs dépens plutôt qu'à cduî de leurs malades, ou ceux qui désirent faire la démonstration de leur larynx, devront apprendre à employer le laryngoscope sur eux-mêmes.
Lorsque Ton pratique Tauto-laryngoscopie, il faut, en outre du r^ecteur circulaire et du miroir laryngien, un autre miroir. On le placera dans une position telle que Fautosci^iste puisse voir sur hii l'image réfléchie du miroir laryngien.
Le professair Giermak a imaginé un appareil spécial pour Tauto-laryngoscopie. Il est composé d'un large réflecteur et d'un miroir quadrilatère supportés l'un et l'autre par une tige verticale. Ces miroirs sont {dacés à enriron un pied Tun de Tautre et peuvent être tournés dans toutes les directions et fixés à la hauteur que Vaa juge oonvenable. Pour se serrir de cet ^pp^ reU, Ycbsenztenr s'assied près d'une table, le miroir quadrilatère est placé à qudques pouces au-devaut de sa boudie, et le réflecteur à un pied en arrière de
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(litiicullés qui se présentqpt quand on veut montrer le larynx d'un sujet à une troisième personne ont été parfaitemenl signalées par le docteur Smyly (de Dublin), qui a trouvé le moyen de les surmonter. Je cite ses propres paroles : a Dans la méthode ordinaire, lorsque l'observateur a obtenu une image complcle des cordes vocales, il engage son collègue à venir observer; celui-ci, en plaçant sa tête à côté de celle de l'observateur, n'aperçoit qu'une portion de l'image, telle qu'une partie de l'épiglotte, ou un car-
Ilecipro-brfDgoscopc du docicur &myl\
lilage aryténoïdc, ou peut-être une des cordes vocales. En s' efforçant de mieux voir, il pousse la tête de l'observateur,ce qui déplace la lumière, ou bien il peuten heurter la main et faire naître ainsi des nausées. Bien d'autres inconvénients se présenteront à l'esprit de ceux
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qui ont pratiqué la laryngoscopie ; je les passerai ici sous silence.
« Mon addition consiste simplement en un miroir à surface plane en excellent verre, monté sur cuivre, comme le miroir concave ordinaire, en un second tube fendu adapté très-exactement au tube qui existe sur tous les bandeaux frontaux de Weiss, et en une tige de cuivre dont les extrémités sont coudées sous un angle de 45°.
« La manière d'employer ce miroir est la suivante : le laryngoscope est placé comme d'habitude au-devant de l'œil droit ou de l'œil gauche. La tige de cuivre est fixée par une de ses extrémités dans le tube qui est à côté de celui qui tient la tige supportant le réflecteur, et mon miroir carré est adapté à l'autre extrémité, comme le montre la figure.
« Le miroir employé doit être aussi parfait et à faces aussi parallèles que possible pour que la déperdition de lumière soit réduite à son minimum.
«En terminant, je dirai que l'addition de poids qu'amène le miroir carré est à peine sensible lorsqu'il est construit avec l'habileté bien connue de MM. Spencer et fils (de Dublin) (1). »
Section m. — Kiaryngfoscople infra-glottique ou trachéoscopie (S).
Lorsqu'après avoir pratiqué la trachéotomie, on em-
(1) Dublin Quarterly Journal, vol. XXXVI, Aug., 1863.
(2) Comme ce n'est pas la trachée que Ton examine, le mot trachéoscopie est évidemment incorrect, et l'expression laryngoscopie înfra-glottique exprime mieux cette méthode d'investigation.
VOBELL HACEENZIE. 5