ACCESSOIRES DE LA LARYNGOSCOPIE
ploie une canule fenêtrée, on peut introduire dans ce conduit un petit miroir dont on dirige la surface réfléchissante en haut. Alors l'observatetir peut voir le larynx de bas en haut.
Cette méthode a été imaginée en 1858 parle docteur Neudôrfer, et mise en pratique avec succès, pour la^ première fois, parle docteur Czermak, l'année suivante. Depuis lors, plusieurs observateurs ont examiné des malades de la même manière, et moi-même j'ai eu l'occasion d'appliquer plusieurs fois cette méthode d'examen. Un médecin a pu, sur lui-même, faire plusieurs observations intéressantes qui ont été rapportées par le docteur Semeleder. Ce mode d'examen du larynx, quoique d'une application assez limitée, est cependant d'une grande importance, car fréquemment, lorsque la canule est laissée à demeure, la laryngoscopie ne peut être exécutée, suivant la méthode ordinaire, à cause d'anciennes cicatrices qui tiennent l'épligotte inclinée sur le larynx. Il est bon de noter que les cordes vocales* vues par leur face inférieures, présentent une couleur rosée, tandis qu'elles paraissent blanches lorsque le miroir laryngien est appliqué contre la luette.
Divers instruments ont été imaginés pour aug-» menter les dimensions de l'image laryngienne, mais ils ne sont pas employés dans le traitement des tilaladies. Au commencement de 1859, le docteur
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Wertheim (de Vienne) recommanda Tusage de miroirs laryngiens concaves. Plus tard, le docteur Ludwig Tûrck (de Vienne), appelant l'attention sur ce fait que l'image laryngienne est formée de plusieurs parties situées à des distances différentes, essaya l'emploi d'un petit télescope (!!) qu'il fixait à son appareil d'éclairage ; enfin Voltolini y adapta une lunette de spectacle (! ! !) , dont il ne pouvait se servir qu'en employant la lumière solaire.
Section ¥• — ffllcromëtres
Pour mesurer la dimension exacte des différentes parties du larynx, et .pour apprécier les distances, Merkel (de Leipsig) etL. Mandl (de Paris) ont eu l'idée de faire rayer une échelle sur le miroir laryngien. Le docteur Semeleder pense que ce mode de mensuration fait perdre une partie de la surface réfléchissanté du miroir, et propose de faire graver l'échelle sur la monture du miroir. Quoique ces micromètres puissent être avantageusement employés en physiologie, ils ne présentent aucune utilité pour le médecin.
Section ¥!• — PIncette éplg;lottiqae«
Dans un certain nombres de cas, il est impossible de voir l'intérieur du larynx d'une façon satisfaisante, à causede inclinaison de Tépiglotte. Cette particularité, qui dépend de la longueur des replis glosso-épiglottiquesj.est le plus souvent congénitale, mais quelquefois elle est produite par un état d'atonie de tout le sys^