‹ Du Laryngoscope et de son emploi dans les maladies de la gorge avec un appendice sur la rhinoscopieChapitre 51 sur 58 · MOR£LL MACKENZIE · texte numérisé non relu

MOR£LL MACKENZIE

ayant les apparences d'une forte santé, fut envoyée au docteur Morell Mackenzie, en juin 1865, par M. John A. Kingdon. Elle dit qu'à la suite d'un refroidissement qu'elle avait éprouvé pendant l'hiver de 1858-59, elle eut une toux de mauvais caractère, et que l'enrouement qu'elle eut en même temps se changea au bout de quelques mois en une complète aphonie; depuis lors elle n'avait pu prononcer un mot à haute voix. En 1860, elle était dans un hôpital de province où l'on combattit vainement son aphonie par des douches. L'année suivante, elle fut admise dans un hôpital de la capitale, où elle fut soumise à un traitement qui consista d'abord en application de sangsues sur le cou. On en plaça vingt-sept d'une manière consécutive; ensuite des applications d'iode, de térébenthine, et des cataplasmes de moutarde furent mis en usage ; on administra également la quinine, le fer, etc., etc. Tous ces moyens n'amenèrent aucun résultat. Plus tard, la suffocation se déclara, et dernièrement la malade avait eu deux accès de dyspnée, qui durèrent plusieurs jours. En pratiquant l'examen laryngoscopique, on distingua une tumeur irrégulièrement lobulée, delà grosseur en* viron d'un œuf de passereau, fixée sur toute la Ion* gueur de la corde vocale gauche, et faisant saillie vers la cavité du larynx en travers de la glotte. A la seconde visite de la malade, le docteur Mackenzie essaya de saisir la tumeur avec son tube-forceps, et, à la première tentative^ une grande portion en fut saisie et amenée au dehors; Dans plusieurs autres visites, quelques fragments

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de la tumeur turent enlevés, mais on fit aussi quelques essais infructueux. La malade demeurant fort loin, ses visites furent irrégulières et trop éloignées les unes des autres. Ce ne fut que le 7 mars 1866 que le docteur Mackenzie parvint à débarrasser complètement le larynx au moyen d'un forceps ordinaire (s' ouvrant dans une direction antéro-postérieure). Le docteur Pratt était présent et fit une exploration laryngoscopique avant et après l'extirpation de ce dernier fragment. La malade se présenta encore deux fois à l'hôpital et Ton constata que le larynx était parfaitement sain. La voix était claire et naturelle. Le docteur Andrew Clark, qui examina la tumeur, la classa parmi les tumeurs verruqueuses simples. {Med. Times and Gazette.)

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