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Appareil pour concentrer la lumière

MOBELL MACKEKZIE.

54 DESCRIPTION DU LARYNGOSCOPE.

alors quelques tours de vis suffisent pourlixer l'appareil. Lorsqu'on emploie une bougie, la flamme est maintenue au centre du cylindre.

Sur les deux côtés du cylindre, près de la lentille, se trouvent deux boutons d'ivoire, recouverts de liège, qui permettent au praticien de tenir l'appareil et de l'enlever de la lampe, alors même qu'il est excessivement chaud. Dans le cabinet de consultation, l'appareil pour concentrer la lumière est très-avantageusement employé, soit sur une lampe Argand à gaz, soit sur une lampe à parafine, ou bien sur un modérateur, ou bien encore sur une lampe de travail. Cette dernière espèce de lampe, brûlant du gaz, est fort convenable, quoique ma lampe laryngoscopique à mouvement articulé soit bien préférable.

La lumière d'une bougie, dont l'intensité est augmentée par mon appareil pour concentrer la lumière, est égale à celle d'une lampe ordinaire. Lorsque le praticien a seulement à sa disposition un bec de gaz, l'appareil pour concentrer la lumière y sera adapté ; et comme généralement il n'est pas possible de le baisser, pour pratiquer l'examen suivant la méthode ordinaire, le sujet et le praticien se tiendront debout.

Outre l'appareil déjà décrit pour concentrer la, lumière, j'en ai fait construire un plus petit que j'appelle « miniature de l'appareil à concentrer la lumière. » Le principe est le même dans les deux ; mais dans le der-' nier, le cylindre métallique a seulement deux pouces de long et un pouce et demi de diamètre : il est adapté à une petite lampe à parafine que l'on vend avec lui.

Cette lampe, qui mesure seulement quatre pouces de sa base au sommet de la cheminée, a la forme d'une petite fiole ; elle est fermée au moyen d'une vis métallique de manière qu'on peut la porter en toute sûreté. Ce petit appareil pour concentrer la lumière a été beaucoup employé par le docteur Offley Shore (de Stamford), qui recommande l'emploi de l'huile de pétrole, à laquelle on ajoute dix grains de camphre par once, comme le fait le docteur Cruise (de Dublin) pour l'endoscopie. Cette lampe convient pour l'éclairage direct, mais n'est pas convenable lorsqu'on se sert du réflecteur. On la tient avec la main gauche près de la bouche du sujet à observer. Des deux systèmes, je recommande mon grand appareil pour concentrer la lumière, parce que, en se servant du plus petit, quoique la lumière soit très-éclatante, le diamètre du faisceau lumineux est naturellement très-petit. Dans la construction des appareils pour augmenter l'intensité de la lumière, on doit observer : 1° que si l'on se sert d'une lentille elle doit être placée exactement à sa distance focale de la flamme; de cette manière les rayoFiS lumineux la traversent en suivant une direction parallèle et le faisceau de lumière est projeté à une distance considérable. '2° Lorsque les rayons lumineux tombent sur une surface convexe, un certain nombre sont réfractés et ne la traversent pas ; aussi la surface plane d'une lentille plano-convcxe doit être tournée du côté de la flamme. 3° Lorsqu'on ne se sert pas d'une lentille, on ne doit placer derrière la flamme aucun réflecteur dans le but d'en augmenter l'inten-

5(i DESCRIPTION DU LARYiNGOSCOl'E.

sité; car si sa surface présentait quelques taches ou éraillures, elles seraient réfléchies sur le miroir réflecteur et de là sur le miroir laryngien, ce qui altérerait la netteté de l'image laryngienne.

Nous avons déjà fait observer que l'emploi d'un réflecteur n'est pas absolument nécesssaire pour projeter un faisceau lumineux sur le miroir laryngien. Lorsque l'observateur ne veut pas se servir d'un réflecteur, la lampe est placée très-près de la bouche du sujet, ou bien, si elle est plus éloignée, il faut placer une lentille au-devant delà flamme. Dans ce cas, on se sert, soit d'une lentille ordinaire piano-convexe, soit d'un grand globe en verre, d'environ six pouces de diamètre, rempli d'eau. Ce dernier mode, pour concentrer la lumière (la boule des cordonniers) , fut d'abord recommandé par Tûrck, puis adopté par Stoerck; mais, tandis que l'un a abandonné son usage pour se servir du réflecteur, l'autre continue à l'employer. Cet appareil est aussi recommandé par le docteur Walker (1) (dePeterborough), qui l'a perfectionné, en remplaçant, par une élégante monture en métal, l'incommode machine en bois de Stoerck. Il donne une lumière brillante, très-intense, à environ vingt pouces du globe. Comme il est impossible de porter cet énorme globe de verre, son cm})loi est forcément limité au cabinet du médecin.

Une méthode plus satisfaisante est celle adoptée par plusieurs médecins français. Elle peut être décrite

(I) Thomas J. Walker, Tlie Larijjigoncope and Us clinical application. London, p. 15.

de la manière suivante : Une lampe garnie d'une lentille est placée sur une table assez étroite, pour que, le malade et le médecin étant vis-à-vis l'un de l'autre, ce dernier puisse appliquer le miroir laryngien. Un écran préserve les yeux de l'observateur, dont le visage, dans ce mode d'examen, est très-rapproché]de la lampe.

Fig. 8. — Tiible de M. Fauviil.

En appliquant les remèdes, la lampe se trouve placée entre les bras du médecin- Le D'" Fauvel (de Paris) se sert d'une table de trois pieds de long et d'un pied de large, avec trois pliants [fîg. 8); celui du milieu, sur lequel repose une lampe modérateur, peut, suivant les malades, être porté à différentes hauteurs, au

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moyen d'une vis. Le D'' Krishaber, de la même ville, emploie une petite table ronde [fig. 9).

Parallèle entre la lumière directe et la lumière RÉFLÉCHIE. En comparant les avantages respectifs que

Fig. 9. — Table de M. Maurice Krishal)ei'.

donnent la lumière directe et la lumière réfléchie, on voit : 1° que, pour un simple examen, l'une ou l'autre méthode peut être employée; 2" que, pour la démonstration du larynx d'un malade à des élèves, la méthode française est la plus convenable, car l'opérateur n'em-

pêche pas les autres personnes de voir, comme lorsque l'on emploie la méthode du réflecteur; 5" que, pour l'application des remèdes et les opérations sur le larynx, la lumière réfléchie est plus avantageuse, en ce sens que l'opérateur est plus rapproché du malade et qu'il est dans une position moins gênante.

Lorsque cependant le rayon lumineux, au lieu de correspondre, ou tout au moins d'être presque parallèle au rayon visuel, forme un angle considérable avec lui (comme il arrive quand on emploie la méthode de Stoerck) , il y a une grande somme de probabilités pour que les deux rayons ne tombent pas dans l'aire du larynx.

En outre, dans la méthode de Stoerck les rayons arrivant sur le miroir par une direction d'arrière en avant, comme dans l'emploi de la lumière réfléchie, il y a aussi une déviation latérale, et il peut arriver qu'une seule partie du larynx soit éclairée. En employant la lumière directe, la joue de l'observateur fait ombre quelquefois sur le miroir laryngien ; et, dans l'application des remèdes, le médecin peut intercepter les rayons lumineux. Ces objections, il est vrai, ne s'appliquent pas à la méthode française, dans laquelle la lumière va directement d'arrière en avant; mais la distance qui sépare le malade du médecin et la position de la lampe rendent difllcile l'exécution de l'opération.

Lumière solaire. Des rayons solaires, ou la lumière diffuse pendant un jour de soleil, peuvent être concentrés sur le miroir laryngien. Dans le premier cas, la

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