PREMIÈRE PARTIE
Au milieu des institui ions les plus généreuses et les plus libres dont puisse jouir une nation, et sous le règne d’un Monarque, objet d’un amour comme peut-être jamais peuple n'en vit de plus grand, la Belgique se débat dans la tourmente d'une fatale division qui, loin de tendre à s’amoindrir, preud chaque jour des proportions plus vastes et plus menaçantes.
Nous croyons accomplir un devoir en cherchant à pénétrer dans les profondeurs d’un mal qui appelle énergiquement le remède. C’est l’objet de ces études. Puissions-nous, si nous parvenons à jeter quelque jour sur les causes, faire naître en même temps la conviction que, pour sortir d’une situation qui est à la fois un non sens et une calamité, il ne s’agit de toutes parts que de le vouloir.
Nous n’ignorons point ce qu’il y a d’ardu dans la tâche; mais nous confiant dans les droits imprescriptibles de la raison, nous ne saurions concevoir comment ces droits pourraient ne point être écoutés, alors qu’ils sont la froide démonstration de l’évidence.
Nous entrerons, pour atteindre le but, dans quelques développements que nous nous efforcerons de rendre élémentaires, et nous
Situation générale.