‹ Du lit plâtré: Dans le traitement du mal de PottChapitre 20 sur 34 · EAU · texte numérisé non relu

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L'enfant peut être laissé en place dans son lt plâtré pendant plusieurs jours. Il faut changer, de temps en temps, la couche, vérifier le rembourrage et le lisser, Pour enlever l'enfant de sa souttière, on le place sur le ventre ou bien on glisse la main sous son siége. On doit examiner attentivement de temps en temps le dos au niveau de la gibbosité afin de s'assurer s’il n’existe pas de places rouges ou enflammées. S'il existe un peu de rougeur, on excave légèrement l’endroit correspondant de la gouttière à l’aide d’un marteau et on le rembourre soigneusement. Pour permettre la défécation, on glisse un vase plat sous le malade légèrement soulevé.

Ainsi que le fait remarquer P. Redard, le lit plâtré ne donne de bons résultats que s’il est construit avec grand soin et suivant les règles précises indiquées. Afin d'éviter que lenfant en remuant les jambes ne déplace l'appareil et n’imprime ainsi des mouvements au rachis, il est utile de faire descendre la gouttière plâtrée assez bas, jusqu'au niveau de la face [postérieure du genou.

La disposition des coussins, qui doit varier suivant les cas, n’est pas toujours facile, précise. L'enfant indocile se déplace en se défendant, les muscles vertébraux entrent en contraction, le rachis ne prend pas une bonne attitude relàchée en réclinaison.

P. Redard dans le but d'éviter ces quelques inconvénients a proposé l’appareil de la figure 5.

. Fig. 5. — Appareil de P. Redard, pour l’application des lits plâtrés.

Cet appareil permet de placer les sujets, en quelques secondes, dans une bonne position sans aucune gêne ni

fatigue. Il se compose :

1° D’un chässis en bois sur pieds, de 40 centimètres, de telle sorte que le chirurgien assis peut facilement exécuter les divers temps de l'application du lit plâtré ;

2° De deux montants postérieurs ou pelviens te aux deux tiers inférieurs du châssis, réunis par des sangles à coulisse, pouvant s'élever au moyen de deux crémaillères et destinés à soulever ou à soutenir la partie inférieure du tronc ;

3° De deux autres montants antérieurs ou thoraciques, avec deux sangles mobiles, pouvant s'élever au moyen de crémaillères et destinés à relever la partie antérieure du thorax ;

4° D'un croissant frontal mobile, pouvant s'élever et se fixer à volonté; —

o° De deux poignées latérales à coulisse qui doivent

Be | — 51 — recevoir les mains du sujet, les membres supérieurs en adduction horizontale.

La disposition de cet appareil permet de placer facilement les sujets dans le décubitus abdominal, le rachis en lordose au niveau des régions lombaire, dorsale, cervicale.

S'agit-il d’un mal de Pott lombaire, les sangles à coulisse

= ns des montants pelviens sont placées au niveau du bassin et <= i des membres inférieurs, une ou les deux sangles mobiles tendues à la partie supérieure du thorax, la tête et les mains en bonne position, appuyées sur le croissant frontal et les 7, poignées.

24 Pour un mal de Pott dorsal, les sangles à coulisse pelviennes sont remontées au niveau de l’abdomen, une seule sangle mobile en place, ou toutes les sangles mobiles enlevées (fig. 6).

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: Fig. 6. — Appareil de P. Redard, disposé pour l’application d’un lit plâtré, dans un cas de mal de Pott dorsal.

Pour un mal de Pott cervical, le tronc, la partie supérieure du thorax est maintenue en rectitude au moyen des

AT diverses sangles tendues, le croissant frontal relève plus ou

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moins la tête et place la portion cervicale du rachis dans la position voulue, |

Nous avons vu appliquer et appliqué nous même un grand nombre de lits plâtrés avec cet appareil, et nous avons pu apprécier ses avantages. Il permet d’obtenir la position exacte, relàchée en réclinaison, du sujet maintenu bien immobile, Le sujet couché commodément peut conserver longtemps la même position. Le chirurgien assis près du malade et très à l’aise, peut disposer suivant les règles les bandes plâtrées et confectionner un appareil irréprochable.

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