OBSERVATION X (PERSONNELLE
Mal de Pott dorsal ancien. Gibbosité considérable, Traiïtement par le lit plätré. Meilleure attitude. Grande amélioration. | .
Émile B., trois ans et demi, 24; boulevard de Charonne.— Deux sœurs mortes l’une à deux mois, l'autre à sept mois, de bronchite. Père, 34 ans, phtisie pulmonaire depuis 9 ans; mère bien portante.
L'enfant tousse touiours depuis l’âge de six semaines.
Début de la maladie, il y a dix-huit mois, par des difficultés pour se plier, s'asseoir, marcher. Sur les conseils d’un
- médecin on envoie l’enfant à la campagne ; il y reste pendant sept mois. Sa santé est bonne, mais il éprouve de plus en plus des diflicultés pour marcher, il se fatigue vite et est obligé de prendre des points d'appui.
Le 2 mars 1891, prerñière visite au Dispensaire Furtado- Heine. Il existe dans la région dorsale moyenne une gibbosité considérable à forme arrondie (V°, VE, VIF, VITE et IX° vertèbres dorsales). Si l'on fait marcher le malade on voit qu'il boite légèrement, le cou est très enfoncé entre les
épaules, la tête est rejetée en arrière. Douleurs thoraciques vives, dyspnée et hoquet fréquents. État général mauvais. Pas d’abcès, pas de paralysie: L :
15 mars 1891. — On applique un lit plâtré suivant les règles et on ordonne du sirop iodo-tannique.
Sous l'influence de ce traitement, les douleurs thoraciques disparaissent, l'appétit devient meilleur, les nuits sont plus calmes, la respiration prend un rythme plus longe.
En avril 1891, rougeole qui dure trois semaines avec la convalescence,
Tous les mois le malade est ramené à la consultation, il continue son traitement général, son état est excellent.
16 mai 1892. — La gibbosité a plutôt diminué, le dos est beaucoup moins rond, la tête est dégagée des épaules, l’enfant se tient droit. Plus de dyspnée, plus de douleurs.
19 mai 1892, — On fait un corset de plâtre qui soutient bien l’enfant et on l'envoie à la campagne.