OBSERVATION XI (PERSONNELLE
Mal de Pott de la région cervico-lorsale datant de huit mois. Gibbosité très marquée. Traitement par le lit plätré., Amélioration, encore en traitement.
Alfred: éinQ ans: — Un frère et deux sœurs plus âgés en bonne santé. Père mort d’une fluxion de poitrine, mère bien portante.
Jusqu'à l’âge de quatre ans l'enfant n’a jamais été malade. L’affection débute en mars 1891 par des douleurs thoraciques avec irradiations dans les membres supérieurs. On ne note pas de traumatisme. Après quelques minutes de
marche l'enfant est oppressé et est obligé de s'arrêter souvent. Il prend une mauvaise attitude et s’affaiblit progressivement.
Au premier examen, le 2 décembre 1891, on constate une gibbosité très accentuée formée par la septième cervicale et les trois premières dorsales, et un empâtement de la région sur une étendue de cinq centimètres de rayon. Au-dessus de la saillie existe une forte courbure de compensation: la tête est complètement rejetée en arrière, la nuque repose entre les épaules, la région cervicale paraît plus courte. La marche est difficile, la fatigue rapide. Pas d’abcès, pas de paraplégie, pas de troubles vésico-rectaux. Les douleurs sont toujours vives et continues. Le malade est très affaibli, d'aspect chétif. |
Le 18 décembre 1891 on le met dans un lit plâtré. Sous l'influence de cette immobilisation admirablement supportée, le malade ne souffre plus, la dyspnée fait place à une respiration normale et les forces ne tardent pas à revenir.
5 mai 1892. — Les symptômes précédents ont disparu, l'enfant peut marcher facilement, la tête est très bien redressée.
On appliquera dans quelque temps un corset avec minerve.
Depuis deux mois, début de tumeur blanche du coude, traitée par la révulsion et l’immobilisation.
OBSERVATION XIT (PERSONNELLE).
Mal de Pott de la région dorsale inférieure datant de once mots. Douleurs, mauvaise attitude, paraplégie incomplète. Traitement par le lit plätré. Disparition de la paraplégie. Guérison.
Marcel V..., 4 ans, né à Paris.
Une sœur de 6 ans bien portante. Père et mère en bonne santé.
À l’âge de trois mois, coqueluche qui à duré six mois. . À un an et demi, l'enfant ne marchant pas et étant d’une constitution très faible, ses parents l’envoient à la campagne où 1l reste une année. Pendant son séjour à Saint-Maurice-du-Désert (Orne), un médecin consulté diagnostique un mal de Pott au début et renvoie l'enfant à Paris. Il ne peut plus marcher, ses jambes sont faibles, il se tient continuellement plié et éprouve des douleurs en ceinture assez violentes. On ne note pas de traumatisme.
Le malade est d'abord traité à l’Enfant-Jésus (immobilisation dans une claie d’osier). Il y reste pendant huit mois, Il éprouve des contractures dans les membres inférieurs : celles-ci disparaissent sous l'influence de ce traitement.
En juin 1891, l'enfant est retiré de sa claie d’osier. Cependant la colonne vertébrale s’incurve davantage; d’arrondie qu'elle était, elle devient plus saillante.
. Le 23 novembre 1891, première visite au Dispensaire Furtado-Heine. Les XI°et XIIe vertèbres dorsales forment une gibbosité angulaire assez marquée. L'enfant est chétif,
n'a pas d’appétit, il ne ressent plus que de légères dou: leurs, surtout réveillées par la pression au niveau de la gibbosité. Paralysie incomplète des membres inférieurs, reflexes exagérés, soubresauts, etc.
Le 30 novembre 1891, on applique un lit plätré et l’enfant suit un traitement général. Aussitôt, le malade se trouve bien dans son lit, son appétit revient et ses douleurs disparaissent.
Tous les mois le malade est rarnené à la consultation, son état est très satisfaisant.
21 avril 1892. — La colonne vertébrale est très redressée, à peine voit-on une légère courbure au niveau des dernières vertèbres dorsales : la pression n’est plus douloureuse. Les forces sont revenues dans les membres parésiés, tous les symptômes antérieurs, contractures, soubresauts ont disparu, l’état général est excellent.
Guérison.