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par une ligne, l'extrémité.postérieure du diamètre de Baudelocque se trouve, sur un bassin normal à environ trois ou quatre centimètres, au-dessus du milieu de cette ligne. En réunissant la fossette de la cinquième lombaire avec les deux épines iliaques postérieure el supérieure d'une part, et d'autre part en bas, avec le point d'union des deux muscles fessiers, on obtient un quadrilatère, qui, sur un bassin bien conformé se rapproche sensiblement
de la forme d'un losange (losange de Michaëlis).
Sur un bassin vicié, notamment sur un bassin rachi-
tique, l'apophyse épineuse de la cinquième lombaire se trouve plus abaissée, de telle sorte que l'angle supérieur devient oblus. La fossette décrite plus haut peut s'abaisser au niveau où même au-dessous de la ligne d'union des deux épines iliaques postérieure et supérieure. En ce cas, le quadrilatère devient un triangle. »
(Et Schrœder cite comme exemple de beauté parfaite, la statue de la Vénus du Capitole (à Rome), sur laquelle serait très bien figuré le quadrilatère en question).
L'intérêt d'une étude complète du losange de Michaëlis se trouve augmenté du fait que l'on se trouve ici sur les limites de l’art et de la science, sur un terrain où l'on apprend à discerner combien l’art est nécessaire au médecin el la science médicale à l'artiste.
En conséquence, il se présente deux points de vue dans l'appréciation du losange de Michaëlis : le premier, médical ; le second, artistique. Dans le premier cas, le losange doit être évalué au point de vue du diagnostic individuel ; dans le second, il faut se baser sur une description anatomique, description que l'artiste ne peut
transgresser, sans commettre une faute contre la vérité.
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Losange chez l'homme et chez la femme. — Descriplion analomique de la région. — Pour la bonne intelligence
de ce qui va suivre, il est important de se rapporter à l'anatomie et de considérer les différences, essentiellement afférentes au. bassin de l'homme et de la femme.
La base osseuse du losange est formée par le sacrum, au milieu duquel el suivant la diagonale médiane, se trouve la crête sacrée. Le sommet du sacrum, à son union avec le coccyx, forme, à peu près, l'angle inférieur .
Latéralement, il est limité par les épinesiliaques postéro-supérieures, d'où part la créte iliaque.
La limite supérieure est formée par l'apophyse épineuse de la cinquième lombaire.
Au premier coup d'œil, on voit que, chez l'homme, (fig. 1), l'axe longitudinal l'emporte sur Île transversal, tandis que, chez la femme (fig. 2), la largeur plus grande du sacrum, en même temps que l'obliquité plus grande des crêtes iliaques produit {out le contraire.
Les ligaments et les muscles modifient l'aspect squelettique dans les deux sexes ; ainsi, voit-on la crête sacrée s'unir aux apophyses épineuses lombaires par une saillie médiane et le sacrum se trouver, par les ligaments sacré-épineux et sacré-tubéreux (ligaments sacrosciatiques), prolongé jusqu'à la tubérosité ischiatique.
On distingue, en outre, deux gouttières verticales, profondes, desquelles s'échappent les muscles du dos (transversaire épineux ef sacro-épineux).
Les muscles sont entourés par le fascia lombo-dorsa}, qui s'étend depuis la colonne vertébrale jusqu'à la crête sacrée, contre l'os iliaque. De la crête iliaque et recou: