PRONOSTIC
Du pronostic, nous ne dirons que deux mots.
Bien qu’il ne soit jamais favorable, il est cependant variable dans sa gravité. Il est le plus favorable quand le cancer n’a pas encore pris une grande extension en surface et en profondeur. Cela est vrai, surtout pour le cancer aplati de la peau et pour le cancer tubéreux, mais quand il n’est pas encore étendu.
Le cancer aplati peut suivre sa marche pendant de longues années, 10 et 15 ans, sans qu’il se produise de lésions profondes, d’engorgements ganglionaires ni d’altérations appréciables de l’état général.
Quand le cancer se présente sous forme d’une tubérosité, d’un champignon, le pronostic est moins favorable parce que la lésion a un siège plus profond; on doit s’attendre à une destruction plus considérable des tissus, soit par le fait meme de la maladie, soit par le fait des moyens thérapeutiques qu3 cette forme réclame.
Qu’est-ce qui tue le plus vite, du lupus ou de l’épithélioma ? C’est évidemment ce dernier, par suite de l’envahissement des ganglions et du mauvais état général qui arrive rapidement.