DIAGNOSTIC
Pour établir le diagnostic, il suffit de prendre en considération les symptômes cliniques. Un examen attentif des phénomènes existants, permettra toujours de distinguer le cancer épithélial des autres productions morbides, tubéreuses et ulcéreuses qui lui ressemblent comme le lupus et la syphilis.
Il ne peut y avoir de doute qu’au début de l’affection aussi bien pour les formes ulcéreuses qui peuvent être prises pour un chancre, que pour les formes papillomateuses qui peuvent être confondues avec des verrues, des condylomes, ou des papillômes ordinaires.
Dans ces cas, il n’est pas toujours facile d’établir une distinction précise. L’examen microscopique donne parfois, mais non pas toujours, quelques éclaircissements, et ce n’est qu’en prenant en considération tout un ensemble de circonstances (localisation, marche, engorgements des ganglions voisins, l’âge de l’individu) que l’on pourra porter un jugement sur la nature de la maladie.
Enfin, c’est surtout dans la marche ultérieure de la maladie que le caractère de l’épithélioma se montre en toute évidence. Et, quand Langenbeck vient s’appuyer sur la méthode thérapeutique, pour distinguer le lupus de l’épithélioma, prétendant que la solution de Zitmann le guérit, alors qu’elle n’a d’action que sur des syphilides ressemblant au lupus, il est de toute évidence qu’il a tort.
Poser le diagnostic le plus vite possible n’est pas chose indifférente pour le traitement, puisque, opéré à temps, le malade peut se rétablir complètement, comme le démontrent deux cas que nous citons, relatés l’un, par Volkmann (Observation VIII) et l’autre, par Langenbeck (Observation V).