‹ Du magnétisme animal, considéré dans ses rapports avec diverses branches de la physique généraleChapitre 17 sur 36 · III · texte numérisé non relu

III

la matière, on considère trois choses : i® la direction ou le changement de lieu 5 2*^ la célérité; 5*^ le ton, qui est le mouvement intestin dont la matière élémentaire était imprégnée avant l’agrégation.

Ce mouvement se modifie suivant les corps dans lesquels il passe; dans un tuyau d’orgue, il propage un son; dans une cloche, de même. Toutes les directions tendent ou à rapprocher ou à éloigner les parties de la matière. Lorsque le rapprochement se fait, il s’ensuit la combinai» son; au contraire, de l’éloignement des parties naît la dissolution.

La fluidité parfaite est lorsque les parties de la matière sont insensibles à la combinaison ou à la dissolution. A mesure que cette indifférence cesse, il s’ensuit la combinaison ou la dissolution.

Tout est plein, nous ne pouvons pas concevoir l’idée de rien. La matière élémentaire a donc toujours été; elle est impénétrable. Donc le premier mouvement ou la première impulsion donnée à celte matière, a été la cause des agrégations diverses; et dans toute la nature, la matière, une fois mue, conserve toujours le degré de mouvement qui lui a été donné primordialement.

Mais les diverses agrégations munies de som-^ mes de mouvement différentes, ont dû duire des combinaisons de formes à finfini, d’où dérive la diversité infinie des corps de la nature.

Une quantité de matière élémentaire, mue dans une direction quelconque , s’appelle courant.

Les interstices entre les molécules agrégées dont les corps se composent, et dans lesquelles les courans se divisent, forment les pores ou les filières.

L’accélération du mouvement est en raison du rétrécissement des filières.

Tout corps, dans un courant, obéit à son impulsion. S’il est mu dans deux courans, il obéit au plus fort.

La cause de fattraction des corps est dans les courans qui pénètrent les corps. Ils donnent l’exemple du bateau qui va de Paris à Sèvres ; il n’est point attiré par Sèvres, il n’est point repoussé par Paris , mais il suit la direction du courant qui le domine.

Ainsi, entre le fer et l’aimant il s’opère une attraction, parce que les courrans qui pénètrent ces corps tendent à les porter l’un vers l’autre.

Dans presque tous les autres corps de la nature, on ne découvre, po.ur ainsi dire, aucune attraction 5 cela vient de ce que les filières de mouvement sortent confusément, et n’ont pas plus de tendance à se combiner avec les corps qu’on leur oppose, qu’avec la matière environnante. Mais, entre le fer et l’aimant, les filières suivent la même direction, et le courant, sortant de l’un, est momentanément remplacé par le courant de l’autre.

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