‹ Du mal de Pott sénile: et en particulier de ses différentes formes cliniquesChapitre 23 sur 24 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — La tuberculose vertébrale des vieillards, plus commune qu’on ne le croit généralement, relève, au point de vue étiologique, de deux facteurs principaux : une atteinte tuberculeuse antérieure et un état général morbide.

Il, — Cliniquement, la tuberculose vertébrale se présente sous cinq formes distinctes :

Une forme classique, où l’on retrouve plus ou moins nettement les éléments de la triade symptomatique qui caractérise la même affection chez les jeunes sujets : gibbosité, abcès par congestion, phénomènes médullaires ;

Une forme nerveuse, se traduisant tantôt par des névralgies, tantôt par des troubles moteurs, ce qui permet de lui distinguer :

Une forme névralgique, Une forme paraplégique ;

Une forme rhumatismale, dans laquelle les symptômes rachidiens sont plus où moins masqués par des douleurs pseudo-rhumatismales, probablement de même nature ;

Une forme à évolution pulmonaire prédominante, caractérisée par la présence, à côté de la tuberculose vertébrale, d’une tuberculose pulmonaire, dont les symptômes prennent la première place dans le tableau clinique ;

Une forme latente, sans symptômes pendant la vie, et dont le diagnostic constitue une surprise d’autopsie.

IT. — Le diagnostic de ces différentes formes, toujours délicat, parfois très difficile, est possible par l’élimmation raisonnée de la syphilis, du cancer, des lésions systématisées de la moelle, par la radiographie et la ponction lombaire, à condition d’être sans parti pris et de penser toujours, quel que soit l’âge, à une tuberculose possible.

IV. — Le pronostic, sévère, varie cependant suivant les formes et le degré de sénilité du malade.

V. — Le traitement se réduit au repos au lit, appliqué ‘dans certaines conditions, et aux mesures hygiéniques mdispensables.

Vas Vu : LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE, LE DOYEN, ASUPIC

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