Quid en cas de mort du mandant
38^. Quid en cas de révocation?
COMMENTAIRE
336. Les obligations du mandataire sont très graves ; elles se présentaient aux yeux des anciens avec des caractères de sévérité tels , qu'ils décla-
raient infâme le mandataire qui les violait (1). Le mandataire infidèle n'est pas plus favorable aux yeux des nations modernes , et l'exécution du mandat est placée sous la garantie de la bonne foi. «> Ces obligations se résument de la manière suivante :
i" Accomplir le mandat accepté, tant qu'il n'est pas révoqué ;
Et, lors même qu'il est révoqué, terminer ce qui, étant commencé, pourrait souffrir d'un retard ;
2° Accomplir le mandat sans dol , sans faute , en bon père de famille ;
3° Rendre compte au mandant (2).
Le premier chef de ces obligations est traité par notre article ; le reste aura sa place dans les articles suivants.
337. Il est libre à chacun de ne pas accepter le mandat ; mais , dès l'instant qu'on a consenti à s'en charger , on est tenu de l'exécuter : Sicut autem liberum est mandalum non suscîpere , ità susceptiun consummari oportet (o). Commencer et ne pas finir, c'est manquer à la confiance qu'on a placée dans le mandataire , c'est compromettre des intérêts qui ne doivent pas rester en suspens ; il y a des affaires
(1) Cicér., ProCcccinâ^ 3 ; Pro Roscio Amerino^ 38.
(2) L. Procurât,, C., Mandati.
Doneau, lib. XllI, c. d1, n» 2.
(3) Paul, 22, § 1 J, D., ManUatL L. 5, C, De oblig. et oct.