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Az... 80,38 80,38 59,84 65,48
On voit que dans ces divers modes de diffusion la proportion de l’azote est fort différente de ce que nous avons trouvé pour les plantes aquatiques. Celle qui s’en rapproche le plus est donnée par le caoutchouc et la cuticule, mais en diffère encore assez notablement pour que nous puissions affirmer que nous avons réellement affaire à un mode de diffusion spéclal et nouveau.
2. Considérations sur la nature de la paroi. — Puisque nous n'avons trouvé aucune indication dans les dialyses de l'air connues Jusqu'à maintenant, il est nécessaire de tourner nos investigations dans un sens différent; l’étude attentive de la
ÉCHANGES GAZEUX DES PLANTES AQUATIQUES. 77 constitution physique de la paroi diffusante peut nous donner des indications. Cette paroi est formée chez l’Elodea d’une seule assise de cellules intimement unies entre elles de manière à ne laisser n1 pores, ni stomates, du moins chez les sujets que j'ai étudiés; la cuticule y est à peu près nulle, non colorable par les réactifs ordinaires de la cutine, et son rôle est en tous cas négligeable, puisque nous avons trouvé pour l’azote un chiffre très différent de celui qu’elle tendrait à donner. Toutes les cellules de l’assise ont une mince membrane de cellulose et contiennent un protoplasma très fluide avec un suc cellulaire plus ou moins abondant; l’assise entière est une paroi riche en eau dans toutes ses parties, mais surtout dans sa région moyenne. J’ai constaté qu’en effet l’eau représente dans la totalité de la plante 80 à 90 pour 100 du poids total. Comment doit se comporter une lame ainsi constituée au point de vue de la diffusion des gaz?
Il paraît probable tout d’abord que chacune des parties constitutives doit avoir son influence propre, mais que la prépondérance doit appartenir à l'élément le plus abondant; ici cet élément étant l’eau, je me trouvais amené à rechercher de quelle manière l’air se diffuse à travers une lame d’eau, afin de comparer cette diffusion à celle qui se passe chez nos plantes.
3. Diffusion à travers une lame d’eau. — Les recherches récentes d’un savant autrichien, M. Exner (1), m'ont été très précieuses à ce point de vue. Ge physicien a pu déterminer les vitesses relatives de diffusion de différents gaz à travers des lames d’eau très minces semblables à celles des bulles de savon, et a reconnu que les résultats obtenus sont sensiblement exprimés par une loi simple : La vitesse de diffusion est proportionnelle à la solubilité du gaz dans la lame liquide, et à l’inverse de la racine carrée de la densité de ce quz.
Cette loi est tout entière dans la formule :
(1) Exner, loc. cit.
dans laquelle :
a exprime le volume de gaz diffusé dans l’unité de temps ;
B — le coefficient de solubilité du gaz; d — la densité du gaz; k — une constante dépendant en particulier de l'épaisseur
de la membrane.
M. Exner exprime les vitesses relatives en prenant celle de l’air pour unité (1); d’après ses chiffres, j’ai calculé les vitesses de diffusion de divers gaz par rapport à l’azote. Les voici :