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tairie » dans le Bourbonnais, « borderie » dans le Quercy, « vignolerie » ou « vinidrie » en Auvergne, « facherie » en Provence, « grangeage » dans la Bresse, le Lyonnais, le Forez, le Vivarais, le Dauphiné, « gagnage » en Lorraine.
Ce mode d’amodiation n'existe pas seulement en France ; on le rencontre dans presque tous les pays d'Europe. :
En lialie, il est fréquemment employé ; toutefois il est à noter que, le plus souvent, le partage ne porte pas eur la totalité des produits : le colon paye une somme d'argent, moyennant quoi 1l jouit seul des pâtures et
- fait du bon croît son profit exclusif (M. Rérolle, p. 241). Au livre 3, t. IX, ch. IV, le Code italien de 1865 l’a réglementé d’une manière définitive ; il en a fait une sorte de location rurale soumise à la plupart des disposi tions édictées pour le louage de choses.
En Autriche, Pappafava, dans son « Etude sur le colonage partiaire », nous montre ce contrat particulièrement usité dans l’Istrie et la Dalmatie, le Trentin et la province de Goritz. Dans le Trentin, le métayer apporte son travail, les instruments aratoires et une moitié de la semence. Les réparations ordinaires restent à sa charge, les impôts et les réparations extraordinaires sont supportés par le propriétaire. Dans la province de Goritz, le colon a droit à tous les profits de l'élevage, mais il doit au maître la moitié de la récolte de vin, une quantité fixe d'avoine et une somme d’argent.
En Hongrie, la plupart des biens faisant partie du domaine de la couronne et des biens domaniaux sont donnés à colonage partiaire. Là, comme d’ailleurs en Autriche, le métayage est assimilé à la société dont il suit les règles.
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En Russie, les terres données à bail partiaire sont
nombreuses. Dans l'enquête agricole française de 1867,
de Jchernaïeff s’exprime ainsi : « Le système le plus répandu dans notre pays, surtout depuis ces derniers temps, c’est le métayage sous ses différentes formes. » (Enquête agricole française, série 3,692). Le contrat qui nous occupe fut réglementé par un arrêt du 4er décembre 1827 : le colon devait la moitié de tous les produits, mais il n’était assujetti à aucune autre redevance ; de plus, le propriétaire ne pouvait rien exiger au-delà de cette quotité ; les bestiaux et instruments aratoires devaient être fournis par le métayer que le bailleur ne pouvait expulser. La règle générale est le partage par moitié.
En Allemagne, on connaît peu le colonage ; au lieu
-du partiarius on voit le pohtor c’est-à-dire, ainsi que nous l’avons expliqué, l’ouvrier qui, en échange de son travail, reçoit une quote-part des produits.
- En Espagne nous assistons, avec Colmeiro, au développement du colonage à la suite de la conquête de ce pays par les Arabes (Colmeiro : Histoire de l'Economie politique en Espagne, 1, 179). Malgré tout, ce contrat est peu répandu dans la Péninsule Ibérique ; le quart à peine des terres y est soumis ; le faire-valoir domine à peu près partout.