A LONDRES
H. BAILLIÈRE, Libraire, 219, Rcgcnt-strcct.
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Montp. — üoeiim , impr. de l’Académie
Écrits et Publications du Docteur L. Saurel.
1° Médecine.
1° Essai d’une Climatologie médicale de Montévidéo et de la République orientale de l’Uruguay (Amérique du Sud). Thèse pour le doctorat en médecine. In-8° de 164- pages. Montpellier, 1851.
2° Note sur les Conditions sanitaires des possessions de la France au Gabon (côtes occidentales d’Afrique). — In-8° de 38 pages. Montpellier, 1847.
3° Quelques mots sur la Thérapeutique des fièvres de la côte occidentale d'Afrique, d’après la méthode de M. le docteur Rastos, médecin en chef de la province d’Angola. (Gazette médicale de Montpellier et Gazette des hôpitaux, 1848.)
4° Recherches d’Hydrographie médicale. — In-8°de 51 pages. Montpellier, 1851.
5° Note sur une variété du Pian. ( Annales de thérapeutique et de toxicologie, 1848.)
6° Observations sur le Priapisme et l’Impuissance. — In-8° de 15 pages. Montpellier, 1851.
7° Lettre sur l’Anatomie et lé Vitalisme, adressée à M.le docteur Amédée Latour, rédacteur en chef de l’ Union médicale. — In-8° de 16 pages. Montpellier, 1851.
8° Notice historique, topographique et médicale sur les Bains de merde Palavas, près Montpellier (Hérault). — In-8° de 51 pages. Montpellier, 1851.
9° De la médecine et des médecins en Espagne. (Gazette médicale de Montpellier, 1852.)
10° Mémoire sur les applications de la méthode anesthésique au traitement des maladies internes. (Gazette médicale (te Paris, 1854, Nos 6, 7, 11, 12 et 13, formant ensemble trente colonnes de ce journal. )
1 1° Observation clinique suivie de réflexions sur un cas de paralysie musculaire atrophique , guérie par l’usage de l’électricité et des eaux minérales de Balaruc. — In-8° de 32 pages. Montpellier, 1854.
12° Lettre sur les viandes de la Plata , au point de vue de leur préparation et de leurs usages. (Journal de médecine, de chirurgie et de pharmacologie, etc., de Bruxelles lom. XIX, pag. 172, année 1854.)
2° Chirurgie.
1° Chirurgie navale, ou Études cliniques sur les maladies chirurgicales que l’on observe le plus communément à bord des bâtiments de guerre. — Un vol. in-8°de320 pages. Paris et Montpellier, 1853.
2° Mémoire sur les Luxations des Cartilages costaux.’ — In-8° de 50 pages. Paris et Montpellier, 1854.
3° Des Fluxions au point de vue chirurgical. Thèse de concours pour l’agrégation en chirurgie, à la Faculté de médecine de Montpellier. — ln-8° de 154 pages. Montpellier, 1855.
4° Mémoire sur les Fractures des membres par armes à feu, suivi d’observations pour servir à l’histoire des blessures par armes de guerre. — In-8° de 148 pages. Montpellier, 1856.
5° Du Goitre et du Crétinisme , à l’occasion du Rapport de la commission créée par S. M. le roi de Sardaigne, pour étudier le crétinisme. — lr.-8° de 28 pages. Montpellier, 1851.
6° Exposé historique et critique de la Vaccination syphilitique et de la syphilisation. — ln-8° de 32 pages. Montpellier, 1852.
7° Observation de Chirurgie pratique, traduites de l’espagnol, et accompagnées de notes. — ln-8° de 38 pages , avec figures. Montpellier, 1852.
8° De la rigidité du col de l’utérus, dans les cas d’éclampsie, avant ou pendant l’accouchement, et du traitement qui lui convient. — ln-8° de 24 pages. Paris, 1852.
9° Luxation du coude en arrière et en dehors; réduction sans le secours d’aides et par un procédé particulier. ( Annales de thérapeutique et de toxicologie , 1848.)
10° Effets du coït après une amputation. ( Presse médicale belge, 1852, et Revue médico-chirurgicale , 1853 (tom. XIII, pag. 47).
11° Oblitération co.mplète par adhérence des parois du vagin chez une femme âgée. ( Journal de médecine , de chirurgie et de pharmacologie, publié par la Société des sciences médicales et naturelles de Bruxelles, tom. XIX, pag. 113, et Gazette des Hôpitaux, 1854.
12° Observation d’une variété de fracture de l’extrémité inférieure de l’humérus; guérison sans l’emploi d’aucun appareil. (Journal de médecine, etc., de Bruxelles, tom. XIX, pag. 235.)
13° Du traitement de la pourriture d’hôpital au moyen des applications topiques de teinture d’iode. — In-8° de 16 pages. Montpellier,
14° Paralysie de la vessie guérie par l’usage de la strychnine. ( Revue thérapeutique du Midi, tom. 111, pag. 618.)
15° Coup d’œil sur les maladies observées à la consultation gratuite de la Miséricorde de Montpellier, durant le mois d’avril 1853. (Revue, tom. IV, pag. 257.)
16° Contusions à l’épigastre , mouvements convulsifs; bons effets des ventouses scarifiées. (Revue, tom. IV, pag. 50.)
17° Observations sur l’emploi de l’extrait de belladone dans le traitement des hernies étranglées. (Revue, tom. X, pag. 243, et tom. XI, pag. 18.
3° Publication périodique.
La Revue thérapeutique (lu Midi, Gazelle médicale de Montpellier, paraissant depuis 1850, deux fois par mois, le 15 et le 30, par livraisons de deux feuilles in-8°. — Huitième année •
DU
au point de vue de ses applications
Des Maladies Chirurgicales.
De tous les moyens d’investigation qui se trouvent entre les mains des médecins, il en est peu qui aient fait naître autant de travaux que le microscope.
L’anatomie normale et pathologique , la physiologie hygide et la physiologie pathologique, la médecine et la chirurgie, en un mot toutes les branches de la science médicale, ont paru justiciables de la micrographie. C’est au point , que l’on a voulu faire de l’examen des objets à l’aide du microscope, et de la description des choses qu’il sert à voir, une sorte de science à part.
Cette exagération ne pouvait être de longue durée, et les partisans les plus convaincus et les plus habiles du microscope, sont les premiers à reconnaître qu’il constitue seulement un moyen d’étude à ajouter à ceux que nous possédions déjà. C’est dans ce sens que s’exprime un savant qui, l’un des premiers, a introduit en France le goût de la microscopie.
« Sans vouloir, dit-il, restreindre excessivement le » champ de l’observation microscopique , il est bon de » ne jamais oublier que le microscope est une espèce de » réactif propre à définir des substances qui, par leur » nature même, ou par leur quantité, échappent aux » procédés de l’analyse chimique. Cette idée attachée à » l’emploi du microscope, est utile pour maintenir les » observateurs dans une bonne voie ' . »
Le rôle du microscope , dans la connaissance des maladies chirurgicales, ne peut être différent de ce qu’il est dans les autres parties de la médecine. 11 doit se borner à nous faire connaître des phénomènes de l’ordre physique ou matériel.
Prétendre, à l’aide de cet instrument, arriver à découvrir la nature intime d’un état morbide quelconque , serait une chose absurde.
' Al. Donné ; Cours de microscopie , complémentaire des études médicales ; Paris, 18 Ai.— Introduction, pag. 15.
Mais les états morbides, qu’ils soient simplement réactifs ou de nature affectionnelle, se traduisent au dehors par certains phénomènes, par certaines lésions, qui tombent sous nos sens et que le microscope peut nous aider à découvrir.
D’un autre côté , ce merveilleux instrument , en nous faisant connaître l’origine végétale ou animale de certains produits morbides accidentels, peut nous mettre sur la voie des causes et du développement de maladies dont la nature véritable était jusqu’alors inconnue.
L’étude de ces causes physiques des maladies, celle des actes ou procédés morbides , enfin celle des lésions anatomiques de nos organes et de nos tissus , tel est le véritable champ de la microscopie envisagée au point de vue chirurgical. C’est sur ce terrain , -qui est celui des faits , qu’elle- peut être véritablement utile , en nous dévoilant des lésions qui auraient échappé à nos regards et en nous permettant d'observer des phénomènes dont le mécanisme excite notre admiration.
En tant que moyen d’exploration de l’ordre physique, le microscope ne peut donc nous fournir que des données de l’ordre physique. Mais en agrandissant d’une manière inattendue le champ de nos observations , en nous montrant des choses que sans lui nous n’aurions ni vues, ni soupçonnées, il a considérablement étendu la sphère de nos connaissances.
On voit déjà que je suis tout disposé à accorder aux travaux micrographiques une large part dans les progrès qui ont été réalisés dans certaines parties de la chirurgie; mais je ne saurais partager la manière de voir des chirurgiens qui , donnant une confiance absolue au microscope, ont prétendu y voir un moyen presque infaillible de diagnostic. On commence aujourd’hui à revenir de cette manière de voir, si éloignée de la vérité, et l’on reconnaît qu’une très-grande habitude du microscope ne met pas toujours à l’abri d’erreurs qui, dans certains cas , sont le fait de cet instrument lui-même.
Disons donc avec M. Lebert : «Le microscope peut être » d’un grand secours en pathologie ; mais son rôle ne » commence qu’après l’emploi des autres méthodes » susceptibles de dévoiler la nature des maladies.
» Ainsi, l’observation clinique sera toujours la base de » la pathologie. Elle restera le centre d’activité et le but » de tous les efforts du vrai médecin, désireux de remplir » la belle tâche que lui assignait Hippocrate '. »
C’est d’après cette manière de voir, que je me propose d’examiner l’influence que les travaux micrographiques ont exercée sur la connaissance et le traitement des maladies chirurgicales.
1 H. Lebert; Physiologie pathologique, ou recherches cliniques expérimentales et microscopiques, etc. Paris, 1845, tom. I. Introduction, pag. ix.
L’ordre que je suivrai dans ce travail sera des plus simples.
Je commencerai, dans une première partie, par exposer d’une manière abrégée, quoique aussi complète que possible , les résultats directs fournis par le microscope à l’étude des causes physiques , des actes morbides et des lésions anatomiques dans les maladies chirurgicales.
Puis , profitant de ces données de l’ordre physique , je chercherai, dans une deuxième partie, à déterminer l’influence que les travaux micrographiques ont exercée sur le diagnostic , le pronostic et le traitement de ces mêmes maladies.
Ce cadre est tellement vaste que je ne puis me flatter de le remplir complètement; aussi n’essayerai-je pas de le faire. D’ailleurs je dois faire observer, qu’ayant à examiner les travaux micrographiques uniquement au point de vue de leur influence sur les maladies chirurgicales, je suis par cela même dispensé de rapporter les faits de détail que contiennent ces travaux,
.J’ai à apprécier et non à décrire; ce sont donc surtout des appréciations que l’on aura le droit de rechercher dans mon travail.
Encore un mot avant de commencer. La microscopie appliquée à l’étude des maladies est une branche presque nouvelle de la science médicale. La plupart des ouvrages ou travaux qui y ont rapport , au moins en France , n’ont
pas vingt ans de date, et beaucoup ont été publiés seulement dans ces derniers temps.
D’une autre part , quoique beaucoup de questions fort intéressantes pour le chirurgien aient été exposées avec plus ou moins de détails dans certains de ces ouvrages, il n’en est cependant aucun qui soit spécialement relatif aux maladies chirurgicales.
Enfin, les résultats obtenus, quelque remarquables qu’ils puissent être , n'offrent pas, jusqu’à ce jour, ce caractère de certitude et de positivisme qui est nécessaire pour les faire adopter sans contestation.
Appelé à traiter un sujet presque neuf, j’ai dû faire tous mes efforts pour puiser aux meilleures sources. Malheureusement je me suis trouvé dans l’impossibilité de consulter certains ouvrages publiés en langues étrangères, qui auraient pu m’être d’une grande utilité. Parmi les travaux que j’ai eus à ma disposition et auxquels j’ai fait des emprunts plus ou moins répétés , je dois citer les livres de MM. Donné, Lebert, Mandl , Vogel , Dubois (Amiens), etc., et des mémoires ou articles de MM. Broca, Verneuil,Ch. Robin, Frédault, Follin, Ollier, etc., etc. C’est après avoir rapproché les opinions de ces divers auteurs, et comparé les résultats qu’ils ont obtenus, que j’ai entrepris ce travail. Je serai heureux si mes efforts ne sont pas considérés comme inutiles à la chirurgie.