‹ Du microscope, au point de vue de ses applications à la connaissance et au traitement des maladies chirurgicalesChapitre 20 sur 22 · RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS

Les propositions suivantes me paraissent résumer les conclusions que l’on peut tirer de mon travail :

1° L’introduction du microscope, dans l’étude des maladies chirurgicales , n’a fourni que peu de lumières à Yètiologie. La composition et la manière d’agir des venins et des virus n’ont pas été éclairées par cet instrument; mais il nous a fait découvrir la nature et le mode do transmission de certaines maladies causées par des parasites animaux ou végétaux et donné des renseignements sur celles qui sont dues à la présence d’entozoaires.

2U L’usage du microscope a permis de pousser beaucoup plus loin qu’on ne l’avait fait jusque-là, l’étude des actes ou procédés morbides qui constituent le plus grand nombre des maladies chirurgicales.

3° Le microscope , en nous permettant de faire une étude approfondie des lésions anatomiques , qui caractérisent un grand nombre de maladies chirurgicales , et spécialement la classe des tumeurs , a exercé une influence incontestable sur la connaissance que nous avons de ces maladies.

4° Les travaux micrographiques , en nous aidant à mieux connaître les causes, les actes et les lésions morbides, nous ont fourni, par cela môme, des éléments précieux pour le diagnostic des maladies chirurgicales ; mais le microscope, employé exclusivement à tout autre moyen, est, jusqu’à ce jour, incapable de donner des notions positives sur le diagnostic d’une maladie quelconque.

5° Il en est de même pour le pronostic , à l’établissement duquel le microscope ne peut contribuer qu’en aidant à connaître la nature et le degré de la maladie.

6° Enfin, les recherches micrographiques n’ont pas exercé sur le traitement des maladies chirurgicales, toute l’influence, qu’on était en droit d’en espérer.

7° Si j’avais à exprimer une opinion générale sur là valeur des travaux micrographiques en chirurgie , je dirais : qu’extrêmement profitables aux progrès de la science , ces travaux n’ont pas encore influé d’une manière aussi sensible sur les progrès de Y art.

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