‹ Du microscope, et de son application à l'étude des êtres organisés et en particulier à celle de l'utricule végétale et des globules du sangChapitre 3 sur 7 · IO- DES ILLUSIONS D’OPTIQUE · texte numérisé non relu

IO- DES ILLUSIONS D’OPTIQUE

Selon M. Dujardin , elles sont de deux sortes : les unes portent sur l’épaisseur des parties filiformes et des contours; les autres sur la distinction des pleins ou des vides, des creux ou des saillies : celles-ci sont les plus importantes, car elles conduisent bien plus souvent que les premières à des notions erronées sur la structure des objets soumis à l’observation microscopique. On verra plus loin les divergences qui existent parmi les auteurs sur la nature des ponctuations qu’on observe à la surface des cellules végétales, et sur la concavité ou la convexité des globules Sanguins, La connaissance des lois de la réfraction devra toujours mettre en garde contre ces erreurs; mais l’expérience suivante, que M. Dujardin a bien voulu me montrer, fait voir de la manière la plus . palpable comment on peut l’éviter. Mettez une goutte d’huile dans la bouche , et agitez-la avec un peu de salive outre les dents et les lèvres, vous obtiendrez un mélange de gouttes d’huile et de bulles d’air infiniment petites. Examinezrlcs Comparativement sous le microscope, plus vous rapprocherez l’objectif de la bulle d’air, plus son centre paraîtra lumineux. Si une goutte d’huile est placée dans le voisinage, ce sera l’effet contraire. La raison en est bien simple : les rayons, réfléchis parallèlement par le miroir, divergent en passant par la bulle d’air, et forment un foyer virtuel au-dessous de cette bulle : il faudra donc rapprocher l’objectif pour voir distinctement le pinceau de rayons qui paraît émaner de ce foyer. Au contraire, les rayons qui traversent la goutte d’huile deviennent convergents, et forment un foyer réel audessus de cette goutte. Donc, pour voir ce foyer aussi nettement que le précédent, il faudra que l’objectif en soit plus éloigné. La bulle d’air agit comtne une lentille biconcave, la goutte d’huile, comme un verre biconvexe.

Pour se soustraire à l’autre cause d’erreurs résultant des franges que la diffraction produit autour des objets , il faut recourir au mode d’illumination imaginé par Wollaston.

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