‹ Du microscope et des injections dans leur applications à l'anatomie et à la pathologie, suivi d'une classification des sciences fondamentales, de celle de la biologie et de l'anatomie en particulier [electronic resource]Chapitre 12 sur 77 · DES CARACTÈRES ANATOMIQUES QUE NOUS ENSEIGNENT LES INJECTIONS · texte numérisé non relu

DES CARACTÈRES ANATOMIQUES QUE NOUS ENSEIGNENT LES INJECTIONS

3. Le but des injections en analomie générale esl de nous faire connaître, en premier lieu, la vascularilé absolue des tissus les uns par rapport aux autres, sans

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distinction des artères et des veines; en second |jen, la quantité et le volume relatif de ces deux ordres de vaisseaux, ut souvent en outre des lymphatiques; eulin, m troisième lieu, la l'orme spéciale des mailles qui constituent les réseaux vasculaires, principalement des capillaires. C'est ce qu'on appelle quelquefois le mode de terminaison des vaisseaux, qui, en général, présente un cachet particulier dans chaque tissu, et indique par conséquent des différences de texture, lesquelles coïncident toujours avec des différences de fonctions. Cette forme spéciale des réseaux vasculaires et certaines dispositions des capillaires sont donc importantes à bien connaître, surtout dans quelques glandes et diverses muqueuses.

Du reste, dans quelque tissu que ce soit, lorsqu'on n'étudie que les vaisseaux dans qn seul ordre d'organes ou de tissus, ou bien les vaisseaux indépendamment des autres éléments organiques, on est surpris du peu de résultats auxquels on est conduit, el de voir, en apparence, les parliesdans lesquelles on s'attendait à trouver des différences de vascularité considérables se ressembler beaucoup. Ce fait est frappant pour les glandes en grappe, par exemple, pour les séreuses, etc. Mais Iofsqu'après avoir passé en revue successivement tous les tissus, d'une part, sous ce point de yue, et d'autre part, sous celui des autres éléments, on est amené à reconnaître des différences qui primitivement avaient échappé , ou à tenir compte de celles qui avaient paru d'abord insignifiantes. En cela, comme pour toute autre ehose anatomique, les spécialités ne conduisent à rien d'utile, et ne laissent dans la mémoire que le souvenir du plus ou moins d'élégance dans l'arrangement des fibres ou des vaisseaux.

4. La nécessité de remplir les vaisseaux capillaires d'une manière aussi parfaite que possible fait que ces injections sont plus difficiles à faire que celles qu'exige l'anatomie descriptive. Mais, en général, on a beaucoup trop de tendance à croire aux secrets que possèdent tels ou tels analomisles pour parvenir à faire de belles injections, et il ne faut avoir aucune confiance en ceux qui se plaisent à propager celte croyance. Il en est à peu de chose près de même pour ce qui concerne les secrets sur la composition de la matière à injection qu'ils emploient. Toutes les masses à injections sont à peu près également bonnes, seulement les unes sont utiles dans une circonstance, et les autres pour l'élude d'un tissu différent. Cependant il est rare qu'on ne parvienne, avec quelques précautions que l'expérience seule apprend, à faire servir pour tous les organes que l'on veut injecter la matière que l'on s'est habitué à employer de préférence.

5. Il ne faut pas croire que l'on puisse, dès les premiers jours, réussir une injection, ou celle-ci étant faite, arriver tout de suite à en tirer tout le parti possible. Le temps seul, et de nombreuses écoles peuvent seules apprendre tous les minutieux détails dont il faut tenir compte pour parvenir au premier but. D'autre part, ce n'est qu'après avoir disséqué plusieurs fois les mêmes genres de tissus injectés, que l'on peut juger exactement des différences et des analogies qui existent entre ce que l'on a sous les yeux et ce qu'on a déjà vu, pour en tirer des conclusions analomiques et physiologiques ou pathologiques.

Ces considérations font reconnaître que nous devons étudier d'abord les conditions qu'il faut remplir pour

rendre les tâtonnements le moins nombreux possible. Les unes se rapportent aux instruments et aux matières à employer; d'autres sont analomiques, elles concernent l'organe ou l'animal que l'on veut injecter; et les dernières sont les précautions que doit prendre l'analomiste en ce qui le concerne individuellement.

6. Quant aux conditions à remplir pour tirer tout le parti possible des injections, outre celles de pure méthode que nous venons de signaler d'une manière générale et se rapportant à tous les genres d'études aussi bien qu'à celui-ci, il en est quelques autres qui sont relatives à la préparation elle-même, et que nous signalerons plus loin.

On peut dire d'une manière générale, qu'en fait d'art des injections ou de dissection, chacun ne peut et ne doit guère indiquer autre chose que les procédés que l'expérience l'a conduit à adopter à l'exclusion des autres, et ce sont toujours les plus simples ; chacun doit ensuite les modifier plus ou moins, suivant les circonstances. Quant aux procédés les plus compliqués que beaucoup d'auteurs répètent successivement en se copiant, car on ne les. emploie jamais, il est inutile de les exposer; d'autant plus que lorsqu'on commence , c'est toujours par ce qu'il y a de plus difficile qu'on veut débuter, pour revenir peu à peu à simplifier de plus eu plus les moyens auxquels on s'arrête.

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