‹ Du microscope et des injections dans leur applications à l'anatomie et à la pathologie, suivi d'une classification des sciences fondamentales, de celle de la biologie et de l'anatomie en particulier [electronic resource]Chapitre 22 sur 77 · DES LOUI'ES · texte numérisé non relu

DES LOUI'ES

une pince h, serrant par un anneau à coulisse ; elle est susceptible de s'élargir beaucoup, de manière à pouvoir saisir le manche de toute espèce de loupe, ou celui de diverses sortes d'anneaux que l'on achète tout laits ou que l'on fait soi-même avec du fil de fer pour supporter, soit des loupes d'horloger, soit des doublets (fig. 12). On pourrait encore perfectionner ce porteloupe en ajoutant à la tige une articulation destinée à lui faire exécuter de faciles mouvements de latéralité.

Art. II. — Théorie de la loupe.

46. Les loupes sont des instruments d'optique qui ont la propriété de faire paraître les objets plus gros qu'ils ne sont ; ils ont, comme on dit, la propriété de grossir (en apparence) les objets. Elles sont formées d'une lentille biconvexe ou plan convexe.

Leur action réelle n'est autre que de fournir le moyen de voir distinctement à une très petite distance, 2 ou 5 centimètres par exemple, un objet qu'il faudrait sans cela placer à environ 22 centimètres. Cette seule circonstance rend l'angle Fig. 6.

visuel beaucoup plus ^^r~~i a' grand (fig. 6), et en

même temps un grand nombre des faisceaux lumineux qui ( outre les rayons parallèles), partis de tous les points j> de l'objet a b, seraient V.

allés tomber en s'irradiant sur les côtés de l'œil c, peuvent pénétrer dans la pupille. Ils sont, en effet , rendus

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parallèles cl même convergents par la lentille pourvu que l'objet soit placé très près de son foyer principal.

C'est celle double raison de la situation de l'objet près de l'œil, et des rayons divergents rendus très convergents par la loupe, de manière à s'entrecroiser au centre optique de l'œil sous un angle bien plu« ouvert que si cette lentille n'avait pas été employée ( voy. iîg.7 ), qui fait paraître l'objet considérablement grossi. Ce fait permet en même temps d'en apercevoir les plus petits détails dont auparavant les rayons lumineux n'auraient pu former un angle optique assez ouvert pour que l'image comprise entre les deux côtés fût perçue par la réline.

Soit, par exemple, pour rendre la démonstration du Fig. 7. fait plus évidente,

un objet (fig. 7) qui, pour être vu distinctement, devrait être placé en a b, et enverrait les rayons en ar, b r, qui , après s'être entrecroisés dans le cristallin ce, iraient former au fond de l'œil , sur la réline , l'image r r, représentant l'objet renversé. Si au-devanl de l'œil , entre lui et l'objet , ou ( place une lenlillc L L, on cessera de voir ce même objet ; pour le voir

DUS LOUl'ES. 00

directement, il faudra le rapprocher en df. Alors les rayons lumineux [c, et d k qui en partent, recueillis par toute la surface de la loupe et rendus convergents par elle, iront former au fond de l'œil une image g h beaucoup plus grande que la première ; d'où la sensation d'un objet beaucoup plus grand que n'est réellement celui qui est examiné.

Mais par l'habitude que nous avons de rapporter les corps à une certaine distance (qui n'est pas celle de la vision distincte, contrairement à ce que disent les auteurs, ainsi que nous le verrons), nous sommes conduits à supposer cet objet pins grand, placé en s I par exemple, c'est-à-dire plus loin que fd, pourvu toutefois que l'œil soit suffisamment garanti de la vision des corps voisins, sans quoi l'illusion est détruite, et nous ne le supposons plus reporté plus loin qu'il n'est réellement situé. Le pouvoir amplifiant des loupes est exprimé à peu près par le chiffre qui représente le nombre de fois ilonl la longueur focale des lentilles est contenue dans (ii dislance à laquelle l'objet est reporté. Ainsi que nous l'avons vu plus haut, l'objet doit être placé au foyer de l,i loupe, qui ne fait que donner aux rayons lumineux qui la traversent, en parlant de d f, le même degré de. convergence que s'il était réellement . anssi grand que/*, et placé à cette distance de l'œil.

Art. IU, — Influence de la myopie et de la pi esbylie sur la grandeur des objets vus à la loupe.

47. Etant donné un objet d'une grandeur déterminée (fig. 8, ab), un myope étant obligé pour le voir <lislinclemeul de le placer très près de l'œil, en -a b, le vei t ;i plus grand que le presbyte pouvant le voir ù u^e dis-

56 DES MOYENS D'EXI'LOItATION EN ANATOMIE GÉNÉRALE.

tance plus considérable a 6'; en elîel, l'angle optique a ob est plus ouvert a o b\ d'où résulte sur la rétine une image r s plus grande que l'image m n. Si le presbyte regarde ce même objet par un trou percé dans une carie, il pourra le voir distinctement en le plaçant aussi près de son œil que le fait le myope (en ab par exemple, au lieu de le placer en a b') ; mais alors il verra l'objet plus gros qu'il ne le voyait auparavant. Il le verra aussi grand que peut le voir le myope , parce que la distance de l'objet à l'œil nu étant la même, l'ouverture de l'angle optique est la même aussi. Comme le myope aussi, le presbyte verra des délails qui lui étaient restés inaperçus, parce que les rayons lumineux qui en partaient ne formaient pas auparavant un angle aussi grand, quoique •assez ouvert, pour que l'image limitée par Ises côtés pût être perçue par la réline. La loupe a, comme on se le rappelle, pour action (fig. 7) de recueillir les rayons partis de l'objet placé en d f (trop près de l'œil pour y pénétrer sans l'aide de cet instrument). Elle les fait converger de manière à ce qu'ils forment un angle oplique ou visuel eok bien plus ouvert que l'angle aob que donne l'objet placé à la distance de la vision distincte, et allant peindre sur la rétine une image g h>rr, laquelle est reportée, en vertu de l'habitude , en l s > ab. Ainsi ls. image de l'objet vu à la loupe, est une image virtuelle.

Comme la distance de la vision distincte est naturel-

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