DUS LOUPES
lement plus petite chez les myopes, il semble au premier abord que l'image virtuelle aV (Gg. 6) devra être reportée moins loin pour lui que pour le presbyte et l'image lui paraître plus petite, puisque la distance de la vision distincte est moindre.
Mais il n'en est rien ; car, d'une part, nous verrons que les myopes reportent l'image vue à la loupe à la même distance que tous les presbytes ; d'autre part , enGn , la loupe et l'œil ne formant qu'un seul système optique, et les myopes , pour voir nettement les objets à l'aide d'une lentille, étant obligés de les placer plus près de celle-ci que ne font les presbytes, les rayons plus convergents forment un angle optique plus ouvert, comme nous l'avous dit plus haut (voyez fig. 7, r o s > n o m).
Ainsi les myopes, placés dans les mêmes conditions que les presbytes, voient les objels plus gros que ne les aperçoivent ces derniers, parce qu'en rapprochant la lentille de l'objet, l'augmentation de l'ouverture de l'angle optique qui en résulte détermine la formation sur la rétine d'une image plus grande.
Ce qui, outre la théorie, le prouve encore, c'est que les myopes dessinent toujours les objets vus à la loupe un peu plus grands que ne le font les presbytes, et lorsqu'ils comparent la grandeur de l'image des corps qu'ils étudientà un autre corps, leur appréciation est toujours plus forte que celle des personnes qui ont une vue ordinaire. Nous verrons plus loin que le même fait se reproduit pour les microscopes, et que les myopes sont aussi obligés, quand ils se servent de cet instrument après un presbyte, de rapprocher un peu plus l'objectif de l'objet.
58 DES MOYENS I)'eX1*LOIIAT10N EN ANATOM1E GENERALE.