‹ Du microscope et des injections dans leur applications à l'anatomie et à la pathologie, suivi d'une classification des sciences fondamentales, de celle de la biologie et de l'anatomie en particulier [electronic resource]Chapitre 9 sur 77 · AVEC LES DIMENSIONS QU'ON LUI VOIT DANS LE MICROSCOPE OU · texte numérisé non relu

AVEC LES DIMENSIONS QU'ON LUI VOIT DANS LE MICROSCOPE OU

la loupe , mais à une distance toujours moindre, variable avec le pouvoir amplifiant; d'autant plus grande que le grossissement est plus considérable et vice-versâ. 2° Ce point de départ vicieux était cause que, par les procédés indiqués pour prendre le pouvoir amplifiant du micro7

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scope, le chiffre obtenu était de cinquante à huit cents t'ois plus fort, selon les objectifs, les oculaires ou les procédas employés. F>" En employant un micromètre oculaire dont le verre supérieur grossit exactement dix fois, j'ai été amené à indiquer un moyen très simple d'avoir le grossissement réel en diamètre des microscopes (objectif et oculaire réunis, car ni l'un ni l'autre ne peuvent être employés isolément). A" Le chiffre du grossissement et l'oculaire-micromèlre, employé pour l'obtenir, servent à mesurer le diamètre des objets avec chaque objectif employé.

Différents articles sont destinés à faire connaître les instruments accessoires, l'avantage des grossissements forts on faibles, des réactifs chimiques; les conditions optiques et surtout les conditions auatomiques qu'il est nécessaire de remplir pour employer utilement le microscope , etc. Celle partie est terminée par un chapitre sur l'emploi des moyens physiques et chimiques proprement dits en analomie.

§ X. La deuxième partie, également divisée en deux sections, esîl beaucoup plus abstraite, et par suite souvent plus difficile à comprendre que la première. Elle en diffère essentiellement , mais elle est au moins aussi importante qu'elle, elle renferme l'énoncé des lois que suivent la Biologie et toutes les autres sciences dans leur évolution , puis la classification de ces sciences. Il est utile de connaître la nature de cette évolution, pour se rendre exactement compte des changements qui surviennent incessamment dans les sciences, et que l'on chercherait en vain à empêcher , car ce sérail vouloir en arrêter le progrès nécessairement continu et indéfini.

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Vient ensuite l'exposé des considérations sur lesquelles repose cette classilicalion et de ses propriétés. Sans parler du mode d'exposition, qui exigerait une antre plume que la mienne, celle partie qui, par suite de la nature de l'éducation médicale que nous recevons, paraîtra sans aucun doute beaucoup trop longue, aurait cependant nécessité quelques détails de plus sur les trois points suivants :

i° Sur la nécessité, de la part des physiologistes, de se prémunir contre la facilité avec laquelle on perd encore son temps à in recherche de la nature intime , de l'essence des choses et des phénomènes, questions à jamais insolubles.

2° De se prémunir contre la facilité avec laquelle on admet encore un fluide nerveux , au moyen duquel on se (igure expliquer la nature de cet ordre de phénomènes , lorsque rien n'a encore pu démontrer l'existence d'un fluide plutôt que de toute autre chose qu'on voudrait bien imaginer. Il faut , à cet égard , éviter de se perdre en efforts inutiles, quant au nul qu'on se propose , à l'exemple des physiciens qui cherchent à montrer que les phénomènes d'électricité, de lumière et de chaleur ont pour cause un seul et même fluide, parce qu'ils ont reconnu que les uns et les autres de ces ordres de phénomènes se passent d'après les mêmes lois générales, déjà découvertes par Fourrier pour les phénomènes thermologiques. Or, jusqu'à présent rien ne démontre l'existence de l'un quelconque de ces fluides ; ils sont même invisibles, intangibles, impondérables, etc., c'est-à-dire qu'on leur suppose précisément toutes les qualités nécessaires pour qu'on ne puisse jamais s'assurer de leur réalité.

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5? Enfin uu fait imporlaul à signaler, c'est la nécessité de distinguer, dans chaque question , ce qui est de ce qui a été dit par tel ou tel, en un mot , la science de l'histoire de la science. On peut très bien savoir tout ce qui a été écrit sur telle ou telle fonction, sans savoir en réalité comment elle s'exécute; on peut très bien savoir aussi comment agit tel appareil , sans savoir ce qu'ont pensé les physiologistes à cet égard. Comme au fond il s'agit avant tout de savoir comment les choses se passent, afin de chercher à les ramener à l'état normal quand elles se dérangent, ou de les modifier à notre avantage dans tel ou tel. sens, la science est plus importante que l'érudition. Néanmoins , on ne saurait méconnaître l'importance d'une notion méthodique de la filiation des faits comme complément de toute élude : l'importance de savoir par quels moyens, intellectuels surtout, les hommes sont arrivés graduellement à telle notion, analomique ou autre, et quelles sont les phases diverses de cette évolution des connaissances humaines.

Mais un tel jugement ne peut être porté qu'autant que déjà on sait comment a lieu telle ou telle fonction (autant que le permet la science actuelle); sans cela il est impossible déjuger exactement la valeur, l'influence des travaux qui se sont succédé sur ce sujet. Autrement on fait de l'érudition et non de l'histoire, et non de la science pouvant conduire à la prévoyance. L'historique d'un sujet traité doit donc suivre et non précéder l'exposé. On pourra juger de l'importance de l'histoire ainsi faite, en lisant, dans le remarquable mémoire de M. Sappey sur les cavilés aériennes et les organes respiratoires des oiseaux, l'historique dont il l'a fait suivie.

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qui esl un modèle en ce genre (1). L'importance de la filiation des faits est de nos jours tellement méconnue, Taule d'avoir présent à l'esprit ce qui précède, que, dans beaucoup d'ouvrages, l'année des publications n'est pas indiquée à la suite du litre de la grande majorité des mémoires cités; en revanche on a soin d'indiquer la page et même la ligne. Et cependant on ne peut nier qu'au fond ce qu'il importe de savoir, c'est l'époque de la découverte bien plus que le nom de celui qui en est Tauleur, bien plus que le tilre du recueil dans lequel elle est insérée.

Dans la deuxième sectiou sont établies les divisions de la biologie, puis la distinction entre les corps bruts el les corps organisés, les moyens fondamentaux d'invesligalion dans l'élude de ceux - ci , etc. Parmi les divisions de la biologie, il esl important de signaler l'étude des milieux complexes dans lesquels nous vivons, élude ébauchée par Lamarck et Geoffroy Saint- Hilaire, fondée méthodiquement par M. de Blainville, el dont W. Edwards a développé plusieurs parties. C'est sur elle qu'est fondé l'art de l'hygiène, et néanmoins nulle part on ne la trouve étudiée, ni rationnellement envisagée dans toutes ses parties importantes.

Dans le dernier chapitre se trouvent exposées les divisions de l'anatomie; et enfin, la distinction anatomique et physiologique entre les végétaux et les animaux. A cet égard, il faut remarquer que chez les êtres les plus simples des deux règnes, il n'y a pas tendance à la confusion de l'un avec l'autre ; à une transition sans limites reconnaissable de l'un à l'autre; il n'y a de

(1) Recherches sur l'appareil respiratoire des oiseaux. Paris, 1S'i7, in- A, avec h planches.

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commun que la simplification des uns et des autres de ces êtres, mais leur distinction est toujours possible. Ainsi ,

1J Les animaux parlai Is les plus simples réduits, pour ainsi dire, à une cellule ou élément anatomique primitif, vivant librement, et les embryons ciliés des dernières classes, sont formés d'une masse tout azotée, plus ou moins homogène, contractile, se résolvant facilement en sarcode.

-2° Chez les végétaux les plus simples, réduits aussi à une cellule ou les embryons ciliés mobiles des algues, sans parler souvent de la couleur, il y a toujours distinction nette possible entre la paroi de cellule et son contenu. L'iode montre que la paroi est de cellulose, non contractile, et le contenu de nature azotée , ne formant pas de globules sarcodiques proprement dits quand il s'épanche.

5° Quant aux spermatozoïdes des algues ou des animaux qu'on pourrait prendre pour des animaux on des embryons, l'on verra qu'ils ne se reproduisent ni ne se développent . De plus, après leur mort, ils ne se résolvent pas en sarcode, et, au lieu de diffluer rapidement comme les êtres parfaits, ils résistent énergiquement et longtemps à beaucoup d'agents. Les spermatozoïdes végétaux et animaux sont de nature azotée, mais leur couleur, le nombre et la disposition de leurs cils ou queues, la nature de leurs mouvements, peuvent le plus souvent les faire distinguer entre eux.

AinsvU y a simplilicalion des appareils chez les végétaux infusoires, comme chez les animaux microscopiques, et en même temps simplification des fonctions. Ils se réduisent les uns et les autres à un élément ana-

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tomique ; mais ils conservent dans cette simplification (qui en fait pour ainsi dire autant d'éléments analomiques vivant pour leur propre compte), les caractères qui font que sur un être complexe on ne pourrait confondre l'élément analoinique végétal avec l'élément anatomique animal. Ils conservent, à l'état d'être isolé et parfait, les caractères qui les distinguent les uns des autres à l'étal de parties d'un être compliqué, caractères sur lesquels est basée la distinction possible des êtres complexes des deux règnes. 11 n'y a de commun entre ces végétaux et animaux les plus simples que leur simplification, voilà tout ; mais ils conservent les caractères propres à cbacun d'eux. Il n'y a, en aucune façon, possibilité dédire: Cet être est autant animal que végétal, il est à la fois l'un et l'autre, il a les caractères de l'un et de l'autre, c'est un être intermédiaire. Mais on peut arriver rigoureusement à dire : Ces deux êtres, les plus simples de tous, sont aussi simples l'un que l'autre; mais les caractères anatomiques et dynamiques de celui-là le distinguent du second, et ces caractères sont de nature telle que celui ci doit être placé en dedans des limites du règne végétal, et le premier en dedans de celles du règne animal ; près l'un de l'autre à cause de leur simplification , mais séparément à cause des caractères précédemment indiqués.

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