‹ Du mode d'action chez les asthmatiques et les emphysémateux de quelques médicationsChapitre 5 sur 22 · À MES CHEFS ET A MES MAÎTRES MILITAIRES · texte numérisé non relu

À MES CHEFS ET A MES MAÎTRES MILITAIRES

Du MODE d’ACTION chez les ASTHMATIQUES et les EMPHYSÉMATEUX de QUELQUES MÉDICATIONS (Atropine - Ephédrine - Adrénaline }

Introduction

Lorsque les travaux de Hess et de Eppinger furent connus du monde de la biologie et de Ia médecine, on avait déjà acquis la notion de l’antagonisme physiologique existant entre le système sympathique et le système parasympathique, Cet antagonisme physiologique était doublé, on le savait aussi, d’un antagonisme pharmacologique. Et c’est la méthode d’exploration pharmacologique que Hess et Eppinger appliquèrent à la clinique. A la suite de leurs investigations, ils construisirent deux syndromes cliniques opposés. Ils trouvèrent que certains sujets réagissent fortement à la pilocarpine et à l’atropine, substances à affinité parasympathique. Ces sujets ne réagissaient jamais fortement à l’adrénaline. D’autre part ils présentaient toute une série de symptômes traduisant l'excitation habituelle du nerf vague. Ce furent les sujets vagotoniques.

A côté de ces sujets, ils en trouvèrent d’autres

réagissant fortement à l’adrénaline, substance sym-

pathicotonique au plus haut point. Ces sujets par contre ne réagissaient jamais fortement à la pilocarpine et à l’atropine. Comme ils leur trouvaient des symptômes d’excitation du sympathique, ils en firent les svmpathicotoniques.

Ainsi pour Hess et Eppinger les individus pouvaient être rangés dans deux catégories. les sympathicotoniques et les vagotoniques. Allant plus loin, ils remarquèrent que nombre d’affections déjà connues et isolées s’accompagnaient de signes de vagotonie ou de sympathicotonie. Ceci les amena à faire jouer dans la pathogéne des affections viscérales un rôle important au système sympathique. L’asthme fut dès lors rangé dans les affections vagotoniques.

Cette conception, telle que Hess et Eppinger la présentèrent, ne résista pas à l’épreuve des faits. On s'aperçut bientôt qu’un sujet déterminé n’était pas uniformément ou vagotonique ou sympathicononique. On s'aperçut vite qu'un même individu au cours des différentes périodes de sa vie, dans le courant mème d’une journée, était tantôt sympathicotonique, tantôt vagotonique. On s’aperçut en même temps que les Srndromes organo-végétatifs locaux étaient beaucoup plus fréquents que les syndromes généraux. Les perturbations purement fonctionnelles n'apparurent plus comme seules capables de troubler le système organo-végétatif, mais on vit qu'il était susceptible de manifester des troubles réactionnels en rapport avec des perturbations au niveau des viscères et des troubles dus à une lésion anatomique du système comme dans

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