‹ Du mode d'action chez les asthmatiques et les emphysémateux de quelques médicationsChapitre 6 sur 22 · PAM 6 GS · texte numérisé non relu

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le cas des gastro et entéro-radiculites de Bouchut et Lamy. Enfin l'exploration pharmaco-dynamique donna aux nombreux expérimentateurs qui la pratiquèrent des résultats souvent contradictoires, en particulier un même sujet est parfaitement capable de réagir nettement à l’atropine, à la pilocarpine et à l’adrénaline.

Néanmoins, ces idées eurent le grand mérite de susciter de nombreuses recherches et de montrer le rôle très important que joue le système organo-végétatif dans la symptomatologie et la pathogénie de la plupart des affections organiques.

Ce sont ces idées qui nous ont guidé dans la conduite de ce travail. Nous avons recherché ce que donnaient les épreuves pharmacodynamiques chez des sujets choisis en dehors de toute affection particulière. Nous avons pratiqué les mêmes recherches chez quelques asthmatiques. C’est là un domaine déjà exploré et nous n’apportons que la contribution de quelques observations à des travaux déjà considérables. Enfin nous nous sommes adressés à des emphysémateux. Il nous a semblé que la recherche du tonus organo-végétatif de ces malades avait jusqu'ici peu tenté les auteurs. Nous avons voulu voir à la Iumière de quelques observations, si l’on pouvait tirer quelques renseignements en comparant les résultats obtenus chez eux et chez les autres sujets.

En même temps nous avons rappelé les principales notions de pharmacologie acquises actuellement au sujet du sympathique. Ce qui semble s’en éloigner

n’a été écrit que pour faciliter l'exposition du sujet.

En résumé nous n'avons voulu qu’apporter une modeste expérimentation dans un domaine encore peu exploré, sans prétendre toutefois à la mise au point d’un sujet si vaste et encore incertain, ni même à une révision bibliographique totale que, malgré tous nos efforts, nous avons l'impression d’avoir

laissé parfois incomplète.

Historique

La connaissance des fonctions du sympathique remonte à une époque relativement très récente. Jusqu’à Claude Bernard, les progrès réalisés sont purement morphologiques. On arrive à préciser peu à peu la position, les limites du sympathique. La découverte des origines vraies du sympathique exerça longtemps la sagacité des anatomistes et diverses opinions se partagèrent tour à tour la faveur.

Les anciens, Galien et avec lui Vésale, Valsava, Eustachi, Morgagni font émaner le sympathique soit du trijumeau, soit de l’oculo-moteur externe, soit du pneumo-gastrique. Ensuite on en arrive à le trouver si particulier qu’on le considère comme un système autonome, absolument indépendant du système cérébro-spinal. C’est l'opinion de Winslow, Johnstone, Lecat, Petit. C’est surtout Bichat qui soutint cette opinion avec un talent incontestable.

Puis progressivement on en revient à une théorie voisine de celle de Galien. C’est Rioland et Pourrouf du Petit qui font du sympathique un nerf spinal ou médullaire; Lieutaud et Autenrieth qui le font naître de tous les nerfs spinaux. Actuellement l’his-

tologie nous a montré que les centres sympathiques se trouvent dans la moelle, le mésocéphale et l’écorce cérébrale.

Jusqu'à Claude Bernard l’histoire du sympathique est formée par une période surtout morphologique où domine le nom de Bichat. La physiologie reste très rudimentaire. Jusqu'à cette époque la doctrine des sympathies règne en maîtresse, c’est-à-dire la doctrine des corrélations physiologiques et morbides entre les organes. On fait du sympathique le support matériel de ces communications.

Claude Bernard par son expérience sur le sympathique cervical en 1852 et sur la corde du tympan ouvre une époque physiologique. Il étend le rôle du sympathique aux phénomènes très généraux de la nutrition.

Mais il nous faut signaler qu’en même temps de nouvelles découvertes allaient faire évoluer nos idées sur la vie organo-végétative. En 1855, en effet, Claude Bernard, à l’occasion de sa découverte de la fonction glycogénique du foie, prononce le premier le mot de sécrétion interne et en établit du premier coup la notion. Mais il donne aux sécrétions internes un rôle surtout plastique, de reconstitution des tissus, de construction du sang. C’est Brown-Séquard qui montrera par ses travaux sur les surrénales le rôle antitoxique des sécrétions internes. En 1901, la découverte de l’adrénaline par Takamine prouve la réalité des hormones et c’est dans ce sens que se sont poursuivies les recherches jusqu’à nos jours, montrant dans

les glandes vasculaires sanguines et leurs produits

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