RUE HAUTEFEUILLE
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in 2010 with funding from
Open Knowledge Gommons and Harvard Médical School
http://www.archive.org/details/dumodedactiondesOOpeti
EXPOSE PRÉMMIIVAIRE.
Lorsqu'en 1832 j'ai été nommé inspecteur-adjoint des eaux de Vichy, j'ai pensé qu'il était de mon devoir de m' occuper sérieusement de l'étude de ces eaux, de chercher quel en était le mode d'action, et quelles pouvaient en être les applications thérapeutiques.
Tel a été, en effet, le but des recherches auxquelles je me suis livré, et dont j'ai déjà fait connaître les premiers résultats, à mesure qu'ils m'ont paru pouvoir mériter l'attention de mes confrères, dans divers Mémoires que j'ai publiés successivement, et dont voici les titres :
Du traitement médical des calculs luinaires, et particiilièremeiit de leur dissolution par les eaux de Vicliy et les bi-carbonates alcalins. Paris, 1834,
Quelques considérations sur la nature de la goutte et sur son traitement par les eaux thermales de ytc%. Paris, 1835.
De l'efficacité;, et particulièrement du mode d'action des eaux thermales de Vichy dans les maladies
désignées sous le nom d'obstructions ou d'engorgements chroniques. Paris, 1836.
Nouvelles observations de guérisons de calculs urinaires, au moyen des eaux thermales de Vicluj, suivies d'autres observations sur l'efficacité de ces mêmes eaux, employées contre la goutte. Paris, 1837.
Suite des observations relatives à l'efficacité des eaux thermales de Vichy contre la pierre et contre la goutte. Paris, 1838.
Exposé d'un rapport fait à l'Académie de médecine, au nom d'une commission, sur une demande du docteur Charries Petit, relative à des expériences qu'il a proposé de faire pour démontrer l'efficacité des eaux de Vichy contre la pierre ; suivi &\in Mémoire de M. 0. Henry, l'un des membres de la commission, chef des travaux chimiques de l'Académie de médecine, ayant servi de base à la partie chimique de ce rapport. Paris, 1839.
Rapport sur l'emploi des eaux minérales de Vichy dans le traitement de la goutte, lu à l'Académie de médecine, dans la séance du 24 mars 1840^ au nom d'une commission , par M. Pâtissier, membre de l'Académie de médecine ; suivi d'une réponse à quelques allégations confiée la dissolution des calculs urinaires. Paris, 18i0.
Nouveaux réstiltats de l'emploi des eaux minérales de Vichy dans le traitement de la goutte; suivis de quelques réflexions sur le rapport de MM. Gay- Lussac et Pelouze, fait à l'Académie des sciences, le 21 mars 1842, sur plusieurs communications de M. Leroy-d'Etiolles, relatives à ta dissolution des concrétions urinaires. Paris, 1842,
Des eaux minérales alcalines de Vichy, considé-
rées comme moyen fondant et résolutif dans les affections chroniques, et particulièrement dans celles des organes abdominaux. Paris, 1843.
Depuis, j'ai continué à observer, à recueillir des faits, et, après dix-sept années d'expérience pratique, mes convictions sur le mode d'action de ces eaux, dans la plupart de leurs applications, étant mieux arrêtées, j'ai cru qu'il ne serait pas sans utilité de reprendre les questions soulevées dans ces divers Mémoires, de les soumettre à une nouvelle appréciation, basée sur l'expérience que j'ai acquise, et de compléter ce que j'ai déjà dit de l'emploi de ces eaux minérales dans le traitement des diverses affections contre lesquelles leur efficacité m'a paru démontrée. Telle est la pensée qui m'a dirigé en entreprenant le travail que je publie aujourd'hui.
Obligé do parler d'un grand nombre d'affections, je serais sorti du cadre dans lequel j'ai cru devoir me renfermer, je me serais éloigné du but de cet ouvrage, si j'avais voulu m'étendre sur ces affections et en donner une description complète; j'ai pensé qu'il suffisait d'en rappeler les principaux caractères, ceux surtout qui peuvent le mieux donner une idée de leur nature, et faire comprendre, en même temps, la raison de l'emploi des eaux de Vichy, comme moyen de les combattre.
Je me suis particulièrement appliqué, non seulement à indiquer les affections dans lesquelles elles sont, en général, applicables, mais aussi à distinguer, autant que possible, les diverses conditions de ces affections où elles me paraissent entièrement convenir de celles où elles présentent moins ou ne présententplus de chances de succès, suivant qu'elles
sont plus OU moins anciennes, qu'elles ont fait plus ou moins de progrès, et qu'elles ont déjà acquis plus ou moins de gravité; et j'ai cherché à préciser ces indications autant qu'il m'a été possible de le faire, dans la pensée de pouvoir être utile à mes confrères qui exercent loin de nos sources, de les mettre à même de pouvoir mieux apprécier les cas dans lesquels ils peuvent trouver, dans l'emploi des eaux de Yichy, un moyen thérapeutique dont l'application me paraît souvent indiquée, et qui même, dans quelques cas, me semble ne pouvoir être utilement remplacé par aucun autre.
Je ne sais si j'ai atteint le but que je me suis proposé, que j'ai toujours eu en vue depuis que je m'occupe de l'étude de ces eaux ; mais je m'y suis du moins appliqué consciencieusement, je n'ai dit que ce que j'ai vu, que ce que j'ai cru avoir bien observé, et je me suis surtout toujours tenu en garde contre toute exagération.