AVANT-PROPOS
L’action du bicarbonate de soude sur les fonctions de l'estomac a été dans ces derniers temps l’objet de nombreux travaux, et particulièrement son action sur la secrétion gastrique a soulevé plusieurs discussions qui nous montrent que l’accord n’est pas encore parfait entre tous les expérimentateurs, sur le rôle physiologique que l’on doit attribuer àce sel. Dans le présent mémoire, notre but n’est point de joindre de nouvelles expériences aux recherches qui ont été déjà faites sur ce sujet; notre travail aura surtout pour objet d’étudier ce qui a été dit de cet alcalin, au sujet de son mode d'action sur l’estomac. Nous appuyant sur les expériences précises de MM. Linossier et Lemoine, nous tâcherons de montrer comment la divergence des résultats auxquels sont arrivés d’autres expérimentateurs peut s'expliquer par la différence des conditions dans lesquelles ils se sont placés pour faire
leurs expériences.
Cette discussion des différents travaux faits sur l’action du bicarbonate de soude sur la sécrétion gastrique formera la première partie de notre sujet; nous étudierons ensuite en deux chapitres distincts l’action du bicarbonate de soude sur la motilité de l’estomac, puis son action sur la sensibilité de cet organe.
Mais avant d'aborder ce sujet, qu’il nous soit permis d'adresser tous nos remerciements à M. le professeur agrége Linossier, pour la bienveillance avec laquelle il nous a fourni tous les documents nécessaires pour mener à bien ce modeste travail, et pour les conseils éclairés qu’il nous a prodigués.
Toute notre reconnaissance est due à M. le professeur agrégé Roque, dont les savantes leçons nous ont initié, pendant le dernier semestre de notre externat, aux difficultés de la clinique infantile et qui nous a guidé dans le choix de notre thèse.
Nous prions M. le professeur Bondet, qui a bien voulu accepter la présidence de notre thèse, de recevoir l’expression de toute notre gratitude.
Nous sommes heureux d'exprimer aussi nos remerciements à M. le professeur Pollosson, à MM. Cordier et Chappet, nos anciens maîtres dans les hôpitaux pendant le cours de notre externat.
Que M. le D' Givre nous permette aussi de le citer parmi ceux dont les conseils éclairés et la sympathie ne
nous ont jamais fait défaut.
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