‹ Du Molluscum Pendulum De La VulveChapitre 4 sur 17 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

On n’est pas d'accord sur l'étymologie du mot molluscum que quelques auteurs font venir de la ressemblance que présente la tumeur de ce nom, avec les tubercules développés sur l'écorce de l’érable. D’autres pensent qu'il vient de la

dénomination des îles Moluques, où Boutin observa et décri-.

vit en 1743, sous le nom de bouton d’Amboine, une affection , confondue par lui avec le molluscum, et qui paraît se rapporter au mycosis fongoïde d’Alibert. Il est plus simple d’admettre que le terme molluscum est dû à la consistance molle de

à la tumeur (du latin mollis).

Pleuck, en 1776, employa d’abord ce terme comme adjectif, confondant sous le même nom, les verrues, certains nœvi et les véritables tumeurs molluscoïdes.

Bateman, se basant sur deux observations personnelles

ajoutées à un fait signalé en 1793 par le professeur Tilesius

de Muhlberg, donna le premier une courte description du mollusceum; c’est, dit-il, une tumeur molle, peu nuisible, d’une consistance souvent élastique. Cette description fut reproduite par la plupart des auteurs classiques.

Ainsi, Bateman ne considérait que les caractères objectifs de la tumeur et il ne faisait pas mention de son siège anato-

Hi

mique. Dans une observation, il signala en outre la contagion probable de la maladie. À partir de ce moment on admit une variété nouvelle : le molluscum contagieux.

La confusion était inévitable puisqu'on donnait la même dénomination à des tumeurs de nature différente. Cette dénomination ne répondait à rien de précis, et les définitions données étaient telles qu'on pouvait Y faire entrer des affections absolument distinctes.

Gibert, sous le nom de molluscum stéarique, ajouta une variété caractérisée par l'accumulation sous l’épiderme d’une matière grasse, analogue à la stéarine et observée surtout chez les: ictériques. Ce n'est èn réalité qu’une affection des glandes sébacées.

Quelques. travaux vinrent ensuite éclaircir la question: Bazin (acné. varioliforme,. Paris, 1851) eut le mérite de. séparer nettement le molluscum pendulum des autres variétés: granuleux, stéarique.

Hillairet veut réserver. le nom de molluseum à . l'affection. dite pendulum. Il distingue deux variétés : le pendulum ordinaire ou simple, et le pendulum éléphantiasique.

Le professeur Hardy fait remarquer qu'on doit distraire du molluseum le mycosis fongoïde, affection dont. la. nature et le siège anatomique sont ignorés. Comme d’ailjeurs Hebra et Kaposi, il donne la description classique du molluseum, réservant ce nom à des tumeurs de la peau, solides, de texture fibreuse. 5 ER

Plus tard M: Verneuil a publié des analyses microscopiques de ce genre de tumeurs (comptes-rendus de la Société de Biologie, 1854-1855).

Leur structure anatomique a été complètement élucidée

ER QU E pess par les travaux de Virchow, Vanzetti, Hébra, Cormil et

Ranvier, etc. Ne

Enfin, M. Boudel étudie dans sa thèse (1883) le molluscum généralisé et le molluscum circonscrit. Il conclut que la premiére variété est un neuro-fibrome, la seconde un lym-

phangio-fibrome.

Page 1