MR AVE
Douillet' signale une observätion d’infantilisme myxce démateux. Le sujet a trente et un ans, a une taille de 1m.08, le corps thyroïde est absent, la face un peu bouffe ; intelligence est presque normale et seulement un peu engourdie,
Régis et Gaide, Mongour, Briquet? ont essayé de rattacher la maladie du sommeil des pays chauds au myxœædème, en se basant sur l'amélioration que les malades ont ressentie par Le fait du traitement thyroïdien.
Mais il est probable que l’ingestion thyroïdienne a simplement joué un rôle excitateur dans lorganisme sans jouer le rôle curateur que ces auteurs ont voulu lui attribuer.
A coté de l’infantilisme myxœdémateux, il est bon de placer une autre forme qui ne dépend nullement de la fonction thyroïdienne. C’est l'infantilisme anaghoplasique (type lorain) que Brissaud* et Vivier“ distinguent de l’infantilisme dysthyroïdien.
Cette forme est caractérisée par la persistance de certains caractères physiques et psychiques de l'enfance. Elle est souvent la résultante de malformations congénitales ou acquises telles que sténose artérielle, persistance du trou de Botal, rétrécissement mitral pur, etc.
Pour Hertoghe, d'Anvers, l’infantilisme quel qu’il soit est toujours d’origine thyroïdienne. « La distinction, dit-il (Bulletin d'académie de médecine de Belgique, 1897) entre
{ Douillet, Dauphine médical, 1898.
? Briquet, Press méd., 1898.
* Brissaud, Revue neurologique, 1898.
4 Vivier, th. de Paris, 1898.
CAE
l'infantilisme myxoœdémateux et non myxœdémateux est condamnée à disparaître devant l’unité étiologique dysthyroïdienne qui les embrasse tous les deux. »
Pour lui, la glande thyroïde préside seule à la croissance générale et au développement de l'intelligence et voici Les conclusions qui terminent son travail :
1° L’infantilisme est un et la cause initiale est dysthyroïdienne;
2° Le myxœdème complet est le degré extrême de la dégénérescence thyroïdienne ;
9° La dysthyroïdie, d'apres son degré, produit chez les enfants l’infantilisme à des degrés variables. Les stades intermédiaires sont l’obésité simple, le rachitisme, la dystrophie chondro-fœtale, l’infantilisme anangioplasique.
Cette extension du domaine pathologique du corps thyroïde est peut-être excessive et d’autres recherches sont nécessaires pour confirmer ces conclusions.